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L’Incroyable Hulk (2008) – Dossier Complet

L’Incroyable Hulk (2008) – Dossier Complet

Alors que le monde découvrait Iron Man au cinéma, qui marquait le début de l’univers cinématographique Marvel (MCU) tel qu’on le connait aujourd’hui, un autre film de super-héros sortait cette année-là : L’incroyable Hulk réalisé par le Français Louis Leterrier, premier et dernier long métrage dédié au monstre vert que Marvel Studios a sorti. Peinant à s’inscrire dans la continuité de l’univers cinématographique Marvel, le film voit Edward Norton (Fight Club, American History X…) prêter ses traits au scientifique Bruce Banner, et ainsi prendre la relève d’Eric Bana dans le film Hulk réalisé par Ang Lee en 2003.

Un reboot, mais pas une origin story

Le film démarre avec un Bruce Banner (Edward Norton) s’efforçant de contrôler sa moitié quelque peu énervée au Brésil, plusieurs mois après avoir été irradié de rayons gamma et d’être connu sous le nom de Hulk. Mais ses séances de yoga ne seront pas suffisantes, puisque l’armée américaine finira par le retrouver, dans le but de le capturer et d’utiliser son sang afin de créer leur propre armée de soldats potentiellement verts, mais surtout surhumains.

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Bruce apprend à maîtriser ses pulsions grâce au yoga

L’attaque est menée par le général Thaddeus « Thunderbolt » Ross campé par William Hurt, succédant à Sam Elliott pour ce rôle. Après un affrontement entre Banner – qui se transforme inévitablement en Hulk – et Emil Blonsky, soldat surentraîné et joué par le talentueux Tim Roth (Lie To Me, Reservoir Dogs…), le colosse de jade s’enfuit aux États-Unis afin de chercher un antidote, et de renouer avec sa fiancée Betty Ross – à qui Lyv Tyler (Le Seigneur des Anneaux) prête ses traits – qui est la fille du général cherchant à capturer Banner.

Pas forcément fan de son gendre, Ross va alors injecter un sérum à Blonsky afin de le rendre capable de rivaliser avec la puissance de Hulk.

Dans le même temps, Banner apprend que Samuel Sterns, un scientifique avec qui il était en contact depuis le Brésil, a cherché à répliquer son sang. Ross et son armée menée par Blonsky interviennent alors, et ce dernier se verra injecté le sang de Banner. La fusion du sang irradié aux rayons gamma de Banner et du sérum déjà présent dans l’organisme de Blonsky le font se changer en un être qui ferait passer Hulk pour un modèle de beauté : l’Abomination est née !

Pour sauver New York de la destruction, Banner se transforme en Hulk et confronte l’Abomination dans les rues d’Harlem. Il remporte la victoire et parvient à s’échapper. On voit à la fin qu’une goutte du sang de Banner tombe sur le front de Sterns, lui faisant gonfler la tête et annonçant la probable arrivée du super-vilain le Leader.

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L’Abomination est fin prêt pour son concours de mini Miss

La scène post-générique nous montre Thaddeus Ross dans un bar, où il rencontre Tony Stark (Robert Downey Jr.) qui déclare être en train de monter une équipe.

Contrairement au film d’Ang Lee, L’incroyable Hulk n’est pas une origin story dans le sens où l’on ne découvre pas Banner obtenir ses pouvoirs. Pour raconter cette histoire du géant de jade créé par Stan Lee et Jack Kirby en 1962, Louis Leterrier (Alien : la résurrection, Le Transporteur) souhaitait un acteur à l’aise avec la dualité d’un perso. En ces termes, le choix d’Edward Norton se révèle parfait, mais l’acteur ne jouera Hulk que le temps d’un film, puisque ce sera Mark Ruffalo qui l’interprètera par la suite.

Hulk smash le box-office

Marvel Studios souhaitant éviter de remettre en avant l’accident du Dr Banner, le film tient plus d’une suite que d’un premier opus de saga : Zak Penn, le scénariste, avait en effet été informé de la volonté de Marvel de se rapprocher des comics Hulk, mais aussi de la série télévisée dans laquelle Bill Bixby interprète le monstre vert de 1977 à 1982.

Le film est un succès au box-office, les spectateurs louant particulièrement le jeu d’acteur d’Edward Norton, et engrange 263 millions de dollars dans le monde ($135 millions aux États-Unis et 1 022 782 entrées en France). Le personnage de Hulk attend pourtant encore est toujours son film solo avec Mark Ruffalo en tête d’affiche.

Gros poings et gros easter-eggs

On vous l’a dit, L’Incroyable Hulk se veut être un hommage à la série TV éponyme de 1978. C’est pourquoi le film regorge de clins d’œil à cette dernière : le regretté Bill Bixby est ainsi visible à la télévision à un moment, tandis qu’un certain étudiant nommé Jack McGee filme les dégâts du combat, en hommage au journaliste joué par Jack Colvin présent dans la série. Enfin, le thème musical de cette dernière a été repris dans le film par son créateur, Craig Armstrong.

Le sérum que Blonsky se voit injecté est celui qui coule dans les veines de Captain America, le sérum du Super Soldat. Le début du film possède d’ailleurs deux versions, dont l’une présente un bouclier du Cap’ visible sous la neige.

Le caméo de Stan Lee le montre buvant une boisson ayant été contaminée par le sang de Banner. Et celui de Lou Ferrigno qui interprète un agent de sécurité de l’université où travaille Betty.

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Stan Lee fait un cameo comme à son habitude

La bataille d’Harlem est devenue célèbre dans le MCU : des unes de journaux du New York Bulletin montrent les dégâts causés par l’affrontement entre Hulk et l’Abomination dans la série Daredevil.

Si la première scène de transformation de Banner en Hulk est aussi prenante, c’est qu’elle a été inspirée du Loup-Garou de Londres (1981) qui a marqué les spectateurs par l’apparente souffrance du protagoniste à l’écran.

Hulk, fan de foot ? Le réalisateur a avoué que le coup de tête que Hulk donne à l’Abomination était une référence au coup de boule de Zinedine Zidane à Materazzi en finale de Coupe du Monde 2006. Comme quoi, Hulk aussi fête notre deuxième étoile !

Fiche Technique

Réalisation : Louis Leterrier
Scénario : Zak Penn , Edward Norton et Louis Letterier d’après le personnage créé par Stan Lee et Jack Kirby
Montage : John Wright
Musique : Craig Armstrong
Production : Avi Arad, Gale Anne Hurd et Kevin Feige
Société de production : Marvel Studios et Valhalla Motion Pictures
Société de distribution : Universal Pictures (États-Unis et Canada), SND (France), UPI (Suisse)
Budget : 150 millions USD
Durée : 114 minutes
Dates de sortie : 13 juin 2008 (États-Unis et Canada) et 23 juillet 2008 (France)

Le casting

Edward Norton : Bruce Banner / Hulk
Liv Tyler : Elizabeth « Betty » Ross
Tim Roth : Emil Blonsky / l’Abomination
William Hurt : général Thaddeus « Thunderbolt » Ross
Tim Blake Nelson : Samuel Sterns
Ty Burrell : Léonard « Doc » Samson
Christina Cabot : major Kathleen « Kat » Sparr
Peter Mensah : général Joe Greller
Lou Ferrigno : l’agent de sécurité de l’université où travaille Betty / la voix de Hulk en VO (caméo)
Stan Lee : l’homme âgé qui boit le soda contaminé par le sang de Bruce Banner (caméo)
Robert Downey Jr. : Tony Stark / Iron Man (non crédité, scène post-générique)

Captain America : First Avenger (2011) – Dossier Complet

Captain America : First Avenger (2011) – Dossier Complet

Captain America : First Avenger est le cinquième film de l’univers cinematographique Marvel (MCU). Ce film signe l’arrivée sur grand écran de l’un des personnages les plus mythiques de Marvel au sein de son univers cinématographique. Si Captain America avait déjà connu une adaptation en 1990 réalisé par le « talentueux » Albert Pyun, Chris Evans trouve enfin dans ce film le rôle de super-héros qui lui va à merveille. Laissons de côté la Torche Humaine (le rôle qu’il avait dans le cauchemardesque Fantastic Four de 2005), place au Super Soldat !

L’histoire du Super Soldat américain

Steve Rogers (Chris Evans) est un jeune américain déterminé à s’engager dans l’armée américaine en tant que soldat pendant la seconde guerre mondiale. Malheureusement pour lui, son patriotisme et son courage n’arriveront pas à minimiser son apparence chétive et son physique insuffisant pour combattre les nazis. Contrairement à son meilleur ami Bucky Barnes (Sebastian Stan), il se voit donc refuser l’accès à l’armée, mais un certain Docteur Erskine le contactera afin de l’inclure dans un projet d’arme top secret, à condition qu’il parvienne à terminer l’entraînement sur le terrain.

Bien qu’il ne présente pas les caractéristiques physiques suffisantes, le Docteur Erskine et le Colonel Philips (Tommy Lee Jones) vont finalement faire confiance à Steve pour sa bravoure et son honneur. C’est ainsi qu’il sera retenu pour le projet et qu’il fait la connaissance de Peggy Carter (Hayley Atwell), une officier britannique. C’est dans un laboratoire secret que Steve se verra injecté le sérum du super-soldat qui lui donne une force, une endurance, et une agilité surhumaine, devenant ainsi Captain America.

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Le Dr Erskine fait les derniers réglage de la machine à Super Soldat

Quand le Dr Erskine est tué par un soldat allemand infiltré, Steve le poursuit et découvre qu’il travaillait pour l’HYDRA, une organisation nazie un peu trop portée sur les expériences scientifiques. Captain America servira alors de propagande pour l’armée américaine, et de figure héroïque pour les troupes. Mais quand il apprend que son ami Bucky est retenu prisonnier en Europe par l’HYDRA, il s’empresse de se rendre sur place, pour se retrouver face à face avec l’homme à la tête de cette organisation : Crâne Rouge (Hugo Weaving).

Ce dernier parviendra à s’enfuir, tandis que Cap sauve Bucky et le reste des soldats prisonniers. Lors d’une mission visant à capturer le bras droit de Crâne Rouge, le scientifique Arnim Zola, Bucky fera une chute que Steve pensera mortelle, le conduisant à être dévasté et à se précipiter vers le lieu indiqué par Zola, où Crâne Rouge semble se cacher.

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Crâne Rouge en possession du Cube Cosmique

Le criminel se servait d’une puissance inconnue, le Cube Cosmique (aka le Tesseract), pour créer des armes de destruction mortelles. Ce dernier combat alors Captain America dans la montagne, et dans un avion rempli de bombes destinées à être déversées sur les villes américaines. Crâne Rouge disparaîtra, le Cube Cosmique semble l’avoir téléporté quelque part, et Cap se retrouve seul aux commandes de l’avion, qu’il forcera à s’écraser dans la mer gelée après avoir fait ses adieux à Peggy.

Des années plus tard, Steve se réveille dans un hôpital de nos jours à New York. Un homme prénommé Nick Fury (Samuel L. Jackson) lui indique qu’il a été absent plusieurs décennies, avant de mentionner le projet Avengers Initiative.

La scène post-générique est ainsi le trailer du film Avengers, qui regroupe les figures les plus mythiques de Marvel Studios.

 

Les coulisses de Captain America – First Avenger

De par son origin-story, Captain America reprend l’histoire de base du personnage dans les comics, qui a vu le jour en 1940, où le super soldat combattait Hitler à l’époque. Réalisé par Joe Johnston (Jurassic Park 3, Jumanji), le film met en avant le charisme de Chris Evans qui prend son rôle au sérieux et offre la figure emblématique du patriote américain sur grand écran, faisant oublier son rôle pas si convaincant de la Torche Humaine dans Les 4 Fantastiques en 2005.

Côté production, on retrouve bien évidemment le patron de Marvel Studios, à savoir Kevin Feige, pour le dernier film du MCU post Avengers. Le film aura droit à deux suite : Captain America : le Soldat de l’Hiver (Joe et Anthony Russo) et Captain America : Civil War, ainsi qu’une série dérivée centrée sur le personnage de Peggy : Agent Carter.

Côté box office, la recette mondiale du film s’élève à 370 millions de dollars, dont $176 millions aux Etats-Unis et au Canada, et $10 millions en France (avec seulement 1 millions d’entrés), ce qui est l’un des plus faibles scores pour un film du MCU. Et pourtant, le film satisfait la plupart des fans, qui n’hésitent pas à le noter favorablement sur Allociné notamment.

Quelques anecdotes sur le film

Wolverine et Magneto ont bien failli faire leur petit caméo dans le film, mais Marvel n’avait pas encore les droits à l’époque, puisque ces personnages appartenaient à la 20th Century Fox.

Chris Evans a dû pousser à la salle pour avoir le corps qu’il présente dans le film. Mais pour les scènes où son personnage n’a pas encore reçu le sérum, sa masse musculaire a été numériquement rétrécie, et un autre acteur a été engagé juste pour jouer le corps frêle du héros.

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Chris Evans dans les Fantastic Four avec 20kg en moins

Emily Blunt avait refusé le rôle de Peggy Carter, et Chris Evans avait lui aussi initialement décliné l’offre trois fois avant de finalement l’accepter.

Les costumes de Captain America dans le film s’inspire fortement de ceux portés par le héros dans les comics Ultimate.

Hayley Atwell aussi a dû s’entraîner pour les besoins du film, physiquement ainsi qu’au tir au pistolet, et avec un Marine s’il vous plaît !

Bien évidemment, Stan Lee y va de son petit caméo dans le film en prenant les traits d’un général ne reconnaissant pas Captain America lors d’une conférence.

Fiche Technique

Réalisation : Joe Johnston
Scénario : Christopher Markus et Stephen McFeely, d’après les personnages créés par Joe Simon et Jack Kirby
Montage : Robert Dalva et Jeffrey Ford
Musique : Alan Silvestri
Production : Kevin Feige et Stephen Broussard
Société de production : Marvel Studios
Sociétés de distribution : Paramount Pictures (2011-2012), Walt Disney Studios Distribution (depuis 2013)
Budget : 140 millions USD
Durée : 119 minutes
Dates de sortie : 22 juillet 2011 (Canada, États-Unis) | France : 17 août 2011

Le casting

Chris Evans : Steve Rogers / Captain America
Hayley Atwell : Peggy Carter
Sebastian Stan : James « Bucky » Barnes
Tommy Lee Jones : colonel Chester Phillips
Hugo Weaving : Johann Schmidt / Crâne rouge
Dominic Cooper : Howard Stark
Toby Jones : Dr Arnim Zola
Stanley Tucci : Dr Erskine
Neal McDonough : Timothy « Dum Dum » Dugan
Derek Luke : Gabe Jones
Kenneth Choi : Jim Morita
J. J. Feild : James Montgomery Falsworth

Iron Man de Jon Favreau (2008) – Dossier Complet

Iron Man de Jon Favreau (2008) – Dossier Complet

Le premier film du Marvel Cinematic Universe (MCU) met en avant l’homme de fer, le super-héros fondateur des Avengers, j’ai nommé Iron Man. Porteur d’une réelle ambition d’entamer un univers étendu au cinéma, le film a su marquer les fans dans le monde.

Le pitch

Milliardaire et génie philanthrope, Tony Stark (interprété par l’acteur Robert Downey Jr) dirige Stark Industries, une compagnie créée par son père Howard (que l’on voit dans Captain America), et émerveille – ou effraie, c’est selon – le monde entier par ses inventions militaires brillantes. Mais quand Tony s’apprête à dévoiler son nouveau missile “Jericho” en Afghanistan, les choses tournent mal et il se fait capturer par des terroristes de l’organisation des Dix Anneaux. Durant l’attaque de son convoi militaire, il est gravement blessé à la poitrine par des éclats de shrapnel (ironie du sort : les terroristes avait utilisé des armes Stark Industries pour le kidnapper).

Prisonnier aux côtés du docteur Yinsen dans une grotte afghane, le futur héros va devoir se construire un réacteur Ark à partir de rien afin d’éviter que les éclats de shrapnel présents dans sa poitrine n’atteignent son cœur et ne le tue. Porté par la volonté de s’enfuir, et bien épaulé par Yinsen, Stark entame la construction de sa première armure Mark I, au lieu de créer un missile meurtrier à la demande des terroristes.

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Tony et Doc’ Yinsen font du bricolage de pointe

Le docteur Yinsen meurt pendant leur fuite, tandis que Stark utilise l’armement installé sur son armure pour défaire les terroristes des Dix Anneaux.
Après s’être crashé en plein désert, il est finalement retrouvé par son meilleur ami le Lieutenant Colonel James Rhodes (Terrence Howard, remplacé par Don Cheadle dans les prochains opus) qui le ramène au bercail. De retour aux États-Unis, Tony déclare alors ne plus vouloir continuer à fabriquer des armes si destructrices, au grand dam d’Obadiah Stane (Jeff Bridges), son bras droit qui avait pris les commandes de Stark Industries après sa disparition.

De son côté, Stark commence à construire plusieurs armures différentes avec l’aide de sa secrétaire Pepper Potts (Gwyneth Paltrow) – qui ne le laisse pas indifférent – et de son homme de main Happy Hogan (Jon Favreau). Mais il va vite découvrir que les Dix Anneaux utilisaient des armes créées par sa propre compagnie, et que Stane l’avait trahi en orchestrant son enlèvement pour prendre la tête de Stark Industries et de ses armes.

 

Ce dernier va également trahir le groupe terroriste qui – ayant trouvé des morceaux du prototype d’armure de Stark après sa fuite – voulait que Stane leur en construise une pour régner sur l’Asie. Ce n’est pourtant pas dans les plans de Stane qui va tout bonnement voler ladite armure et l’améliorer pour pouvoir tenir tête à Tony.

Alors que Pepper contacte le S.H.I.E.L.D pour arrêter Stane, ce dernier dévoile que, à défaut de pouvoir répliquer le réacteur de Tony, il s’en est emparé de force pour alimenter sa propre armure. Stark reprend alors le tout premier qu’il a créé en Afghanistan et part combattre Stane – désormais Iron Monger – au sommet de la tour Stark. Le héros ordonne à Pepper d’allumer le gigantesque réacteur pour électrocuter Stane, et parvient à s’en sortir de justesse. Le lendemain, Tony Stark est surnommé Iron Man par la presse après avoir dévoilé son identité et son alter ego au grand public à New York.

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Iron Monger versus Pepper Potts : qui gagne ?

La scène post-générique – la première de tout le MCU ! – montre Nick Fury (Samuel L. Jackson) se présenter et entamer une discussion à propos d’un certain projet Avengers…

Le film est une origin story qui revisite quelque peu les vraies origines du héros Iron Man, qui a vu le jour en 1963 sous les plumes de Stan Lee et de Jack Kirby dans le Tales of Suspense #39. Bien que les grandes lignes narratives soient les mêmes, c’est surtout l’alcoolisme de Tony Stark qui est absent de ce film, tandis que c’est l’un de ses traits principaux dans les comics à l’origine. Le fait de transporter Stark en Afghanistan plutôt qu’au Viet Nam comme c’était initialement le cas suit également la logique du climat géopolitique de ce début de XXIe siècle.

Qui pour interpréter le playboy ?

Iron Man est le premier long métrage que les studios Marvel auront financé de A à Z, et c’est aussi celui qui marque le début du MCU avec Kevin Feige à la production. C’est Jon Favreau (Zathura : une aventure spatiale) qui s’attelle au projet dès 2006. Pour revêtir l’armure, Tom Cruise et Nicolas Cage étaient pressentis, de même que Sam Rockwell – qui va interpréter par la suite Justin Hammer, antagoniste du film Iron Man 2 – mais c’est bel et bien Robert Downey Jr. qui décrochera le rôle du milliardaire playboy. Jon Favreau en profite également pour jouer dans son propre film en tant qu’Happy Hogan. Le tournage a débuté dès mars 2007 principalement en Californie, et le film est sorti le 30 avril 2008 en France.

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Jon Favreau (le réalisateur du film), Kevin Feige (président de Marvel Studios), Louis D’Esposito(co-président de Marvel Studios), Alan Bergman (président de Walt Disney Studios)

Côté box-office, le film est un succès mondial, engrangeant 558 millions de dollars dans le monde (318 412 101 $ aux États-Unis et 19 197 690 $ en France, où le film a dépassé les 2 millions d’entrées en salle).

Quelques anecdotes sur le film…

Outre la volonté de la production de faire signer Tom Cruise ou Nicolas Cage pour camper Tony Stark, Pepper Potts aurait pu être jouée par… Rachel McAdams ! Cette dernière a cependant refusé la proposition, et le rôle a été attribué à Gwyneth Paltrow. Robert Downey Jr., quant à lui, a pris au sérieux son rôle et a fait jouer ses biceps pour pouvoir supporter les 40 kg que pesait l’armure d’Iron Man ! Côté réalisateur, beaucoup se sont montrés intéressés par le projet, de Joss Whedon (qui finira par réaliser Avengers) à … Quentin Tarantino ! Pas sûr que le ton aurait été le même alors…

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Rachel McAdams interprète Christine Palmer dans Dr Strange

J.A.R.V.I.S, gamer dans l’âme ? XXIe siècle oblige, le majordome de Tony Stark a été transformé en IA pour les besoins du film – avec une volonté certaine de s’éloigner de la figure d’Alfred, le majordome de Batman. Et ce sacré JARVIS ne peut s’empêcher de faire un clin d’oeil aux gamers avertis puisque le bruit des canons du jeu Space Invaders se fait entendre lorsque l’IA verrouille sa cible.

Les premiers jets de scénario du film proposaient une version où Howard, le père de Tony, n’était pas mort, et où Stark aurait inventé les bras tentaculaires du Dr Octopus dans Spider-Man 2.

Enfin, ce film marque le premier caméo de Stan Lee dans un film du MCU. Ici, on peut le voir aux bras de deux jeunes femmes lors d’une soirée.

Fiche Technique

Réalisation : Jon Favreau
Scénario : Matt Holloway, Art Marcum, Mark Fergus et Hawk Ostby, d’après les personnages créés par Stan Lee, Don Heck, Larry Lieber et Jack Kirby
Direction artistique : David F. Klassen, Richard F. Mays, Suzan Wexler
Montage : Dan Lebental
Musique : Ramin Djawadi
Production : Avi Arad, Kevin Feige
Production exécutive : Peter Billingsley, Louis D’Esposito, Jon Favreau, Stan Lee, David Maisel
Production associée : Eric Heffron, Jeremy Latcham
Société de productions : Marvel Studios et Fairview Entertainment
Société de distribution : Paramount Pictures (États-Unis, 2008-2012), SND (France, 2008-2012), Walt Disney Studios Distribution (depuis 2013)1
Budget : 140 millions USD2
Durée : 126 minutes
Dates de sortie : 2 mai 2008 (USA) | 30 avril 2008 (France et Belgique)

Le casting

Robert Downey Jr. : Tony Stark / Iron Man
Gwyneth Paltrow : Pepper Potts
Terrence Howard : lieutenant-colonel James « Rhodey » Rhodes
Jeff Bridges : Obadiah Stane
Shaun Toub : Ho Yinsen
Jon Favreau : Harold « Happy » Hogan
Clark Gregg : Phil Coulson, agent du SHIELD
Gerard Sanders : Howard Stark
Stan Lee : lui-même, confondu avec Hugh Hefner, créateur de Playboy (caméo)
Samuel L. Jackson : Nick Fury, directeur du SHIELD (non crédité, scène post-générique)

Rachat de la Fox par Disney : quel avenir pour le Marvel Cinematic Universe ?

Rachat de la Fox par Disney : quel avenir pour le Marvel Cinematic Universe ?

La souris aux grandes oreilles va grandir encore plus après l’annonce de la fusion des studios Fox et Disney pour la modique somme de 71 milliards de dollars. Beaucoup de questions se soulèvent, mais celle qui nous intéresse est la suivante : de quels personnages Disney et Marvel vont-ils acquérir les droits, et comment les amener dans l’univers cinématographique marvel (MCU) déjà à son apogée ?

Le débarquement de nouveaux personnages et histoires potentielles tombe à point nommé, Avengers 4 étant censé être un tournant pour les différents personnages que nous connaissons tous.

Les X-Men

Les fans de Marvel sont aux anges : même si les précédents films et notamment depuis X-Men First Class ont séduit, il leur tardait de voir Wolverine, Cyclope et Jean Grey gambader aux côtés des Avengers. Ils le peuvent maintenant. Mais pas forcément avec le visage qu’on leur connaît : Hugh Jackman a tiré sa révérence et le prochain film X-Men Dark Phenix (qui sortira dans nos salles le 5 juin 2019) a l’air tout indiqué pour offrir une conclusion à la saga.

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X-Men : Dark Phoenix

Un reboot serait alors probable, avec le potentiel de remplacer la saga Avengers au vu des dizaines d’histoires fortes que les mutants ont à proposer. Sachant que Marvel a déjà utilisé Scarlet Witch (Elizabeth Olsen) et Quicksilver (Aaron Taylor Johnson), il suffirait de les qualifier de mutants pour apporter de nouvelles idées. Magneto offre également un vilain de choix, pourquoi pas en reliant son passé avec celui de Wanda Maximoff (qui est sa fille dans les comics !). Enfin, un événement tel que celui de « House of M » en 2005 où elle créée une réalité où les mutants n’existent plus a le potentiel pour être un bon point d’entrée de la communauté mutante dans le MCU.

Deadpool

Que faire avec Deadpool ? Le ton des films n’étant clairement pas le même que celui des films du label MCU, peut-être faudrait-il lui réserver univers à part en gardant ses liens avec les X-Men et désormais les Avengers, mais sans le faire évoluer à leurs côtés. Autrement, soit son personnage sera édulcorer pour en faire un parfait gendre et coller à l’image du MCU, soit il y aura un trop grand décalage avec ses compagnons de jeu ce qui nuirait à l’harmonie des prochains films. N’empêche, on a hâte de voir ses futurs caméos !

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Deadpool : un héros trop grossier pour le MCU ?

 

Les 4 Fantastiques

C’est peut-être l’univers le plus malmené par ses adaptations. Les 4 Fantastiques sont une figure de proue des comics Marvel, et pourtant ses 3 adaptations restantes nous ont laissés sur notre faim (et c’est peu dire). Disney a enfin la chance de remettre les choses en ordre. Mais surtout, introduire trois des personnages les plus importants des comics : Galactus et le Docteur Fatalis, qui reste à ce jour des ennemis au niveau de Thanos ! De là à imaginer un cross-over cosmique tel que « Annihilation » en 2006, où Galactus, le Surfer d’Argent, les Gardiens de la Galaxie et Nova sauvent le monde, il n’y a qu’un pas !

La phase 4 du MCU : quels sont les plans ?

La phase 3 de Marvel s’achèvera avec le très attendu « Avengers 4 » dont le titre n’a pas encore été dévoilé. Que nous réservera la suite ? Si on prend en compte la quantité de nouveaux personnages s’apprêtant à débarquer dans cet univers, on peut facilement imaginer certains arcs narratifs pertinents :

Bien évidemment, les X-Men ne seront peut-être pas les bienvenus lors de leurs premiers pas dans le MCU. Si Marvel souhaite poursuivre le souffle épique de Infinity War, ils n’ont qu’à organiser la rencontre entre les deux équipes super-héroïques les plus puissantes : oui, le comics Avengers VS X-Men est un cross-over de 2012 dans lequel les plus grands héros se déchirent à la Civil War : mutants contre Vengeurs. Une façon de nous en mettre plein la vue avant qu’un ennemi commun ne les rassemble. Galactus a bien entendu assez de carrure pour devenir la future menace ultime de la phase 4.

Si on a déjà évoqué House of M comme point d’entrée potentiel des mutants dans le MCU, le plus récent Civil War II (2016) fait s’opposer les Avengers à propos d’un Inhumain pouvant voir l’avenir. La série Inhumans ayant fait un bide, il suffirait à la Maison des Idées de faire de cet élément déclencheur un simple mutant. Mais le temps ne semble pas être à la scission chez Marvel, et il existe tant de raisons pour nos héros de se serrer la pince : un Hulk déchaîné qui revient sur Terre dans World War Hulk (2006), les différentes réalités qui se fusionnent grâce à Fatalis dans Secret Wars (2015), la mort du gardien Uatu dans Original Sin (2014)…

Marvel regorge d’idées et de personnages qui ne demandent qu’à être exploités. Avec le rachat de la majorité de ses héros et vilains, Disney s’est donné les moyens d’étendre encore plus son univers Marvel, prouvant une fois de plus son hégémonie sur Hollywood.

Les pires défaites de Batman

Les pires défaites de Batman

L’homme chauve-souris est un expert en arts martiaux, ainsi que le meilleur détective du monde. Cependant, on en oublierait bien vite que notre Batou préféré n’est pas invincible. Petit passage en revue des pires défaites de Batman !

1) Batman Vs Predator

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Quand, en 1991, Batman affronte le Predator dans une série de comics de Dave Gibbons, il ne prend pas forcément la mesure du danger. Leur premier affrontement se solde par une terrible défaite pour le chevalier noir. Le justicier, très grièvement blessé, ne s’en sortira que grâce à sa précieuse Batmobile. N’est pas Schwarzy qui veut…

2) Quand Wonder Woman parle, on l’écoute…

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… Et le conseil est aussi valable pour Batman ! À la suite d’un rituel sacré (Hiketeia), l’amazone reçoit pour mission de protéger une jeune femme : Danielle Wellys. Mais celle-ci est également une criminelle qui a assassiné plusieurs trafiquants de drogue. La route de Wonder Woman croise donc celle de Batman, qui tente d’appréhender Danielle. Malheureusement pour l’homme chauve-souris, c’est Diana Prince qui aura le dernier mot !

3) Superman a la main un peu lourde

Surtout quand, dans Infinite Crisis, il est dupé par Brainiac et le confond avec le dark knight. Résultat : Superman, pensant assister à l’agression de Loïs Lane, terrasse Batman sans difficulté. Décidément, c’est pas de chance !

4) Bane, le briseur de colonne

Dans Batman – The Dark Knight #6, Bane finit par avoir raison de la chauve-souris, en lui cassant littéralement le dos. Une scène que l’on retrouve d’ailleurs dans le film The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. Trop sûr de lui, Bruce Wayne prend une belle déculottée de la part du mercenaire…

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5) Green Lantern (Hal Jordan)

Dans Green Lantern: Rebirth, Hal Jordan connaît une résurrection assez extraordinaire, que lui-même n’est pas en mesure d’expliquer. La situation laissera Batman plus que soupçonneux. Seulement voilà, excédé par l’attitude de Bruce, Hal Jordan finira par laisser parler sa colère en lui décochant un coup de poing. Voilà comment, sans même utiliser ses pouvoirs, Green Lantern a mis Batman KO…

6) L’humiliation par Deathstroke

Batman a beau être un expert au corps à corps, sa force et ses réflexes sont limités. Surtout quand ont les compare à ceux de Slade Wilson. Il faut dire que le super-vilain a bénéficié d’un sérum lui conférant quelques avantages. Ainsi, dans Deathstroke # 9, il règle son compte à Batou sur les hauteurs d’un immeuble, avant de déclarer qu’il n’est qu’un « homme ordinaire » qui essaye de trouver sa place dans un monde « extraordinaire ». Dur dur…

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7) Une meilleure maîtrise des arts martiaux pour Lady Shiva

La super-vilaine est l’un des rares personnages sans « pouvoirs » à surpasser Batman. Elle le prouve dans Nightwing #0, en lui infligeant une belle défaite. Plus rapide, et capable d’anticiper les mouvements de ses adversaires, Lady Shiva n’a rien à envier à Bruce Wayne. C’est d’ailleurs elle qui l’entraînera après sa blessure contre Bane.defaite-batman-lady-shiva

8) Le fusil du Sergent Branden

Batman déteste les armes à feu et, manifestement, elles le lui rendent bien. En effet, quand le chef de la police d’intervention de Gotham, le Sergent Branden, fait feu sur lui, le chevalier noir s’écroule. Il ne devra sa survie qu’à son armure…

9) La vengeance de Red Hood

Jason Todd est l’un des personnages à avoir enfilé le costume de Robin. Hélas, il meurt de la main du Joker. Aussi, quand il revient d’entre les morts sous le nom de Red Hood, il n’a qu’une volonté : se venger. Aussitôt dit, aussitôt fait. Il bat le Joker à coups de barre de fer, et parvient à neutraliser Batman qui tente de s’interposer…defaite-batman-red-hood

10) Le leader du gang des mutants

Dans l’excellent The Dark Knight Returns de Franck Miller, c’est un Batman vieillissant qui s’attaque au leader des mutants. Et ce n’est franchement pas l’idée du siècle. Le justicier se fait botter les fesses dans les règles de l’art. Ce qui ne l’empêchera quand même pas de prendre sa revanche plus tard !

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11) Le Joker

Bien que le plus grand ennemi du chevalier noir n’ait jamais réussi à le battre physiquement, il est finalement toujours vainqueur. En effet, à chaque fois que le Joker tue un innocent, il ne fait que prouver à Batman qu’il lui est impossible de protéger tout le monde. D’autant que l’homme chauve-souris se refuse lui-même à en découdre définitivement avec sa némésis.

12) Gueule d’Argile

Gueule d’Argile n’est pas forcément l’ennemi le plus puissant du super-héros. Néanmoins, dans Shadow of the Bat # 75, publié en juin 1998, il parvient à le mettre KO alors qu’il venait de capturer Mr. Freeze. Batman parvient heureusement à s’enfuir au moment où les deux super-vilains se disputent le droit de le tuer !

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