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Les ennemis de Batman : histoire et origine des pire vilains de Gotham

Les ennemis de Batman : histoire et origine des pire vilains de Gotham

Créé en 1939 par Bob Kane et Bill Finger, Batman apparaît pour la première fois dans Detective Comics n°27. Depuis cet album, le super-héros de Gotham City, surnommé par les fans « le chevalier noir » a affronté de très nombreux ennemis (et parfois des amis) dont il serait trop long de dresser une liste exhaustive. Après notre article sur les acteurs qui ont interprété Batman, nous avons jugé bon de vous faire un récap sur les ennemis de Batman les plus coriaces qui ont parfois fait subir à notre héros masqué des défaites cuisantes.

 

10) Poison Ivy

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Créée par le scénariste Robert Kanigher et le dessinateur Sheldon Moldoff, Poison Ivy, aka l’Empoisonneuse, est apparue pour la première fois dans le comic book Batman #181 en 1966.

Elle était à l’origine une étudiante en biochimie, connue sous le nom de Pamela Lillian Isley. Son professeur, le Dr Jason Woodrue, la séduit et débute des expérimentations sur Pamela en lui injectant des toxines et des poisons.

La jeune femme subit alors des transformations physiques et psychologiques qui lui donne la possibilité d’entrer en symbiose avec les végétaux et de les contrôler.

Après ces expérience Woodrue s’enfuit et Pamela, ayant perdu la raison, se retrouve à l’hôpital et se met à haïr le professeur, responsable de son sort. Instable et sujette à des sautes d’humeur, elle finit par quitter l’université et se rend à Gotham City. C’est à ce moment qu’elle débute ses activités d’éco-terroriste.

On retrouve ce personnage au cinéma dans le très calamiteux Batman & Robin réalisé par Joel Schumacher en 1997.
 

Pouvoirs et capacités

 

Poison Ivy est capable de communiquer avec les plantes et de les contrôler. Selon ses incarnations, Poison Ivy a des pouvoirs plus ou moins puissant mais elle a déjà été capable de faire pousser un énorme lierre pour creuser un tunnel sous sa cellule et s’évader.

Dans la série animée Batman, elle a une puissance bien supérieure qui lui permet de créer des plantes carnivores gigantesques, de couvrir un bâtiment entier de végétation et de faire bouger d’eux-même des arbustes.

Elle est également immunisée contre tous les poisons, virus et toxines existants y compris le Venin du Joker. Elle peut aussi créer toutes sortes de poisons, toxines et possède du venin dans les lèvres. Elle produit des phéromones qui lui permettent d’exercer sur les hommes suffisamment faible une sorte de contrôle mental qui les fait tomber sous son charme.
 

Albums phares

 
1. “Pavane” dans Secret Origins #36

2. “A Walk in the Park” in Detective Comics #751-752

3. “Hot House” dans Batman: Legends of the Dark Knight #42-43

 

9) Harley Quinn

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Harley Quinn a été créée par Paul Dini et Bruce Timm pour le série télé d’animation Batman en 1992. De son vrai nom Harleen Quinzel, elle est psychiatre à l’asile d’Arkham où elle fait la rencontre du Joker dont elle tombe éperdument amoureuse. Son idylle est marqué par l’excès et la manipulation du Joker.

Elle aide le célèbre psychopathe à s’évader de l’asile à plusieurs reprises mais elle se fait démasquer. Suite à la quasi destruction d’Arkham par un tremblement de terre, elle s’enfuit et revêt une tenue d’arlequin et prend le nom d’Harley Quinn.

Harley Quinn fait équipe avec plusieurs autre vilains dont Poison Ivy et Catwoman avec qui elle fonde le trio Gotham City Sirens. Dans sa version comics, elle est d’ailleurs plus sombre et violente que dans la série animée et devient un ennemi récurrent de Batman.

Harley Quinn est interprétée par Margot Robbie dans Suicide Squad de David Ayer (2016) et dans le prochain Birds of Prey, attendu pour 2020.
 

Pouvoirs et capacités

 
Ancienne gymnaste de haut niveau, Harley dispose d’une agilité surhumaine. Diplômée en psychologie, elle également très perspicace et dotée d’une intelligence supérieure à la moyenne. Vaccinée par Poison Ivy, Harley est immunisée contre tous types de toxines et son organisme est probablement supérieur à celui d’un humain ordinaire.
 

Albums phares

 
1. Mad Love (Mad Love + Adventures in the DCU #3 + Batman Holiday Special #1)

2. Harley Quinn & The Gotham City Sirens (Gotham City Sirens #1-26)

3. Suicide Squad #20-23

4. Harley Quinn Rebirth (Harley Quinn #1-#-)

 

8) Le Pingouin (Penguin)

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Apparu pour la première fois en décembre 1941 dans Detective Comics #58, le Pingouin a été créé par Bon Kane et Bill Finger. Oswald Chesterfield Cobblepot est l’héritier de la très riche et puissante famille Cobblepot, rivale des Wayne. Durant son enfance à Gotham City, Oswald est sujet aux moqueries dues à son physique ingrat. De petite taille, corpulent et pourvu d’un nez crochu, il a l’allure d’un manchot ce qui lui vaut son surnom.

Avec le temps, il devient un paria de la société et commence à rejeter ses origines aristocratiques. Il désire cependant assurer la prospérité du nom Cobblepot et devient un des principaux chef de gang de la ville ce qui en fait un des principaux ennemis de Batman.

Le Pingouin apparaît dans le film Batman Returns de Tim Burton (1992), interprété par Danny DeVito. Côté séries, c’est Burgess Meredith qui prend ce rôle dans la série Batman des années 60 suivi par Robin Taylor dans Gotham.
 

Pouvoirs et capacités

 
Le Pingouin possède une intelligence hors du commun. C’est un maître dans le « business » du crime et dispose de nombreux réseaux et connexions sous terrains. Il est assez égoïste lorsqu’il fomente ses plans et pense avant tout à son propre intérêt, il n’hésitera donc pas à trahir ses acolytes.

Physiquement, Oswald est plutôt fort et agile. Il a une bonne maîtrise du combat au corps à corps. Il est notamment spécialisé dans le judo.
 

Albums phares

 

1. Penguin : Pain and Prejudice

2. Joker’s Asylum: Penguin

3. « Ode to a Penguin » dans Detective #610 et #611

 

7) Bane

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Bane a été créé par Chuck Dixon, Doug Moench dans le comics one-shot Batman: Vengeance of Bane en 1993. Il est né et a grandi dans la prison de Pena Duro, une prison aux conditions très difficile et gérée par les détenus eux-mêmes. Dans cet univers carcéral sordide, Bane connaît très jeune la violence et n’hésite pas à tuer un autre détenu qui l’avait fait chuté et laissé pour mort.

Il est alors enfermé dans une cellule d’isolement pendant 10 ans. Sa résistance et son instinct de survie lui permette de résister à ces longues années de détention. Cela lui valu une admiration de la part des autres détenus.

Il est volontaire pour servir de cobaye à une expérience militaire qui visait à développer un super-stéroïde, le « Venin », dans le but de créer des soldats d’élite. Ce sérum procure une force colossale à son sujet. Bane, dont la puissance fut alors décuplée se révolta contre les militaires et se libère de sa prison.

Ayant entendu des prouesses de Batman, il décide de partir à Gotham pour se mesurer à lui. Dans un affrontement ultime il parvient à briser le dos du chevalier noir et devint le caïd le plus craint et le plus respecté de Gotham.
 

Pouvoirs et capacités

 
Bane possède une force physique prodigieuse, supérieure à celle de n’importe quel être humain. Ses aptitudes au combat au corps à corps font de Bane le combattant le plus redouté de Gotham. Il est d’ailleurs le seul malfrat à avoir vaincu le justicier. Il peut s’injecter des doses sérum qui décuple considérablement sa puissance physique.

Enfin en plus de sa force Bane possède une éminente intelligence et un sens de la déduction hors du commun qui lui permet d’établir des stratégies très ingénieuses. Il est d’ailleurs une des rares personnes à avoir deviné l’identité de Batman.

Bane demeure le plus imposant et le plus impressionnant ennemi de Batman. Ra’s Al Ghul dit de lui qu’il est sans conteste l’homme le plus dangereux de la planète.
 

Albums phares

 
1. “Knightfall” dans Batman #491-500 et Detective Comics #659-666

2. “A Debt of Significant Blood” dans Secret Six, vol. 2 #9

3. « Bane of the Demon » dans Batman: Bane of the Demon #1-4

 

6) Gueule d’argile (Clayface)

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Crée par Bob Kane, Gueule d’argile apparait pour la première fois dans le comics Detective Comics #40 en 1940. Plusieurs personnages deviendront successivement des gueule d’argile tels que Basil Karlo, Matt Hagen, Preston Payne, Sondra Fuller ou Ethan Benett.

Basil Karlo est un acteur ayant perdu la tête qui décide de tuer l’équipe de réalisation d’un film dont il est la vedette. Une fois en prison, il reçoit la visite de Sondra Fuller qui lui propose un plan pour éliminer Batman. Il reçoit des pouvoirs de métamorphose pour accomplir ce plan mais il échoue.

Matt Hagen reçoit son pouvoir de métamorphose au contact de produits radioactifs. Il meurt dans la série Crisis on Infinity Earths.

Preston Payne est un scientifique de STAR Lab. Souffrant d’une terrible maladie, il se fait une transfusion avec le sang de Matt Hagen. Cette transfusion ne guérit pas sa maladie mais elle lui donne des pouvoirs de métamorphose.

Sondra Fuller, alias Lady Clay, est membre du groupe Strike Force Kobra. Son employeur la transforme en Gueule d’Argile.

Le sergent Ethan Bennett dans la série The Batman. Lors d’une intervention, il est capturé par le Joker qui lui injecte une toxine  qui le transforme en Gueule d’Argile.
 

Pouvoirs et capacités

 
Les différentes incarnations de Gueule d’argile ont toutes les spécificités et des pouvoirs qui diffèrent légèrement mais d’une manière générale, Clayface a la capacité de changer la forme de son corps et de se dupliquer.

L’incarnation de Matt Hagen doit cependant s’immerger dans un bassin de protoplasm toutes les 48 heures pour se recharger sans quoi il reprend sa forme humaine. Preston Payne, quant à lui, peut dissoudre les personnes qu’il touche.
 

Albums phares

 
1. “Earth-9” dans la mini-série Tangent: Superman’s Reign. 

2. Batman (vol. 2) #19-20

3. Detective Comics (vol. 1) #969-973

5) Dr Hugo Strange

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Créé par Bob Kane et Bill Finger, Hugo Strange apparaît la première fois dans Detective Comics #36 (février 1940). Il est l’un des premiers personnages à s’opposer à Batman.

L’enfance d’Hugo est meurtrie par de nombreux traumatismes alors qu’il est pensionnaire de l’orphelinat de Gotham, dans le quartier d’Hell’s Crucible. C’est pendant ces années, qu’il développe une volonté et une capacité de raisonnement qu’il lui permettront plus tard de devenir un psychiatre reconnu par ses pairs. Il devient professeur de psychiatrie à l’université d’état de la ville mais ses théories sur l’ingénierie génétique mettront un terme à ses activités d’enseignant.

Il se tourne vers le syndicat du crime pour financer ses recherches scientifiques. Il souhaite guérir l’humanité des maladies et de ses « imperfections » grâce à la génétique. C’est ainsi qu’il créé les Monster Men, des êtres gigantesques et cannibales, afin de s’en servir comme d’une armée privée.

Identifier et capturer Batman est une obsession chez Strange. Il parviendra même à trouver l’identité de Batman et parvient même à tourner la police et l’opinion publique contre le chevalier noir, en usant de divers stratagèmes. Prétendu mort, il prend une nouvelle identité et devient psychiatre à l’asile d’Arkham. C’est là qu’il rencontre l’Epouvantail avec qui il s’associe pour affronter Batman.
 

Pouvoirs et capacités

 
Hugo Strange a des aptitudes intellectuelles hors du commun. En plus de la psychiatrie, Strange se révèle un brillant chimiste, généticiens, médecins, et tacticiens. Il possède également une bonne maîtrise des arts martiaux et une excellente condition physique.
 

Albums phares

 
1. La Proie d’Hugo Strange (2014)

2. « Strange Apparitions » dans Detective Comics #469-479

3. Batman and the Monster Men Vol 1

 

4) L’Epouvantail (Scarecrow)

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Jonathan Crane, alias l’Epouvantail, apparaît la première fois dans World’s Finest Comics #3 (automne 1941). Il fait deux apparitions lors de l’âge d’or des comics et c’est pendant l’âge d’argent des comics que le personnage est relancé, notamment dans Batman #189 (février 1967).

Enfant, Jonathan est rejeté par les autres à cause de son style ringard, ce qui lui vaut le surnom d’épouvantail. Un jour, il se fait humilié par une fille dont il est amoureux. Il se venge une nuit en surgissant devant sa voiture déguisé en épouvantail. Il cause alors un accident mortel.

Plus tard, il étudie la psychologie à l’université de Gotham et se spécialise dans les phobies et les manifestations de la peur. Après avoir tué un des ses employeurs, il arbore un costume d’épouvantail et développe différents gaz plus ou moins toxiques afin d’éveiller la peur chez ses victimes.

Il sera ensuite transformé par le Pingouin et sa complice la généticienne Linda Friitawa en un monstre capable d’exhaler naturellement des toxines. Dans le New 52, son histoire est réécrite : son père l’enfermait dans une cave remplis de jouets couverts de sang afin d’étudier les effets de la peur. En grandissant, John décide de poursuivre les travaux de son père en pensant que ce qu’il fait est juste et qu’il donne la chance à ses victimes de surmonter leurs peurs.
 

Pouvoirs et capacités

 
Comme Hugo Strange, l’Epouvantail n’a pas de super-pouvoirs. Même s’il affiche de profonds troubles mentaux, il ne tue par plaisir et préfère asperger ses victimes de gaz dans l’unique but de parfaire ses recherches sur la peur.
 

Albums phares

 
1. Arkham Asylum (1989) de Grant Morrison et Dave McKean

2. Batman: The Long Halloween (1996) de Jeph Loeb et Tim Sale

3. Dark Victory (2002)de Jeph Loeb et Tim Sale

4. Batman : le Chevalier Noir – Cycle de Violence (2013), scénario de Gregg Hurwitz et dessin de David Finch.

 

3) Double Face (Two-Face)

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Double-Face, comme bon nombre de personnages de cette liste a été créé par Bob Kane et Bill Finger. Apparu pour la première fois dans Detective Comics #66 en 1942, est d’abord un allié de Batman sous les trait d’Harvey Kent puis devient un de ses ennemis quand il devient Double-Face.

Harvey Kent est un procureurs de Gotham qui s’allie avec le commissaire Gordon et Batman pour nettoyer la ville des malfrats. Le criminel Salvatore Maroni lui lance de l’acide sur le visage ce qui le défigure à moitié. Kent est profondément affecté par cette attaque et sa schizophrénie latente prend le dessus.

Il devient alors Double-Face, un des plus grand criminel de Gotham. Estimant que le système judiciaire est défaillant, il entretient une haine profonde envers les représentants de la justice. Sa marque de fabrique est une pièce de monnaie dont il sert pour juger du sort de ses victimes. Si la pièce tombe sur la face égratignée, il juge qu’il est bon de tuer sa victime mais si la pièce tombe sur la face nette de la pièce, il fait le bien.

Dans les années 80, Frank Miller réécrit l’histoire d’Harvey dépeignant son enfance difficile et marquée par une ambivalence entre son côté sombre et son désir de justice. Il devient une métaphore des atouts créateurs et destructeurs de la nature humaine.
 

Pouvoirs et capacités

 
Double-Face n’a pas de pouvoirs particulier. Redoutable tacticien, il est un puissant membre du syndicat du crime.
 

Albums phares

 
1.  Dark Knight (1986) de Frank Miller

2. Un long Halloween de Jeph Loeb et Tim Sale

3. Batman : Silence de Jeph Loeb et Jim Lee

4. All Star Batman – tome 1 : Mon Pire Ennemi

 

2) Ra’s Al Ghul

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Ra’s Al Ghul (tête du démon) est un adversaire récurrent de Batman. Sa vision de la vie est pessimiste, considérant qu’il faut éliminer l’humanité pour parvenir au monde idéal. Le puits de Lazare le rend presque immortel et il se révèle être un sérieux adversaire en arts martiaux et maniement des armes.

Ra’s Al Ghul (qui veut dire « tête du démon » en arabe) est créé par Neal Adams et Dennis O’Neil et apparaît pour la première fois dans le comics Batman #232 en juin 1971. Son histoire et origine exacte sont différentes selon les histoires mais c’est dans le roman graphique Birth of Deamon (par Dennis O’Neil et Norm Breyfogle) qu’elles sont rendues plus explicites pour les lecteurs.

Il serait né il y a plus de 600 ans en Afrique du Nord au sein d’une tribu nomade. Très intéressé par la science, il découvre les secrets de l’immortalité au cours de ses recherches sur le puits de Lazare.  Pour avoir de l’argent, Ra’s décide de guérir un prince mais celui-ci devient fou et tue Sora.

Pour ne pas avouer la culpabilité de son fils, le sultan condamne Ra’s en l’enfermant dans une cage avec la dépouille de sa femme. Il parvient à s’échapper de sa geôle mais profondément marqué par la mort de sa femme, il devient chef d’un clan sanguinaire et se fait surnommer « la tête de démon ».

Au fil des siècles, il développe ses techniques d’arts martiaux et prend la tête d’une organisation criminelle la « Ligue des Ombres » qui veut épurer la planète de la médiocrité de la race humaine afin de créer un monde meilleur. Pour poursuivre ses plans, il lui faut un héritier et c’est sur Bruce Wayne qu’il fonde ses espoirs. Ce dernier épousera la fille de Ra’s, Talia al Ghul. Celle-ci lui donnera secrètement un fils, Damian.
 

Pouvoirs et capacités

 
Malgré son âge, Ra’s al Ghul possède une grande force et une maîtrise des arts martiaux hors du commun, fruit d’un long entraînement aux arts martiaux. Il possède aussi un facteur de guérison supérieur à la normale.
 

Albums phares

 
1. Batman : Tales of the demon de Jerry Bingham et Dennis O’Neil

2. Batman : Le Fils du démon de Jerry Bingham, scénario : Mike W. Barr

3. Batman : Silence de Jeph Loeb et Jim Lee

4. La Résurrection de Ra’s al Ghul de Tony Daniel, Don Kramer, Ryan Benjamin, Paul Dini, Grant Morrison…

1) Le Joker

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Le Joker est sans doute le plus charismatique des ennemis de Batman et de nombreux auteurs ont proposé une version différente de ce personnage aussi fou qu’ingénieux. Il fut créé par Bob Kane, Bill Finger et Jerry Robinson et apparaît dans Batman #1 au printemps 1940. C’est à la fois une carte à jouer Joker et l’acteur Conrad Veidt (qui a incarné l’Homme qui sourit en 1928) qui aurait inspiré la création du personnage.

Le personnage possède différents pseudonyme et son histoire varie grandement selon les auteurs et les années. Initialement maître du crime, il devient farceur et comique à cause des réglementations imposées par le Comics Code Authority puis reprend son côté sombre dans les années 60. Il finira même par tuer Jason Todd, le second Robin, après l’avoir roué de coup avec un pied de biche.

Dans la version d’Alan Moore, The Killing Joke, le Joker est un humoriste raté qui participe au cambriolage d’une usine de cartes à jouer en passant par une usine de déchets toxiques. Il tombe dans une cuve d’acide et sombre dans la folie peu à peu.

La version de Tim Burton présente un Joker un peu différent. Délinquant depuis son enfance, Jack Napier a commis le double meurtre des parents de Bruce Wayne a ses 20 ans et devient le bras droit du parrain Carl Grissom. Celui-ci le piège en l’envoyant dans un guet-apens tenu par la police. En faisant face à Batman, il tombe dans une cuve d’acide qui le défigure gravement. Il s’en remet pourtant mais plus fou que jamais et prend le contrôle de la pègre de Gotham.

Dans les films de Christopher Nolan, le Joker raconte deux histoires différentes sur son enfance : dans la première, c’est son père abusif qui lui aurait entaillé les lèvres pour prolonger son sourire alors que dans la seconde, il se serait lui-même fait cette blessure pour montrer à sa femme, elle-même défigurée, que ses cicatrices ne lui importait pas.
 

Pouvoirs et capacités

 
Selon les version, le Joker possède une grande force au combat à main nue. C’est le cas dans le jeu-vidéo Batman: Arkham Asylum. Dans le film de Burton, au contraire, il semble plutôt médiocre sur ce plan et préfère l’utilisation des armes blanches ou chimiques.

Quelle que soit la manière dont il est représenté, le Joker est extrêmement intelligent et est capable de planifier des stratagèmes très ingénieux pour parvenir à ses fins : semer le doute dans l’esprit de Batman et le rendre aussi fou que lui.
 

Albums phares

 
1. Batman : Dark Knight de Frank Miller

2. Batman: The Killing Joke d’Alan Moore, Brian Bolland et John Higgins.

3. Un deuil dans la famille  de Jim Aparo et Jim Starlin

4. Mascarade – Fini de Jouer de Greg Capullo et Scott Snyder

L’histoire et l’évolution de Superman de 1938 à nos jours

L’histoire et l’évolution de Superman de 1938 à nos jours

Superman souffle ses 80 bougies cette année ! Si l’homme d’acier est l’un des héros les plus familiers du grand public, son histoire, elle, reste à éclaircir. Préparez les pop-corn : après un excellent article sur les acteurs qui ont interprété superman au grand et petit écran, nos DC-addicts vous livrent une enquête minutieuse sur le grand S et son parcours à travers les âges !

Superman, le commencement

superman-histoire-action-comics-1Superman en 1933 au pays de l’Oncle Sam, qui traverse alors l’une des période les plus sombres de son histoire : la Grande Dépression. C’est dans ce cadre peu glorieux que deux jeune auteurs de Cleveland, Jerry Siegel et Joe Shuster, imaginent notre super-héros pour les lecteurs du fanzine Science-fiction.
Le contexte de pré-guerre menaçant comme jamais, Superman apparaît d’abord comme un être maléfique (étonnant non ?) doté de pouvoirs télépathiques suite à une expérience médicale.

Mais ce triste personnage déçoit le public américain, en quête de jours meilleurs. Fort heureusement, un dénommé Harry Donenfeld, propriétaire de Detective Comics (l’ancêtre du grand DC Comics) accepte de l’intégrer dans sa nouvelle revue, sous réserve de quelques changements. Shuster et Spiegel mettent alors les bouchées double pour redorer le blason de leur protagoniste, et l’affublent d’un tout nouveau costume (et d’une nouvelle crinière).

C’est ainsi que naît le mystérieux journaliste Clark Kent dans les bureaux de Métropolis, cachant habilement son identité super-héroïque. En bon cinévores, les auteurs de Superman se sont inspirés de l’acteur Harold Lloyd pour construire leur personnage. Ce comédien burlesque porte lui aussi de grandes lunettes et, à l’instar de son homologue fictif, il est à la fois timide et tenace.

Dès sa (nouvelle) sortie en 1938, Superman rencontre ses premiers fans. Le succès est tel qu’un magazine lui sera entièrement consacré, permettant aux lecteurs de découvrir ses origines.

Pour la petite histoire : dans sa première version, Superman ne doit ses pouvoirs qu’à sa planète d’origine, et ils ne sont aucunement liés à terre. Son profil de super-héros est d’ailleurs assez limité : il peut soulever des objets très lourds, court plus vite qu’un train express et… il saute très haut ! Sa capacité à voler n’arrivera qu’une dizaine d’années plus tard, lorsque les producteurs du dessin animé s’aperçoivent de son manque de mobilité sur le petit écran.

D’où vient Superman et pourquoi est-il sur terre ?

Pour échapper à la destruction de Krypton (une planète furieusement high-tech), le petit Kal-El est envoyé sur terre dans un vaisseau programmé par papa alias Jor-El, juste avant que la planète n’explose. Pour information, il existe différentes versions quant à sa destruction. Selon la plus commune, tout serait la faute du soleil rouge du Krypton, responsable d’une série de tremblements de terre générant, in fine, l’explosion de ce monde.

superman-histoire-kryptonLe vaisseau atterrit à deux pas de Jonathan et Martha Kent, un couple de fermiers du Kansas ! Attendris par sa bouille d’ange, ils décident de l’élever comme leur fils, dans la charmante bourgade de Smallville. En grandissant, Clark découvre progressivement l’étendue de ses pouvoirs : une vitesse démentielle, une force sans égale, un super-souffle, une super-ouïe… Bref, le jeune Kent comprend qu’il est invincible (ou presque).

Après la mort de ses parents adoptifs, Clark décide de combattre l’injustice à Metropolis en dissimulant ses muscles d’acier sous un costume résolument « nerd » : celui d’un journaliste légèrement maladroit aux côtés de Loïs Lane et Jimmy Olsen. Commence alors la sublime parade Kent/Superman.
Un super-héros de plus en plus populaire

 

Dans les années 1940, la renommée de Superman est telle qu’on lui consacre une émission de radio. Mais l’acteur qui prêtant sa voix à l’émission décide soudainement de s’offrir des vacances, contraignant les producteurs de l’émission à trouver un remplaçant. Pour justifier ce brusque changement, ils ont la brillante d’idée d’inventer une pierre rendant Superman vulnérable et, de facto, sujet à une altération de voix. La kryptonite est née !

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Lorsque la Seconde Guerre Mondiale s’achève, le big S devient un peu moins sanguin, à l’image d’une société qui se veut pacifiste. Exit les super-méchants jetés du haut des gratte-ciel (ouf). Superman est enfin en mesure de voler à la vitesse de la lumière et sa force prend un sérieux panache. Il est à présent capable de bouger des planètes entières ! Sans oublier la possibilité de voyager dans le temps et se rendre dans d’autres mondes… Au passage : Lex Luthor perd sa chevelure rousse et devient chauve, rien que ça.

 

Par ailleurs, notre homme d’acier entame un nouveau chapitre en 1945 : il apparait dans le tout nouveau comics, Superboy, relatant les aventures du jeune Clark Kent à Smallville et ses amourettes avec la pétillante Lana Lang.

Un héros en constante évolution

Au fil des années, l’univers de notre super-héros gagne en précision. On découvre l’existence d’un repère secret en Arctique, héritage kryptonien de Kal-El (la Forteresse de Solitude, pour les connaisseurs). Et, crème de la crème, on apprend également que le plomb est le seul élément pouvant protéger Superman de la kryptonite verte ! En parallèle, ses pouvoirs de justicier évoluent massivement entre 1940 et 1980 : il devient invulnérable aux explosions nucléaires, peut vivre sans boire ni manger (le veinard) et sa vision à rayon X lui permet de voir à travers le objets solides, à l’exception du plomb.

Toutes ces évolutions finiront par mettre la puce à l’oreille à DC Comics en 1983. Le géant décide de revisiter le mythe de Superman à travers une nouvelle série de comics plus concentrés sur l’univers de Clark. Le flirt avec Miss Loïs Lane se fait plus insistant, Lex Luthor devient un riche industriel corrompu, la kryptonite est désormais radioactive pour les terriens et les Kent refont surface pour jouer un rôle actif dans la vie de Clark.

En 2011, DC Comics reboot complétement son univers suite à l’événement « Flashpoint », c’est le « New 52 » avec un Superman totalement différent. Les Kent sont de nouveau morts, Clark fait ses 1ers pas de super héros dans Métropolis sans costume, et il n’est pas en couple avec Lois Lane mais Wonder Woman…5 ans plus tard, ce nouveau Superman se sacrifie pour sauver le monde et l’original fait son retour, marié à Lois et papa d’un petit Jonathan, qui a les mêmes pouvoirs que son père et vit ses propres aventures avec son meilleur ami Damian Wayne….

De nos jours, la cote de Superman n’a pas baissé d’un iota et les comics continuent de mettre en scène son incessante quête de justice, aux côtés de films incarnés par des acteurs ayant grandement participé à sa renommée (Christopher Reeve pour ne pas le nommer). Et bien que certains lui reprochent sa quasi absence de faille – mis à part sa mort éclair contre Doomsday, rapidement oubliée – remettant ainsi l’éternel débat Clark Kent/Bruce Wayne, Superman vs Batman, il semblerait que notre superboy ne disparaîtra pas de sitôt.

Les acteurs qui ont interprété Superman au grand et petit écran

acteurs-supermanHenry CavillMan of Steel (2013) de Zack Znyder

Brandon RouthSuperman Returns (2006) de Bryan Singer

Tom WellingSmallville (2001-2011)

Dean CainLoïs et Clark : Les nouvelles aventures de Superman (1993-1997)

John Haymes Newton et Gerard Christopher dans Superboy (1988-1990)

Christopher ReeveSuperman (Richer Donner, 1978), Superman 2 (Richer Donner et Richard Lester, 1980), Superman 3 (Richard Lester, 1983) et Superman 4 (Sidney J. Furie, 1987)

Georges ReevesSuperman and the mole-men de Lee Sholem (1950) et Les aventures de Superman (1952-1958)

Kirk AlynSuperman (1948) et Atom Man vs. Superman (1950)

Les albums Superman à lire absolument

Superman : Red Son (2003) de Dave Johnson et Mark Millar

Kingdom Come (1996) de Alex Ross et Mark Waid

All-Star Superman (2013) de Frank Quitely et Grant Morrison

Superman : Identité Secrète (2007) de Stuart Immonen et Kurt Busiek

Les Saisons de Superman (2009) de Tim Sale et Jeph Loeb

Un Monde Sans Superman – La Mort de Superman, tome 1 (2013) de Jon Bogdanove, Tom Grummett, Jackson « Butch » Guice

Superman : Les Origines (2007) de Leinil F. Yu et Mark Waid

Superman : Terre-Un, tome 1 (2013) de Shane Davis et J. Michael Straczynski

Paix sur Terre – Superman (1999) de Alex Ross et Paul Dini

Le Dernier Fils –  tome 1 (2013) de Adam Kubert, Richard Donner et Geoff Johns

Genèse – Superman, tome 1 (2012) de Rags Morales, Andy Kubert, Gene Ha

Superman Anthologie (2013) – collectif d’artistes

Les Derniers Jours de Superman (2016) de Rick Veitch, Dave Gibbons, Curt Swan

Superman : Pour demain (2010) de Jim Lee, Scott Williams et Brian Azzarello

Marvel Comics : petite histoire de la Maison des Idées

Marvel Comics : petite histoire de la Maison des Idées

Spider-Man, les 4 Fantastiques, les Avengers, les Gardiens de la Galaxie, Docteur Strange, Thor, Captain America et Iron Man ont tous un point commun : ce sont des héros Marvel. Qu’ils s’agissent des comics ou des des films de l’univers cinématographique marvel (MCU), ils ont été des modèles pour de nombreux lecteurs… Mais que savons-nous réellement de Marvel Comics ? Après 80 années d’existence, la maison d’édition a laissé une oeuvre considérable où se rencontrent une multitude de personnages dans une variété de mondes alternatifs et d’univers différents.
Difficile de s’y retrouver dans tout ça alors nous vous avons concocté un article pour vous aider. Retour sur l’histoire de la maison d’édition que le fandom a surnommé la « Maison des Idées«  et qui a marqué tant de générations.

marvel comics : tous les super héros réunis

Les ancêtres de Marvel Comics : de Timely Comics à Atlas Comics

marvel-comics-couvertureTimely Comics était bien le nom de l’ancêtre de Marvel, fondé en 1939 par Martin Goodman, éditeur de pulps magazines américains (bande-dessinées et fictions très bon marché aux thèmes très divers : certains sont un concentré d’action et d’histoires fantastiques tandis que d’autres mettent en scène des romances). La première publication de la maison fut Marvel Comics #1 publié en octobre 1939 dans lequel apparaissent des personnages comme La Torche Humaine ou Namor le Prince des mers. En mars 1941 naît le premier super héros Marvel sous la plume de Joe Simon et Jack Kirby : il s’agit ni plus ni moins du célèbre Captain America. Celui qui va devenir une figure incontournable de Marvel, Stan Lee, est embauché pendant la même période en tant qu’assistant. Suite au départ de Kirby et Simon, Lee alors âgé de 19 ans devient rédacteur en chef de Timely Comics.

Malgré la fin de la guerre et le retour de la croissance économique, les ventes de BD chutent brutalement aux Etats-Unis. La concurrence de la télévision marque un coup d’arrêt à Timely Comics et oblige Goodman à renouveler son offre. C’est la raison pour laquelle il crée Atlas Comics au début des années 50 et exploite d’autres thèmes tels que l’horreur, l’amour, les monstres géants, les histoires de crime ou l’espionnage par exemple. Dans le même temps, Marvel tente de relancer les aventures de La Torche Humaine, Namor ou Captain America mais le public n’est pas convaincu et ces tentatives sont des échecs.

Bien que les couvertures des publications Timely portaient parfois la phrase « A Marvel magazine » sur leur couverture à partir de All Surprise Comics #12 (hiver 1946-7), et bien que celles-ci portèrent durant plusieurs mois en 1949-1950 un logo « Marvel Comic », le premier comic book officiellement édité par Marvel Comics est le recueil d’histoires de science-fiction Amazing Adventures #3 publié le 9 mai 1961. Cet album porte d’ailleurs la boîte « MC » sur sa couverture.

En octobre 1961, Lee et Kirby sortent Fantastic Four #1 , un numéro qui marque une référence et une véritable révolution dans le monde des comics en posant les bases d’une nouvelle méthode de création : la méthode Marvel. Stan Lee, en charge des publications de toutes les séries, s’inspire du Fordisme pour augmenter la cadence des publications. Il n’écrit qu’un résumé de l’intrigue que le dessinateur développe et découpe à sa manière. Le rédacteur en chef reprend les planches terminées pour ajouter les dialogues ce qui lui permet d’apposer son sceau sur quasiment toutes les séries de Marvel (ce que lui reprocheront certains dessinateurs comme Jack Kirby ou Steve Ditko).

Suite au succès des Fantastic Four, Stan Lee et Steve Ditko créent Spider-Man (aka Peter Parker). Ce nouveau super héros obtient un succès quasi immédiat auprès du public ! C’est d’ailleurs à cette époque-là que plus d’ampleur est donné au développement psychologique des personnages. Les lecteurs peuvent ainsi s’identifier aux super-héros qui, comme eux, ont leur faiblesse et leurs problèmes. Spider-Man en est l’exemple parfait : ce jeune héros malingre et rongés par les doutes gagne l’admiration des gens qu’il aide après avoir acquis ses pouvoirs. Ce succès ouvre une nouvelle ère pour Marvel Comics.

L’âge d’argent de Marvel Comics

Dans la lignée du succès des DC Comics, Marvel se préoccupe de sujets d’actualité tels que la guerre du Viêt-Nam au travers d’Iron Man par exemple. Fort de ces succès répétés, Marvel enchaîne les coups de maîtres grâce à des artistes comme John Buscema : Hulk, Thor, Ant-Man, Daredevil, la Panthère Noire, Captain Marvel, Docteur Octopus et Galactus dynamisent les ventes sur le long terme même si Spider-Man reste le grand favori des lecteurs. En 1968, Marvel vend plus de 50 millions d’unités dans la même année. L’historien des comics Peter Sanderson écrit dans les années 60 :

“DC était l’équivalent des grands studios hollywoodiens : après avoir réinventé brillamment le super héro dans les années 50 et 60, DC a dû faire face à une période artistiquement infertile à la fin des années 60. Il y a eu une nouvelle audience pour les comics à partir de ce moment et il ne s’agissait pas seulement des enfants, les lecteurs traditionnels. Le Marvel des années 60 était dans une certaine mesure l’équivalent de la Nouvelle Vague en France… Marvel fut pionnier en matière de storytelling et de création de nouveaux super héros, en développant des histoires sur des thèmes plus sérieux tout en gardant dans son giron les ados….”

 

Les années 70 et 80 : une période pleine de succès commerciaux

 

Marvel Comics : la couverture de Starwars vol 1

Dans les années 70, Marvel continue d’innover et aborde sa relation avec les lecteurs sous un nouveau jour. Stan Lee écrit des lettres mensuelles où sont présentés les scénaristes et dessinateurs et des conventions de fans sont lancées afin de rapprocher le public des équipes créatives. Sur le plan commercial, Lee décide d’exporter les comics en Grande-Bretagne et en 1970 il lance Captain Britain, “a British hero for British people”.
Cette période faste est également marquée par des succès critiques : la série Uncanny X-Men de Chris Claremont et John Byrne ou la relecture de Daredevil par Frank Miller en sont des exemples. L’univers de Marvel s’étend avec la mise en place d’arcs narratifs qui relie ses différentes séries (Secret Wars) et en lançant des comics pour les enfants ou adaptant des franchises cinématographiques comme Star Wars.

En 1981, Marvel rachète DePatie-Freleng Enterprises (studio de d’animation connu pour avoir créé La Panthère Rose et les Looney Tunes), ce qui lui permet de mettre en scène les aventures de ses super héros à la télévision. En 1986, Marvel est vendue à New World Entertainment qui revend la société au magnat de la finance, Ronald Perleman, pour 82,5 millions de dollars. Celui-ci côte Marvel en bourse en 1991 et diversifie les activité de la société en créant une division dédiée à la création et commercialisation d’autres produits que les livres : des cartes de collection, des figurines et des jouets peuvent alors faire la joie des fans et des collectioneurs. Cependant, des signes annonciateurs de la fin de cette époque dorée vont apparaître rapidement.

Des difficultés, avant un retour en grâce sur le grand écran

Le début des années 1990 est une véritable série noire pour Marvel. Le départ de 7 artistes majeurs et de mauvaises affaires ont conduit l’entreprise jusqu’à la liquidation judiciaire. Elle est rachetée en 1998 par Toy Biz qui redresse la barre et engage une vaste politique de transformation de l’entreprise : cap sur le 7ème art. En 1997, Men in Black rapporte presque 600 millions de dollars dans le monde, et connaîtra deux suites. Le premier X-Men au cinéma sort en 2000, suivi de Spider-Man en 2002 dont le succès pousse Marvel à persévérer dans cette voie. En 2009, Disney rachète l’entreprise évaluée à 4 milliards de dollars avec l’objectif de faire caracoler ses productions au sommet du box-office, et écrit ainsi une nouvelle page de la saga Marvel en développant le Marvel Cinematic Universe (MCU). A travers 22 films étalés sur 3 phases dont Iron Man, Les Gardiens de la Galaxy, ou encore  Avengers : Endgman, le Marvel Studio et Disney revisitent les origin stories et aventures des principaux Avengers.

 

Les albums de référence de Marvel Comics

Ultimate Spider-Man #1–133 (2000 – 2009) – Brian Michael Bendis (scénario), Mark Bargley & Stuart Immonen (dessin)

Comme toutes les séries de l’univers Ultimate Marvel, il s’agir d’une version modernisé du super-héros concerné, ici Spider-Man, visant à toucher un nouveau public plus jeune. L’histoire : Peter Parker a 15 ans et vit avec son oncle Ben et sa tante Mary après le décès de ses parents. Lors d’une visite des entreprises Osborn, il est mordu par une araignée génétiquement modifiée et acquiert des pouvoirs surhumains : une force surhumaine, un sixième sens pour l’avertir des dangers, la faculté de propulser des toiles d’araignée… La suite vous la connaissez.

House of M (2005) – Brian Michael Bendis (scénario), Olivier Coipel (dessin)

Après que Wanda Maximoff, la Sorcière Rouge, a tué presque inconsciemment une partie des Avengers (cf Vengeurs : La séparation), le Professeur Xavier réunit les New Avengers et les X-Men pour mettre la main sur Wanda et la neutraliser face à la menace qu’elle représente. Ils se rendent donc sur Génosha, dernier localisation connue de Wanda mais le lieu est vide. Le Professeur Xavier a disparu et Emma Frost parvient à le localiser dans une église mais quand ils se rendent sur place, seul Spider-Man est présent. Une lumière éblouissante apparaît et les super-héros sont propulsés dans un monde alternatif sans X-Men mais contrôlé par les mutants avec à leur tête Magneto, chef de la « Maison de M ». Le groupe tente alors de comprendre ce qu’il s’est passé et de retrouver le Professeur Xavier.

La série débouche sur une autre série importante dans l’univers Marvel à avoir dans votre collection : Civil War.

Civil War (2006 – 2007) – Mark Millar (scénario) et Steve McNiven (dessin)

Série de comics en 7 épisodes auxquels s’ajoutent des ties-in dans les séries régulières sous la forme de crossovers. Référence dans le monde Marvel, cette série est un livre à avoir sa collection. Il a d’ailleurs donné naissance à un film avec le film Captain America : Civil War. La série décrit une scission chez les super-héros après la promulgation d’une loi visant à les inscrire dans un registre officiel, ce qui va notamment mettre à jour leur identité secrète. Certains sont défavorables à cette loi et se range du côté de Captain America tandis que ceux qui y sont favorables se mettent du côté d’Iron Man. Les deux camps vont alors s’affronter dans un combat titanesque…

Wolverine : Old Man Logan (2011) – Mark Millar (scénario) et Steve McNiven (dessin)

Dans un monde alternatif : la Terre 807128, le monde est contrôlé par les vilains Red Skull, Abomination, Magneto, et le Hulk gang. Logan ère dans un monde désolé et a décidé de plus être Wolverine et d’utiliser ses griffes après avoir assassiné les autres X-Men suite à une illusion créée par Mysterio.

Albums publiés par Hachette

La maison d’édition Hachette a publié une série d’albums qui rassemblent en 150 tomes plusieurs séries et histoire autour des super-héros à des prix intéressants.

  • Amazing Spider-Man – Vocation (2014) : Joe Michaël Straczynski (scénario) et John Romita Jr. (dessin)
  • Uncanny X-Men – Le Phénix noir (2014) : John Byme (scénario) et John Byme (scénario, dessin)
  • Les Gardiens de la Galaxie – Cosmic Avengers (2018) : Brian Michael Bendis (scénario) et Steve McNiven (dessin)
  • Iron Man – Extremis (2014) : Warren Ellis (scénario) et Adi Granov (dessin)
  • The Ultimates – Super-humains (2014) : Mark Millar (scénario) et Bryan Hitch (dessin)
  • Amazing Spider-Man – La Naissance de Venom (2014). Scénario : Louise Simonson, David Micheline, Roger Ster, Tom DeFalco. Dessin : Todd McFarlane, Ron Frenz et Greg Laroque
  • Thor – Renaissance (2014) : Joe Michaël Straczynski (scénario) et Olivier Coipel (dessin)
  • The Incredible Hulk – Planète Hulk acte 1 (2014) : Greg Pak (scénario), Marshall Rogers, Alex Nino, Michael Avon Oeming et Carlo Pagulayan (dessin)
  • Wolverine (2014) : Chris Claremont (scénario), Paul Smith et Frank Miller (dessin)
  • Avengers – La Séparation (2014) : Brian Michael Bendis (scénario). Les dessins sont faits par un collectif de dessinateurs.
  • Captain America – Le Soldat de l’Hiver (2014) : Ed Brubaker (scénario), Steve Epting et Michael Lark (dessin)
  • Huk – Terre Brûlée (2017) : Jeff Parker (scénario) et Gabriel Hardman (dessin)

 

Listes des éditeurs en chef de Marvel

  • Joe Simon (1939-1941)
  • Stan Lee (1941-1942)
  • Vincent Fago (par interim pendant le service militaire de Lee) (1942-1945)
  • Stan Lee (1945-1972)
  • Roy Thomas (1972-1974)
  • Len Wein (1974-1975)
  • Marv Wolfman
  • Gerry Conway (1976)
  • Archie Goodwin (1976-1978)
  • Jim Shooter (1978-1987)
  • Tom DeFalco (1987-1994)
  • Bob Harras (1995-2000)
  • Joe Quesada (2000-)
Les acteurs qui ont incarné Batman au cinéma et à la télé

Les acteurs qui ont incarné Batman au cinéma et à la télé

Créé en 1939 par Bob Kane et Bill Finger, le chevalier noir protecteur de Gotham City est aujourd’hui l’une des figures les plus emblématiques de l’univers DC Comics avec Superman. Après avoir vaincus de nombreux ennemis et subi quelques défaites notables, Batman a écumé les rues de Gotham City de longues années pour neutraliser les criminels de cette ville rongée par la corruption.

Même s’il est un des super-héros le plus aimé du public, les acteurs qui ont incarné Bruce Wayne au cinéma ou dans les séries télé n’ont pas toujours fait l’unanimité et ont toujours suscité la polémique. Après notre article sur les acteurs qui ont incarné Superman au cinéma, voici un retour sur ces acteurs qui ont endossé le rôle d’un super-héros qui a fêté ses 80 printemps !

Robert Pattinson, le nouveau Batman

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Si vous n’avez pas suivi les news ces dernières semaines, l’annonce est officielle : après avoir été en concurrence avec Nicholas Hoult (Mad Max : Fury Road, X-Men), Robert Pattinson (Twilight) va incarner le chevalier noir, après Ben Affleck et Christian Bale, pour un reboot dont le tournage est annoncé pour 2021 (la date est encore provisoire). Matt Reeves, le réalisateur qui devrait tourner ce film a d’ailleurs précisé que contrairement aux autres films, ce nouvel épisode allait nous présenter un jeune Batman d’une trentaine d’années qui cherche ses marques. Nous ne verrons donc pas la genèse du héros comme dans Batman Begins de Nolan ou ses aventures en tant que justicier déjà aguerri comme dans les films de Burton.

Le casting a été très rapide car Matt Reeves savait vraiment ce qu’il voulait. Avant Robert Pattinson, d’autres acteurs ont été présentis : Jake Gyllenhaal, Kit Harington (Jon Snow de Game of Thrones) , Armie Hammer ou encore Aaron Taylor-Johnson

Ben Affleck (2016 – 2018)

Batman v Superman, Suicide Squad, Justice League

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Jamais auparavant un acteur n’avait été autant critiqué avant d’endosser la batsuit. Et pour cause, Ben Affleck a très rapidement été pointé du doigt pour l’échec critique et commercial de Daredevil, treize années plus tôt. Malgré tout, à la sortie du film Batman V Superman : l’Aube de la justice, une partie des fans lui reconnaîtra les qualités d’un vrai Batman, tandis que l’autre reprochera au personnage son ultra-violence. Rappelons que le Batman de Zach Snyder tue certains criminels, alors que c’est précisément la ligne que se refuse à franchir le héros dans la plupart des versions.

Si l’acteur a par la suite manifesté l’envie de rester dans le costume du Dark Knight et de passer derrière la caméra, les errances de DC en matière de direction artistique ainsi que l’échec commercial des films ont eu raison de sa motivation.

David Mazouz (2014 – 2019)

La série Gotham

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La série Gotham, produite par la Fox, met en avant James Gordon, une jeune recrue de la police de Gotham City, qui fait équipe avec le détective Harvey Bullock. Le milliardaire Thomas Wayne est assassiné avec sa femme, laissant leur films Bruce sous la responsabilité de leur majordome Alfred Pennyworth. Nous voyons donc le jeune Bruce, incarné par David Mazouz, évolué et gagner en maturité à chaque saison de la série.

 

Christian Bale (2005 – 2012)

Batman Begins, Batman The Dark Knight, Batman Rises

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Pour beaucoup, la trilogie de Christopher Nolan reste à ce jour la meilleure adaptation du chevalier noir de Gotham au cinéma. De tous les acteurs ayant incarné Batman, Bale est quant à lui le plus apprécié de la critique et des fans à travers le monde.

Ancrée dans un univers plus sombre et plus réaliste, la saga nous montre un Bruce Wayne plus taciturne que jamais. Charismatique à souhait, l’acteur trouve l’un de ses meilleurs rôles, et sa voix prête au personnage une noirceur encore inégalée. Assurément l’une des meilleures versions de l’homme chauve-souris.

The Dark Knight marquera aussi un tournant pour un autre personnage : le Joker, magistralement interprété par le regretté Heath Ledger.

 

George Clooney (1997)

Batman & Robin

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Malheureusement pour George Clooney, de tous les acteurs de Batman, il est celui à qui le costume du chevalier noir aura le moins profité. Loin de livrer une mauvaise prestation, on le retrouve cependant mal à l’aise dans son rôle de justicier. Répliques loufoques, gros plans hasardeux sur l’entrejambe des costumes, tout est réunit pour faire de Batman & Robin un divertissement assez gênant. Clooney ira jusqu’à confesser, quelques années plus tard, qu’il regrettait d’avoir joué dans le film… Assurément une erreur de parcours pour le justicier.

Val Kilmer (1995)

Batman Forever

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Keaton ayant refusé d’enfiler le costume une nouvelle fois, il est succédé par Val Kilmer, tandis qu’à la réalisation Joel Schumacher remplace Burton. Si l’acteur s’en sort honorablement et le film rencontre un vrai succès commercial, on retiendra avant tout la prestation de Jim Carrey dans le rôle de l’Homme Mystère. Robin y fait quand à lui sa première apparition sous les traits l’acteur Chris O’Donnell.

Michael Keaton (1989, 1992)

Batman, Batman Returns

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Le retour de Batman au cinéma ne se fera qu’en 1989, sous l’impulsion de Warner Bros. Bien décidé à mettre le super-héros sur le devant de la scène, le studio confie la réalisation du film à Tim Burton. Quand celui-ci choisit Michael Keaton, qui avait travaillé avec lui sur Beetlejuice, Warner est d’abord assez frileux. En effet, bien que le comédien ait acquis une renommée mondiale, le rôle déluré extravaguant de Beetlejuice lui colle à la peau, ce qui peine à convaincre la production.

En dépit de cette appréhension, le film est un véritable succès et le premier film de super-héros à marquer le grand public. Il marque également l’avènement d’un autre personnage : le Joker, alors interprété par un Jack Nicholson au sommet de son art. Plus sombre et gothique, l’univers de Batman est transcendé, et cette vision de l’homme chauve-souris par Burton s’imposera longtemps comme une référence dans l’inconscient collectif.

Adam West (1966 – 1968)

La série Batman et Batman : The Movie

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En 1966, l’American Broadcasting Company produit une nouvelle série centrée autour des aventures de Batman. Pendant 3 saisons, on retrouve l’excellent Adam West dans le rôle titre. Pensée pour être humoristique, la série est restée célèbre pour son côté outrancièrement kitsch (allez jeter un œil à la scène du sacrifice du marsouin). Elle donnera un film, et permettra à l’interprète du super-héros d’accéder au rang d’icône de la culture pop. A noter qu’un film avec les mêmes acteurs est sorti juste après la première saison de la série.

Robert Lowery (1949)

La série Batman et Robin

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Après le succès de la série initiale, Columbia Pictures relance la série pour 15 épisodes supplémentaires, encore une fois avec la présence du fidèle acolyte de Batman : Dick Grayson alias Robin. Même costume, mais acteur différent cette fois, puisque c’est Robert Lowery qui reprend le rôle. Plus habitué à incarner des cowboys, sa prestation ne laissera malheureusement pas un souvenir impérissable aux téléspectateurs.

Lewis Wilson (1943)

La série Batman

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Bien avant les Batman de Tim Burton, le Dark Knight faisait ses débuts sur le petit écran sous les traits de l’acteur Lewis Willson. Dans cette série de 15 épisodes, Batman affronte des ennemis japonais sur fond de seconde guerre mondiale (certains répliques sont d’ailleurs franchement racistes). Le programme rencontre un franc succès, et cela en dépit du costume de la chauve-souris, dont les oreilles sont assez grandes pour servir d’antennes radio ! Pour la petite histoire, l’apparence du personnage d’Alfred Pennyworth dans les comics reprendra par la suite celle de William Austin, l’acteur qui l’incarne dans la série