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Buffy contre les vampires : le remake de la série officialisé

Buffy contre les vampires : le remake de la série officialisé

En juillet dernier, le Comic Con de San Diego nous lâchait une bombe : Buffy la tueuse de vampires fera son grand come-back, et c’est bien confirmé par la 20th Century Fox ! On entend encore le son mythique de la guitare électrique faisant vibrer un générique beaucoup trop kitsch (mais on adorait ça). Apparemment, le remake prendra une direction quelque peu différente de son prédécesseur, au grand dam ou bonheur des Buffy-addicts. On vous en dit plus.

Buffy contre les vampires – l’original – ça donnait quoi déjà ?

Buffy (l’inoubliable Sarah Michelle Gellar), c’était juste la plus cool de toutes les lycéennes du monde, ou plutôt de Sunnydale. Tout d’abord, elle était issue d’une longue lignée de femmes badass choisies par le destin pour combattre les forces du mal (rien que ça). Résultat : elle était forte comme un bœuf, dotée d’une souplesse de fou furieux et faisait des rêves qui prédisaient le futur. N’oublions pas son coach magique Rupert Giles (Anthony Stewart Head), ses fidèles acolytes Alex (Nicholas Brendon) et Willow (Alyson Hannigan, star de How I met your mother) et sa sulfureuse rivale, Faith (Eliza Dushku). Quel bonheur de voir ce personnage timide comme une souris évoluer pour devenir une femme accomplie et ouvertement homosexuelle : assez rare pour une série des années 90 !

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Mais Buffy, c’est aussi Spike (James Marsters), blond peroxydé et accessoirement dévoreur de sang humain. Et, obviously, Angel le ténébreux (aka David Boreanaz), vampire condamné à porter une âme jusqu’à la fin des temps. On a a-do-ré voir l’héroïne principale s’amouracher de ce dépressif sexy (rappelez-vous les épisodes hot de la série, titillant nos hormones d’adolescents), puis flirter éhontément avec son ennemi juré – Spike, pour ne pas le nommer – dans les saisons futures.

Mais surtout, comment oublier ce sentiment jouissif face aux vampires désintégrés dans l’atmosphère après un bon coup de pieu administré par notre superstar aux cheveux d’or ? Bref, cet immanquable de la trilogie du samedi a laissé un vide parmi nos incontournables du weekend… Alors, quid de la nouvelle version télévisée en perspective ?

Que sait-on du remake de Buffy contre les vampires ?

On sait premièrement que le casting sera assez chamboulé. Et oui, Buffy sera incarnée par une actrice afro-américaine à l’image du reste du casting qui sera beaucoup plus mixte que la série originelle dont les acteurs, disons-le, étaient majoritairement caucasiens. Plutôt positif donc pour ce premier choix adapté à son époque. Mais la crème de la crème reste la présence de Joss Whedon, créateur de la série originale, qui sera aux manettes en tant que producteur exécutif aux côtés de Monica Owusu-Breen… Mais si vous la connaissez, il s’agit de la scénariste de Charmed, Alias et Lost !

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Joss Whedon en plein tournage

Les pros & cons d’un Buffy 2.0

Les adorateurs de Buffy Summers version old-school crient au sacrilège car il est en effet difficile de remplacer le panache de cet supergirl. On se demande s’il ne s’agit pas d’un simple fan-service pour assouvir les nostalgiques de cette série iconique des 90’s. Mais au risque de faire pâlir les mauvaises langues, créer un reboot de Buffy contre les vampires peut avoir du bon.

A l’heure où les thématiques féministes prennent une place croissante au sein des shows télévisés, n’est-il pas tout naturel de redécouvrir l’univers de cette femme au courage d’acier en l’adaptant à notre société actuelle ? Joss Whedon était déjà en avance sur son temps en nous proposant une héroïne à la sauce woman-power, intelligente et diablement culottée (notamment face à l‘affreux nerd misogyne Warren Mears, interprété par Adam Busch). On espère donc que sa nouvelle collaboration sera tout aussi croustillante.

Seul cheveu dans la soupe : les créateurs de la nouvelle série devront faire attention à éviter les lancées de tomates qu’ont reçu les autres remakes. J’ai nommé MacGyver, très faiblement encensé, Charmed, dont le casting a généré une myriade de moqueries, au même titre que le nouveau Roswell. La question à un million est donc la suivante : les acteurs et intrigues de la série seront-ils à la hauteur ? Ou en viendra-t-on à pleurer une seconde fois la mort de nos jeunes années ? Quoi qu’il en soit, Gary Newman (patron de la Fox) n’attend plus que le go de Whedon pour lancer le projet ! Et nous, on a hâte de voir ça…

Stranger Things sur Netflix : tout savoir sur la série déjà culte

Stranger Things sur Netflix : tout savoir sur la série déjà culte

Si comme ces millions de téléspectateurs, vous avez dévoré toutes crues les deux premières saisons de Stranger Things, vous devez probablement être en train de ronger votre frein dans l’attente du troisième volet. Histoire de faire passer la pilule, on vous livre les maigres infos dont on dispose et quelques récaps… il faudra s’en contenter !

Stranger Things saison 1 : le pitch

Série iconique de la génération 80 ou les nostalgiques d’une époque jamais vécue, Stranger Things a envahi nos cœurs et n’en sortira probablement jamais. Véritable Goonies 2.0, la série nous plonge dans l’univers sombre et fascinant de 4 copains : Mike Wheeler (Finn Wolfhard), Will Byers (Noah Schnapp), Dustin Henderson (Gaten Matarazzo) et Lucas Sinclair (Caleb Mc Laughlin) occupés à enfourcher leurs vélos et jouer à Donjons & Dragons. Sauf qu’un événement tragique vient perturber leur vie, disons-le, plutôt classique de pré-ados.

Will disparaît sans crier gare, poussant sa mère, la divine Winona Rider (aka Joyce Byers) et ses acolytes à mener l’enquête, aidés par le Sherif Jim Hopper (David Harbour) qui flaire le mauvais coup. On embarque donc pour une aventure complètement dingue, sur fond de soundtrack délicieusement old-school et de monstres sortis du placard, en plein cœur de l’upside down (un monde parallèle maléfique).

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Alors que nos comparses s’engagent dans leur épopée fantastique, Eleven alias « El » (Milly Bobby Brown) – une curieuse fille au crâne rasée accessoirement dotée de pouvoirs télékinésiques – fait son apparition. On comprend vite qu’elle est liée à une série d’abominables expériences top secrètes menées par le gouvernement. En bref, ça ne sent pas très bon…

Pourquoi on a adoré ?

Les Duffer Brothers, créateurs de la série, ont voulu nous faire partager leur madeleine de Proust en entremêlant deux univers, celui du darkissime Stephen King et ses freaks à faire pâlir les morts (Demogorgon quand tu nous tient), et un autre versant plus fun rappelant les films iconiques des années 80. De la bande de gamins nerds façon Ghostbusters aux ados en jean taille haute, en passant par les cassettes collector, tout y est ! On aimerait s’incruster parmi cette bande de copains prêts à tout pour sauver leur pote, et profiter des superpouvoirs de El malgré ses saignements de nez un peu flippants.

Stranger Things saison 2 : le pitch

On se retrouve un an après la disparition de El, brutalement séparée de la crew. Will est sain et sauf (rappelez-vous, maman Byers et Sherif Hopper le sauvaient des griffes de l’upside down), enfin presque car ses visions du monde parallèle s’intensifient et il semble possédé par une étrange créature gluante et tentaculaire. Pendant ce temps, Joyce passe son temps avec son nouveau jules, Bobby (Sean Astin : Sam Gamgi c’est lui !) tout en faisant copain copain avec Hopper. Quant à notre bande de joyeux lurons, leur cercle s’agrandit avec l’arrivée de Max, une rousse pétillante toujours affublée de son skateboard.

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On finit par retrouver Eleven, qui après avoir découvert que sa mère avait viré folledingue part se réfugier chez une bande de loubards. C’est là qu’elle commence à développer sérieusement ses super-pouvoirs et déplacer du lourd. Elle est ensuite repêchée par Hopper, voyant sans doute en elle une occasion de récupérer l’enfant qu’il a perdu quelques années auparavant.

Tout est bien qui finit bien puisque tous nos BFF se retrouvent ensemble et Will est définitivement libéré du son affreux monstre intérieur. On vous laisse (re)découvrir les mythiques scènes d’action pour ce passage et surtout le bal de fin d’année, outrageusement mignon.

On en pense quoi au final ?

Disons-le clairement, le récit est assez lourdement ralenti par les histoires de cœur, moments intimes et chamailleries durant la première moitié de la saison. Toutefois, les frères Duffer relèvent à nouveau le défi de nous plonger dans l’univers magique des 80’s, autant grâce aux références cinématographiques (que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître) à base de Gremlins, E.T, Terminator, que par les looks magiques des acteurs, atrocement ringards.

Que sait-on de la saison 3 de Stranger Things ?

Peu d’infos ont fuité sur la suite du phénomène Netflix mis à part une vidéo d’un faux spot publicitaire pour le nouveau centre commercial d’Hawkins, kitsch à souhait. On sait déjà que le tournage a commencé en décembre 2017 et que la saison se déroulera en 1985, soit un an après le dernier épisode.

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Le super demogorgon sera-t-il le grand méchant de la saison 3

Par ailleurs, de nouvelles recrues seront de la partie, notamment le maire de Hawkins, Larry Kline (incarné par Cary Elwes déjà aperçu dans Saw) ainsi que Bruce, un journaliste légèrement louche joué par Jake Busey. Patricia Brown, sorte de mamie gâteau un peu radoteuse, devrait également faire quelques apparitions. On sait aussi qu’un autre personnage incarné par l’actrice Francesca Reale (vue dans Haters Back Off sur Netflix) rejoindra le casting pour un rôle très important.

Quant aux personnages déjà existants, Max (Sadie Sink) et Priah Ferguson (Erica, frangine de Lucas) prendront à priori un peu plus d’importance dans la série. Keep calm les couples Mike/Eleven, Max/Lucas seront aussi un peu plus approfondis. Rendez-vous l’été prochain, même si ça parait bien loin…

Les nouvelles aventures de Sabrina : une digne suite de la série iconique ?

Les nouvelles aventures de Sabrina : une digne suite de la série iconique ?

Le 26 octobre dernier, Netflix nous dévoilait la première saison du reboot de Sabrina, l’apprentie sorcière, j’ai nommé dorénavant : Les nouvelles aventures de Sabrina. Pour ceux qui s’attendaient à retrouver leur héroïne gentillette transformer les chipies en crapauds, on est bien loin du compte. Voici ce que donne le remake de la teen série des 90’s, beaucoup plus dark que son prédécesseur.

Sabrina l’apprentie sorcière : le pitch à la sauce 90

Adaptée de la série de comics au même titre (signé Dan DeCarlo chez Archie Comics), Sabrina, l’apprentie sorcière revenait pour la quatrième fois sur les écrans en 1996, après plusieurs adaptations kitschesques. Pour vous replacer dans le contexte de vos jeunes années, Sabrina Spellman (jouée par la pétillante Melissa Joan Hart) apprenait le jour de ses 16 ans son statut de sorcière.

Les parents ayant disparu de la circulation (papa sorcier, maman mortelle), la jeune blondinette était élevée par ses deux tantes totalement loufoques, Hilda et Zelda, respectivement interprétées par Caroline Rhea et Beth Broderick. Hilda, c’était une sorte de Phoebe Buffay quarantenaire aux fringues multicolores et toujours prête à faire la bringue. Sa sœurette était plutôt du genre nerd un peu trop sérieuse qui offrait un parfait complément à la frangine délurée.

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Sabrina et ses deux tantes : Hilda et Zelda

Et n’oublions pas les deux principaux acolytes de Sabrina, Harvey Kinkle (Nate Richert) son gros crush, et Salem, qui était tout bonnement le chat le plus stylé de tout l’univers. Accessoirement, il s’agissait d’un ex-sorcier mégalo condamné à vivre un siècle dans le corps d’un matou. Faute de n’avoir pu conquérir le monde, il passait ses journées à papoter avec sa maîtresse et l’aider dans ses sortilèges. Il y avait aussi cette peste de Libby qui cherchait constamment des noises, ce qui lui valut de se faire temporairement transformer en chèvre… Mythique.

Qu’on se le dise : si la première (ou plutôt quatrième) version de Sabrina était complètement givrée, ça n’est clairement pas le cas de son successeur qui s’éloigne drastiquement de l’univers crazy girly de notre série d’enfance.

Les nouvelles aventures de Sabrina : le pitch

Exit le catou guignol et pipelette comme une pie : ici, Salem est un chat « normal » destiné à protéger sa maîtresse de ses ennemis, point barre. On vous voit déjà crier au scandale mais comme l’explique Robert Aguirre-Sacasa, créateur de la série, il s’agissait d’un choix stratégique pour mettre un terme à l’univers comique de la série. Et en effet, ça ne loupe pas : la nouvelle Sabrina (jouée par Kiernan Shipka, déjà vue dans Mad Men) vit dans un monde satanique, noir et dénué de mignonneries.

Sabrina (« Brina » pour les intimes) est une sorcière de son temps : forte, intelligente, et furieusement attachée à son petit ami Harvey (Ross Lynch) et ses BFF Susie et Rosalind (Lachlan Watson et Jazz Sinclair).

On retrouve donc miss Spellman à la veille de ses seize ans habitant chez ses deux tantes (incarnées par Lucy Davis et Miranda Otto) dans la mystérieuse ville de Greendale. Toujours le même schéma familial à l’exception d’un nouvel élément venant s’inviter dans le manoir / maison mortuaire (on vous l’a dit, le bisounours c’est du passé) : Ambrose Spellman, le cousin sorcier pansexuel condamné à rester entre quatre murs pour avoir voulu faire sauter le Vatican. Rien que ça.

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Jusqu’ici rien d’affolant sauf que pour devenir une vraie sorcière, Sabrina doit passer par un « dark baptism » à l’instar de ses aînés et se soumettre au Dark Lord, aka Satan en personne. On vous la fait courte : Sabrina refuse de renier sa partie mortelle et file à l’anglaise durant son baptême noir. Après de lourdes négociations, elle fait un pacte avec le diable : on lui passera cette étape si elle accepte de se rendre à l’académie des sorcières. C’est là que commencent les embrouilles…

On en pense quoi ?

Même si l’on est assez nostalgique de la série d’origine et son ambiance délicieusement old-school, le remake nous rend tout chose à sa manière. Arrivé à point nommé durant la période d’Halloween, il nous a fait agréablement frissonner avec son ambiance Famille Adams sur fond de forêts maléfiques. Tout comme son homologue Riverdale, la série joue habilement sur les temporalités : au look 60’s des personnages (mention spéciale au col claudine des glaçantes 3 sisters) viennent s’ajouter plusieurs éléments high-tech, plaçant la série dans une époque indéterminée. Un décor qui nous donne sacrément envie de plonger sous le plaid avec une bonne grosse tasse de thé.

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Cerise sur le gâteau, cette nouvelle version est résolument plus woman-power que l’originale. Sabrina se bat bec et ongles pour que ses amies se fassent respecter par la gent masculine comme nous le démontre cette fameuse scène hot où elle donne une leçon bien méritée à une bande de décérébrés dans les mines (on ne vous en dit pas plus).

L’héroïne est une jeune ado en plein dans la mouvance mee too, renvoyant une image beaucoup plus engagée tout comme ses copines au caractère bien trempé. Et pour ceux qui, comme nous, voulaient du frisson, on est royalement servis avec les scènes de torture, sacrifices, voire de cannibalisme qui rythment la série. En somme, l’ambiance mi-horreur mi-fun est aussi brillante et percutante qu’un Stranger Things version witch.

Ô joie, la série fera son come-back sur Netflix pour une saison 2, déjà en tournage !

Cloak & Dagger sur Netflix : une teen-série Marvel prometteuse ?

Cloak & Dagger sur Netflix : une teen-série Marvel prometteuse ?

On ne s’en cache pas, l’été fut trépidant avec la sortie d’une nouvelle série Marvel sur Netflix : Cloak & Dagger (La Cape et l’Epée pour les frenchys) tiré du célèbre comics créé par Bill Mantlo et Ed Hannigan. C’est une nouvelle Alors qu’on s’attendait à une mièvre série adolescente à la sauce guimauve, nos deux héros nous ont clairement bluffé ! Focus sur la bonne surprise de l’année produite par la chaîne câblée américaine Freeform et orchestrée par le showrunner Joe Pokaski.

Cloak & Dagger : le synopsis

Tandy Bowen (Olivia Holt) et Tyron « Ty » Johnson (Aubrey Joseph) sont deux adolescents venus chacun de deux univers distincts. Enfin pas vraiment. Nos deux comparses découvrent qu’ils sont intimement connectés par un événement étrange survenu durant leurs jeunes années. Tous deux victimes d’un accident à l’âge de 10 ans, ils sont mystérieusement reliés par une explosion qui génère alors chez eux des pouvoirs surnaturels. C’est là que le show se met en place. Ils développent respectivement leurs super-pouvoirs à base de dague de lumière pour l’une et de téléportation pour l’autre et ne tarderont pas à découvrir que leurs forces associées sont bien plus puissantes.

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On est agréablement surpris par la dissociation entre comics et série : les scénaristes ont réellement su s’approprier le show et apporter une dimension intéressante à leurs personnages. Si Ty et Tandy étaient un peu trop clichés sur papier (Tyrone incarnait le stéréotype de l’afro-américain gangster et Tandy la blonde très propre sur elle abandonnée par sa mère), c’est tout le contraire chez Freeform. Ici, c’est Tandy qui joue les loubardes tandis que Tyrone vient d’une famille huppée, bien sous tous rapports. Cerise sur le gâteau, on s’éloigne une fois de plus des redites comics avec le cliché du savant fou, ici remplacé par l’explosion d’une plateforme pétrochimique.

Un parallèle frappant avec l’actualité

A l’image du Punisher, Cloak & Dagger fait référence à un pays marqué par la violence. La série ne fait pas l’impasse sur les problématiques actuelles telles que les bavures policières à l’égard de la communauté noire (le frère de Tyrone en fait d’ailleurs les frais), la pauvreté subie après le passage de l’ouragan Katrina (le show se déroule à la Nouvelle-Orléans) et les problèmes d’addictions qui en découlent.

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La petite famille au complet

En bref, on dresse le portrait d’une Amérique âpre en pleine déchéance sociale. Ces fléaux sont plutôt bien illustrés par le contexte familial de Tandy et sa mère junkie, mais aussi par l’agression de la jeune fille qui fait un parallèle très explicite au mouvement #Metoo. Tyrone, quant à lui, vit dans la peur constante de vivre la même expérience traumatisante que son grand frère, même s’il est issu d’un milieu aisé. Une juste référence au climat d’insécurité dans lequel vivent de nombreux citoyens afro-américains actuellement. En bref, les super pouvoirs semblent presque être un prétexte pour évoquer les sujets sensibles de façon détournée, et ça marche.

 

Pari plutôt réussi pour le teen-show

En bon fans de la série Legion, on n’a pas pu s’empêcher d’y voir un écho à l’excellent spin-off d’X-Men de par son univers onirique et psychédélique mais aussi avec le versant psychologique mis en avant. Une analyse approfondie des personnages nous est livrée, à l’image de Jessica Jones et son questionnement sur l’origine de ses super pouvoirs. De plus, à l’instar de Legion où David Haller (l’incroyable Dan Stevens) est traumatisé par sa vie en hôpital psychiatrique, on est ici aussi plongés dans les visions d’enfance, façon cauchemar bizarroïde.

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Tandy et Tyrone après la catastrophe

On s’éloigne donc du scénario classique des ados torturés et rebelles se livrant à des scènes d’action rocambolesque dans les couloirs du lycée. D’ailleurs les fight scenes sont rares et les super-vilains quasi inexistants, au profit d’une mise en scène plus stylisée et sombre, à la David Lynch. Mais, avouons-le, il y a parfois quelques banalités avec des sujets vu et revus (quête de l’amour, découverte du corps, libération du joug parental) et la BO vire parfois au pathos. Néanmoins, ça ne gâche en rien la qualité de ce show décalé et très juste, bien loin des séries adolescentes actuelles.

Pour ceux qui se le demandent, oui la série est bien un membre actif du MCU (Marvel Cinematographic Universe). Comme tous ses homologues, elle se doit de respecter une certaine chronologie cinématographique en rapport avec les films. Joe Pokaski avait déjà annoncé cette info il y a quelques mois et l’épisode 5 de la saison 1 fait un crossover avec Luke Cage, que les fans hardcore n’auront pas manqué : l’inspectrice Brigid O’Reilly (Emma Lahana) expliquer comment elle a été transférée à La Nouvelle-Orélans, depuis New York et le quartier de Harlem, là où se trouve Luke Cage évidemment.

The Punisher : retour sur la plus badass des séries Marvel sur Netflix

The Punisher : retour sur la plus badass des séries Marvel sur Netflix

En bon Marvel binge-watcheurs on a dévoré la saison 1 du Punisher dès sa sortie en automne 2017 sur Netflix. Et même si l’on ne connait pas la date de sortie officielle du second volet, on dispose déjà de quelques infos juteuses ! Retour sur l’un des vilains les plus badass de tous les temps.

Recap de la saison 1

Petite piqûre de rappel : Frank Castle aka The Punisher débarquait dans la saison 2 de Daredevil pour un duo des plus mordants. On le retrouve ici dans un spin-off assez captivant voire parfois dérangeant tant l’on hésite entre un sentiment d’empathie et de dégoût envers ce personnage torturé. Toujours aussi assoiffé de vengeance, Castle (incarné par le talentueux Jon Bernthal) veut casser du criminel. Jusqu’ici rien d’anormal pour un Marvel, sauf que notre bad boy est passé au peigne fin, révélant ses émotions les plus dark.

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Car oui, le Punisher s’en veut de n’avoir pu sauver sa famille et souhaite tout bonnement zigouiller tout ceux qui sont potentiellement liés à leur crime. Mais c’est là que là que le bât blesse. Frank Castle réalise que l’origine de sa blessure est plus lointaine et qu’elle remonte sans doute à son passage en Afghanistan, ce qui donnera lieu à une nouvelle enquête sur les traces de ses bourreaux. Mais The Punisher, c’est aussi le dévoilement d’un héros ravagé par son passé, honteux de prendre du plaisir à tuer son prochain.

A côté de ça, les Marvel addicts ont pu s’en donner à cœur joie avec l’arrivée de Jigsaw, alter ego de Billy Russo, joué par Ben Barnes. (Alerte spoiler) il est littéralement défiguré par Frank Castle à la fin de la saison 1 et une revanche ne saurait tarder…

Notre critique

On ne peut s’empêcher de voir la métaphore sur le danger des armes à feu aux Etats-Unis. Et pour cause, la série est sortie à peine quelques semaines après la fusillade de Las Vegas, ce qui place d’autant plus The Punisher au rang de tous ces justiciers expéditifs bien trop souvent montrés dans les médias. Pourtant, tout l’art de la série réside dans le fait que l’on ne puisse complètement détester ce héros à l’âme déchue. Tout d’abord parce que Jon Bernthal est génialissime dans sa perpétuelle schizophrénie entre crime et humanité, mais aussi parce qu’il incarne un scénario tristement connu. Castle est victime de sa propre formation de militaire, à la fois formé pour tuer et détruit par cet apprentissage de la violence. Une malheureuse comparaison avec le pays de l’Oncle Sam et ses propres névroses.

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Frank Castle et Kingpin

Revers de la médaille : certains reprochent aux scénaristes de ne pas y être allé dans la dentelle. Jugée trop violente par une partie des critiques, la série serait sortie beaucoup trop tôt après la fusillade et ferait gloire à une Amérique sanguinaire, en ne condamnant que très peu l’usage de la violence. Néanmoins, Jon Bernthal lui-même affirmait lors d’une interview que le timing ne pouvait mieux tomber pour illustrer la problématique de l’utilisation massive des armes aux Etats-Unis. Quel que soit le moment, la série mérite selon nous d’être visionnée, rien que pour le réalisme hallucinant de l’acteur. Et même si sa position est assez borderline, on a hâte de suivre notre dark héros pour un deuxième opus.

 

The Punisher saison 2 : que sait-on pour le moment ?

Aucune date n’a été dévoilée par Netflix à l’heure actuelle, mais la saison 2 devrait à priori être lancée sur les écrans courant 2019. On y retrouvera les habitués, Jon Bernthal (évidemment) et Billy Russo, qui n’attend probablement que ça pour réduire son adversaire en purée. Les personnage Dinah Madani (brune fatale / ex-vétéran de guerre jouée par Amber Rose Revah) et Curtis Hoyle (Jason R. Moore), BFF du Punisher, devraient eux aussi être de la partie.

Ô joie, des petits nouveaux feront également leur apparition, à commencer par Josh Pilgrim (Josh Stewart, déjà vu dans Esprits Criminels), ramené à son passé houleux en croisant la route du Punisher. L’actrice Floriana Lima – aperçue dans Supergirl – devrait quant à elle incarner une psychothérapeute spécialisée dans l’analyse des vétérans de guerre (tiens tiens). On devrait également voir apparaître Anette O’Toole (alias la maman de Clark Kent dans Smallville pour les aficionados) en tant que femme d’Anderson Schultz, un homme d’affaire plein aux as.

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Pour l’instant, on ne sait pas encore qui jouera le super-méchant de la saison 2 mais le showrunner de la série, Steve Lightfoot, aurait laissé échapper que l’infâme mercenaire Barracuda serait peut-être au rendez-vous. Au passage, dans le comics, son collègue taulard lui demande d’assassiner The Punisher. L’ex-agent Kathryn O’Brien, bien connue des lecteurs, devrait elle aussi faire son apparition. Si l’on suit le script du comics, elle commence par vouloir capturer Castle avant de s’en amouracher. Potentielle love-story ?

Enfin, on croise les doigts très fort pour que Daredevil et le Punisher se retrouvent pour de nouvelles aventures ! Ce qui n’est pas impossible…