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Porteur d’un fort message politique et culturel, Black Panther de Ryan Coogler battait des records avant même sa sortie en 2018. Dix-huitième film de l’univers cinématographique Marvel, (juste avant l’excellent Avengers : Infinity War) sa publicité a failli lui porter préjudice, puisque non, ce n’est pas le premier film de super-héros avec un Africain dans le rôle principal. Il n’empêche que Black Panther a su conquérir le cœur des fans de Marvel et bien plus encore.

Wakanda forever !

Il y a des centaines d’années, cinq tribus africaines combattaient pour acquérir le vibranium, un métal spécial issu d’une météorite. Un guerrier mit fin à cette guerre en ingurgitant l’Herbe Coeur, une plante s’étant approprié les propriétés du métal, développa des capacités surhumaines et devint le premier Black Panther. Il unit toutes les tribus sauf celle des Jabari, et forma la nation du Wakanda. À travers les siècles, le Wakanda utilisa le vibranium pour développer une technologie avancée et s’isoler du monde en apparaissant comme un pays pauvre. En 1992, le roi T’Chaka rend visite à son frère N’Jobu à Oakland, l’accusant de voler du vibranium pour le revendre à Ulysses Klaue, un trafiquant d’armes. T’Chaka finit par tuer son propre frère pour protéger la nation.

De nos jours, suite à la mort du roi T’Chaka dans Captain America : Civil War, son fils T’Challa (Chadwick Boseman) retourne au Wakanda pour en devenir le nouveau roi. Avec l’aide d’Okoye (Danai Gurira), chef des guerrières Dora Milaje, il parvient à retrouver Nakia (Lupita Nyong’o), son ancienne petite-amie, afin de l’inviter à la cérémonie de couronnement aux côtés de sa mère Ramonda (Angela Bassett) et de sa petite soeur Shuri (Letitia Wright). Lors de ladite cérémonie, le chef de la tribu Jabari, M’Baku (Winston Duke), provoque T’Challa en duel : un combat rituel s’ensuit, et Black Panther s’en sort victorieux.

Dans un musée Londonien, Ulysses Klaue (Andy Serkis) – que l’on voit pour la première fois dans Avengers : l’Ere d’Ultron et Erik Stevens (Michael B. Jordan) volent un artefact wakandais, ce qui conduit W’Kabi (Daniel Kaluuya), meilleur ami de T’Challa et mari d’Okoye, à demander au roi de ramener Klaue vivant au Wakanda. T’Challa, Okoye et Nakia se rendent alors à Busan, en Corée du Sud, où Klaue va vendre l’artefact à l’agent de la CIA Everett Ross (Martin Freeman). Une fusillade éclate, et Klaue est arrêté par T’Challa, qui laisse l’homme aux mains de Ross. Le trafiquant dévoile à Ross que le Wakanda se cache derrière une image de pays du Tiers Monde, alors qu’Erik attaque le bâtiment pour libérer Klaue. Ross est blessé durant l’attaque, et T’Challa décide de l’emmener au Wakanda pour le soigner.

Alors que Shuri soigne Ross, T’Challa apprend de la bouche de Zuri (Forest Whitaker) que son oncle N’Jobu voulait ouvrir les frontières du Wakanda et partager leurs technologies avec les autres pays d’Afrique. Mais à sa mort, N’Jobu a laissé un fils, Erik, qui est devenu un soldat américain et a adopté le surnom “Killmonger”.

De son côté, ce dernier tue Klaue et se rend au Wakanda avec son cadavre pour réclamer un combat contre T’Challa. Il révèle son vrai nom – N’Jadaka – et affronte T’Challa en combat singulier. Killmonger parvient à venir à bout du roi en le laissant pour mort et tue Zuri avant de boire l’élixir de l’Herbe Coeur et de brûler les plantes restantes. Nakia parvient cependant à en voler une. En tant que nouveau roi, Killmonger prend des mesures radicales, soutenu par W’Kabi et son armée, et se prépare à distribuer des armes aux pays oppressés d’Afrique.

Nakia, Shuri, Ramonda et Ross se rendent sur le territoire des Jabari pour leur demander de l’aide. Ils y trouvent T’Challa mal en point, que Nakia parviendra à sauver grâce à l’Herbe Coeur. T’Challa retourne affronter Killmonger, qui s’est trouvé son propre costume de Black Panther. W’Kabi et son armée combat Shuri, Nakia et les Dora Milaje, tandis que Ross – au volant d’un jet – détruit les avions transportant les armes en vibranium. M’Baku et les Jabari se rangent du côté de T’Challa, menant l’armée de W’Kabi à capituler. Black Panther et Killmonger combattent dans les mines de vibranium de la ville, et le héros parvient à blesser mortellement son ennemi. Killmonger refuse de se faire soigner, préférant mourir en homme libre plutôt que de vivre enchaîné.

En Californie, T’Challa lance la construction d’un centre d’aides et de recherche afin de partager au monde la technologie wakandaise, rejetant ainsi la politique isolationniste historique du pays.

La première scène post-générique du film montre T’Challa, roi du Wakanda, prononcer un discours à l’ONU et annonce l’ouverture des frontières de son pays.

La seconde met en scène Bucky Barnes (Sebastian Stan), le Soldat de l’Hiver, qui sort de sa cryogénisation.

Un succès rugissant

Le personnage de Black Panther a été imaginé par Stan Lee et Jack Kirby en 1966 chez Marvel. Mais il a fallu patienter jusqu’en 2018 pour que Marvel Studios mette en scène le super-héros américain au cinéma. Dès sa première apparition dans Captain America : Civil War où il se rangeait du côté d’Iron Man et Spider-Man, le personnage s’est construit une fanbase, que Kevin Feige, producteur de Marvel Studios a bien su gâter.

Le film écrit par Joe Robert Cole a été un triomphe côté critiques, menant Black Panther a se hisser au sommet du box-office grâce aux propos forts qu’il traite notamment. Résultat, 700 059 566 $ de recettes sur le sol américain et canadien, 3 688 070 entrés en France pour un total mondial de 1 346 913 161 $. La bande-annonce du film, quant à elle, a accumulé 89 millions de vues en 24 heures, un record qui sera battu par Avengers : Infinity War.

Le Wakanda, terre d’anecdotes

Le premier projet de film centré sur Black Panther date des années 90, où Wesley Snipes était prévu pour interpréter T’Challa.
Michael B. Jordan et Ryan Coogler se connaissent bien, puisqu’ils ont déjà travaillé ensemble sur les films Fruitvale Station en 2013 et Creed : L’Héritage de Rocky Balboa en 2016.
Michael B. Jordan s’y connait en super-héros : il était Johnny Storm aka la Torche Humaine dans le décevant 4 Fantastiques de Josh Trank. Un rôle qu’a également tenu Chris Evans, qui interprète désormais Captain America.

Le design et l’ambiance de la capitale du Wakanda sont inspirés des visuels de la saga Blade Runner. Pour le ton du film, Coogle indique avoir pioché des idées dans Le Parrain et dans les films James Bond.
Toutes les actrices prêtant leurs traits aux Dora Milaje ont dû entièrement se raser le crâne pour les besoins du film, pour un rendu plus qu’impressionnant !
La langue wakandaise est grandement inspirée du xhosa, une des langues officielles d’Afrique du Sud. Pour la tribu Jabari, c’est le dialecte igbo nigérian qui a été privilégié.
Le film n’est pas encore disponible dans le catalogue de Netflix pour le moment.

Le traditionnel caméo de Stan Lee dans Black Panther le met en scène dans le casino de Busan, où il prend soin de garder les jetons gagnés par Ross jusqu’à son retour.

Fiche Technique

Titre original et français : Black Panther
Réalisateur : Ryan Coogler
Scénario : Joe Robert Cole et Ryan Coogler, d’après les personnages créés par Jack Kirby et Stan Lee
Direction artistique : Marlie Arnold
Musique : Ludwig Göransson
Production : Kevin Feige
Production déléguée : Victoria Alonso
Société de production : Marvel Studios
Société de distribution : Walt Disney Studios Distribution
Budget : 200 millions USD
Durée : 134 minutes
Dates de sortie : 14 février 2018 (France) et 16 février 2018 (États-Unis)

Le casting

Chadwick Boseman : T’Challa / la Panthère noire
Lupita Nyong’o : Nakia
Danai Gurira : Okoye
Michael B. Jordan : N’Jadaka / Erik Killmonger
Martin Freeman : Everett K. Ross
Daniel Kaluuya : W’Kabi
Letitia Wright : Shuri
Winston Duke : M’Baku
Sterling K. Brown : N’Jobu
Angela Bassett : Ramonda
Forest Whitaker : Zuri
Andy Serkis : Ulysses Klaue
Isaac de Bankolé : le chef de la tribu de la Rivière
Florence Kasumba : Ayo
John Kani : T’Chaka

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