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Marvel versus DC Comics : comparatif des personnages équivalents

Marvel versus DC Comics : comparatif des personnages équivalents

Vous avez toujours connu Marvel et DC comme deux rivaux sacrés ? Certes, ces mastodontes de l’édition se crêpent le chignon depuis 1930. Mais saviez-vous qu’ils étaient aussi une source d’inspiration mutuelle ? Plus d’infos sur leurs super-(faux) jumeaux.

AQUAMAN (DC 1941) vs NAMOR (MARVEL 1939)

Namor le prince des mers

Apparu pour la première fois en 1931 dans Marvel Comics # 1 (Bill Everett) puis, dans une version plus moderne, en 1962 dans Fantastic Four (vol.1) # 4 (Stan Lee et Jack Kirby), Namor McKenzie est un souverain d’Atlantis ex-guerrier/terroriste/homme d’affaire et j’en passe. Prince des mers né d’une passion torride entre un humain et une Atlante, il habite le fond des océans et se dote de pouvoirs plutôt chouettes, comme la capacité de respirer sous l’eau, résister à la pression et faire de la télépathie amphibienne.

Doté d’une force surhumaine, Namor peut soulever environ 100 tonnes quand il est en contact avec de l’eau. Le corps de Namor est adapté aux pressions des grandes profondeurs sous-marines, lui conférant une espérance de vie allongée, une vision améliorée qui lui permet de pénétrer les fonds océaniques et une circulation sanguine spécialisée afin de supporter des températures glaciales. On allait presque oublier : question vitesse, Usain Bolt peut aller se rhabiller à côté du grand Namor.

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Aquaman l’autre prince des (sept) mers

Du côté DC Comics, la légende de l’Atlantide a inspiré Paul Norris et Mort Weisinger puisque ceux-ci donne naissance à Aquaman. Sa première apparition dans les comics remonte à 1941 dans More Fun Comics #73.  Il est roi de l’Atlantide, il respire sous l’eau, résiste à la pression sous-marine et peut aussi communiquer par télépathie avec toute forme de vie marine.

Membre de la Justice League of America, il est représenté comme un roi respecté et respectable, juste, loyal, un peu arrogant mais ce dernier trait n’est en fait que le mépris qu’il a plus ou moins pour les habitants de la surface. On vous l’accorde, il prend un peu le dessus avec sa super-résistance à la chaleur et à n’importe quelle énergie, et sa force équivalente à dix Rambo enragés. Et toc Namor.

 

CAPTAIN AMERICA (MARVEL 1941) vs COMMANDER STEEL (DC 1939)

Captain America : the first Avenger

Contrairement à Namor, Steve Rogers aka Captain America, incarne le super-héros par excellence. En bon soldat de l’Oncle Sam, il porte un costume faisant directement référence au drapeau américain. Et comme tout héros cuisiné à la sauce Far-West, il se bat comme un dieu, peut écraser une horde de vilains à mains nues, maîtrise les acrobaties en tout genre et possède un bouclier en vibranium, le métal le plus résistant de l’univers Marvel.

Né en 1922 dans le Lower East Side de Manhattan, dans une famille d’origine irlandaise, Steve Rogers subit un traitement spécial pendant lequel on lui injecte un sérum de super-soldat, créé par le professeur Erskine, et on l’expose aux vita-rayons qui sont censés stabiliser le processus de transformation physique. Devenu un super-soldat, il peut rejoindre les Alliés et botter les fesses des Nazis pendant la seconde guerre mondiale. Il affrontera notamment son ennemi juré Crâne Rouge…

Captain America apparaît pour la première fois dans Captain America Comics #1 (mars 1941, par Joe Simon & Jack Kirby). Il subit une nouvelle jeunesse en 1964 dans Avengers (vol.1) # 4 (même créateurs).

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Commander Steel : l’homme indestructible

A côté de ça, Commander Steel alias Henry Heywood est un ex-élève du cours de bio durant la Seconde Guerre Mondiale dont le prof (sympa) a transformé le corps avec de l’acier pour en faire un héros invincible. Pas exactement l’élève lambda de SVT. Coïncidence (ou pas), sa force dépasse l’imaginable, il résiste au pire des chocs. Plus tard, Henry devient un riche industriel et incorpore lui aussi des composants mécaniques sur son petit-fils Hank Heywood III qui devient le nouveau Commander Steel.

Commander Steel fut créé par Gerry Conway (qui avait aussi écrit certaines aventures de Captain America) en 1978 dans Steel, The Indestructible Man #1. La série fur annulée après cinq numéros mais Steel apparaît au sein de la Justice League of America.  Il a fait une apparition plus tard dans les quatre numéros de la série Eclipso, où il a été tué. Après quoi, il est apparu dans le numéro #2 de l’édition 2010 de la série, DC Universe: Héritages, un ensemble d’histoires de super-héros des années 40.

QUASAR (MARVEL 1978) & NOVA (Marvel, 1976) vs GREEN LANTERN (DC 1940)

Green Lantern :  l’énergie de la volonté

A l’origine, Green Lantern est un super-héros de l’univers DC créé par Bill Finger et Martin Nodell. Il apparaît pour la première fois dans All-American Comics #16 en 1940. Le premier héros à porter l’anneau vert est en fait Alan Scott et il faisait partie de ses nombreux personnages créé durant la Guerre et ayant marqué les débuts de l’Age d’Or des comics.

Après la Seconde Guerre Mondiale, DC décide de relancer la franchise Green Lantern et c’est ainsi que John Broome et Gil Kaine vont créer un nouveau héros en la personne d’Hal Jordan,un pilote d’essai qui reçut l’anneau d’un extraterrestre mourant. Il apprend alors l’existence du Green Lantern Corps, une organisation de police interstellaire surveillée par les « Gardiens de l’Univers ». Le nouvel anneau est inopérant sur tout ce qui est jaune, la couleur du Sinestro Corps.

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Nova : « the man called Nova »

Alors qu’il n’est qu’étudiant, Richard Rider est choisi par l’alien Rhomann Dey, dernier survivant de la planète Xandar, pour hériter du titre de Centurion Nova (et de l’éventail de pouvoirs qui en découlent). Ceci afin de mener une guerre contre Zorr, un pirate notoire, qu’il avait pourchassé sur Terre. Dey est gravement blessé au moment où il confère ses pouvoir au jeune Richard.

Ceclui-ci devient alors Centurion Nova et alors qu’il se retrouve sur Xandar et on lui demande d’être à la tête des Champions de Xandar, une force spéciale chargée de mener la guerre contre les Skrulls. Plus tard, il doit faire face à Annihilus et s’associe avec Ronan l’Accusateur, Gamora, Drax et Star-Lord.

Nova tire son énergie de la force Nova maîtrisée par la technologie Xandarienne. Il possède donc une vitesse, une force et une endurance surhumaine. Il peut également voler et sa combinaison lui permet de survivre dans un environnement pauvre en oxygène entre autre. Lorsqu’il est le dernier survivant du Nova Corps, sa force est décuplée.

Créé par le scénariste Marv Wolfman et le dessinateur John Buscema, Nova apparaît pour la première fois dans The Man Called Nova #1 de septembre 1976.

Quasar : l’agent du SHIELD aux pouvoirs quantiques

Quasar, lui, a troqué l’anneau contre un bracelet quantique qui lui permet de faire tout un tas de chose : manipuler l’énergie, ouvrir des portails, naviguer dans l’espace. La première apparition en tant que Quasar eut lieu dans Incredible Hulk #234, sous la plume de Roger Stern et le crayon de Sal Buscema. Il réapparut par la suite à de nombreuses reprises dans Marvel Two-in-One.

Quasar est à l’origine un jeune agent du SHIELD, Wendell Vaughn. Sa première mission fut de surveiller des scientifiques travaillant sur les Bracelets Quantiques dans un laboratoire. Quand l’A.I.M. attaqua le laboratoire, Vaughn prit les Bracelets pour se défendre. Toutefois, il n’arrivait pas à maîtriser les artéfacts qui se chargèrent trop vite en énergie. Plutôt que de les voir exploser sur Terre, il choisit de se sacrifier en s’envolant dans l’espace. À sa grande surprise, l’énergie se dissipa et il découvrit que le contrôle des Bracelets dépendait non pas d’une volonté inflexible, mais d’un tempérament fluide et peu agressif.

Quasar réapparaît dans l’univers Marvel plusieurs fois, en tant qu’allié des Vengeurs, lors des cross-over Avengers Infinity et Maximum Security. Il y absorba l’essence d’Ego la Planète Vivante et s’exila une fois de plus dans l’espace, de peur qu’elle ne grandisse. Peu après, il vient en aide aux Quatre Fantastiques contre Galactus.

DEADPOOL (MARVEL 1991) vs DEATHSTROKE (DC 1980)

Deathstroke : la Némésis des Teen Titans

De son vrai nom Slade Wilson, Deathstroke n’est clairement pas le gentil héros à sa maman. Outre son blaze à filer la chair de poule, Deathstroke est un assassin et mercenaire doté de capacités physiques et mentales hors-normes dues à une modification génétique. Il apparaît pour la première fois dans New Teen Titans #2 en 1980.

Slade est un soldat, marié à Adeline Wilson et père de famille. Mais, à la suite d’une modification génétique, ses capacités cérébrales furent accrues. Renvoyé de l’armée après avoir désobéi aux ordres il devient mercenaire et devint l’assassin Deathstroke à l’insu de sa famille. Malheureusement, son fils se retrouve muet à cause du terroriste Jackal et sa femme découvre son identité secrète : furieuse elle lui tire dessus ce qui rend Slade borgne.

Côté pouvoirs, Deathstroke possède une capacité d’auto-régénération supérieure à la normale mais pas aussi développée que celle de Logan ou Deadpool (elle ne lui a pas permis de recouvrer son oeil crevé). Il est très fort et dispose surtout d’une grande intelligence et d’une agilité qu’il lui permette de tuer ses victimes avec à peu près n’importe quel objet. En plus de ça, c’est un très bon stratège militaire qui fait de lui un ennemi féroce de Batman. Et d’ailleurs, il est probable qu’il soit l’ennemi du Chevalier Noir dans son prochain film solo.

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Deadpool: notre anti-héros préféré

Pas l’ombre d’un doute, Deadpool s’inspire directement de son dark friend. A l’instar de Deathstroke, les titres d’assassin et mercenaire figurent en gros sur son CV et il peut lui aussi se régénérer en un claquement de doigt. Créé par le dessinateur Rob Liefeld et le scénariste Fabian Nicieza, il apparaît pour la première fois dans le comics New Mutants vol. 1 # 98 sorti en février 1991.

Wade Wilson, de son vrai nom, rejoint le Projet Arme X (qui a donné naissance à Wolverine) alors qu’il se sait atteint de plusieurs tumeurs incurables. LEs choses ne tournent pas comme prévu et il subit un traitement atroces qui finit pourtant par le guérir de son cancer et lui donne une force surhumaine ainsi qu’un pouvoir régénérant aussi efficace que celui de Logan.

Parvenant à s’évader après des années de tortures, Deadpool devient mercenaire, réalisant des contrats à travers le monde pour le Caïd ou le gang du Hellhouse. Il se frotte plusieurs fois à Spider-Man, au Punisher ou encore aux X-Men mais n’hésite pas à faire équipe avec eux de temps en temps. C’est son humour et son comportement en décalage constant avec la situation qui le rendent particulier et plus populaire que Deathstroke. Ah oui, il possède un don assez rare chez les super-héros : pleinement conscient de son statut de personnage de comics, il est capable de briser le quatrième mur…

DR POLARIS (DC JUIN 1963) vs MAGNETO (MARVEL 1963)

Doctor Polaris

Créé par John Broome et Gil Kane le premier Doctor Polaris est Neal Emerson et apparaît pour la première fois dans Green Lantern #21 (juin 1963). Une autre incarnation du personnage, John Nichol, apparaît en septembre 2007 dans Justice League of America #11.

Le jeune Neal est élevé par un père brutal ce qui le pousse à quitter le domicile parentale pour aller vivre auprès de son oncle. Il devient étudiant en médecine et développe une étrange passion pour les objets magnétiques. Il est d’ailleurs convaincu que les rayonnements magnétiques pourraient l’aider à devenir plus puissants. Il s’expose donc à des champs magnétiques et devient petit à petit le Dr Polaris…

Capable de maîtriser les champs magnétiques, Dr Polaris est un ennemi redoutable. Il affrontera notamment Green Lantern et s’est affilié au Suicide Squad ainsi qu’aux Black Lantern.

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Magneto

Est-il nécessaire de retracer l’histoire d’un des vilains les plus charismatique de l’univers Marvel, j’ai nommé Magneto ? Né Max Eisenhardt, il connaît les camps de la mort car d’origine juive. Il en réchappe et part vivre en Ukraine en compagnie d’une autre survivante, Magda. Malheureusement, la pègre brûle sa maison et sa fille Anya perd la vie. C’est alors que son pouvoir se révèle véritablement : sa colère lui fait perdre la raison et il détruit une grande partie de la ville. Sa femme, effrayée par les pouvoirs démesurés de son compagnon, s’enfuit et donne naissance ensuite à Pietro et Wanda avant de mourir.

Il prend ensuite une autre identité, Erik Lehnsherr, et part en Israël où il rencontre Charles Xavier alias, Professeur X. C’est là qu’une relation compliquée naît entre les deux mutants : l’un défendant l’idée que les hommes et les mutant peuvent vivre ensemble tandis que l’autre, traumatisé par son expérience dans les camps de la mort, est convaincu que les mutants sont supérieurs et doivent dominer le monde.

Créé par Stan Lee et Jack Kirby, Magneto apparaît pour la première fois dans The X-Men #1 (septembre 1963).

DR STRANGE (MARVEL 1963) vs DR FATE (DC 1940)

Dr Fate

Dr Fate est créé par Gardner Fox et Howard Sherman, apparu pour la première fois dans More Fun Comics #55 en 1940 publié par DC Comics. Sorcier qui possède un grand nombre de pouvoirs. Il peut notamment voler, à une force surhumaine, pratique la télékinésie… C’est sans doute l’un des plus puissants magiciens de l’univers DC.

Il dispose de nombreux pouvoir grâce au Casque de Nabu. Il abritait à l’origine Nabu, un esprit libéré par le père de Kent, qui lui permettrait de contrôler le porteur, puis plus tard de le conseiller simplement. En l’absence de son casque, le Dr Fate perd ses pouvoirs.

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Docteur Strange

Imaginé par Steve Ditko (le co-créateur de Spider-Man), Docteur Strange apparaît pour la première fois dans Strange Tales #110 en 1963. Son histoire ? Nous la connaissons bien grâce au très réussi film de Scott Derrickson.

Après un malencontreux accident de la route, ce brillant neurochirurgien perd quasiment l’usage de ses mains. Il se tourne alors vers un sorcier super puissant qui lui apprend les arts mystiques de A à Z. Grâce à son mentor, Strange peut désormais voler, recourir à la télépathie, la télékinésie, l’hypnose, la téléportation, ériger des boucliers mystiques protecteurs… Un Fate optimisé en somme.

Le test de personnalité : quel personnage de comics es-tu ?

Le test de personnalité : quel personnage de comics es-tu ?

Avant Marvel, il y avait déjà D.C. Comics, la première grande fabrique de super-héros made in U.S.A. ! Batman, Wonder Woman, Flash, Superman, Green Lantern ou Harley Quinn… Pour savoir quel héros tu, c’est simple : un petit test de personnalité et tu sauras comment t’habiller pour le prochain Halloween !

Les 10 comics Batman à lire absolument

Les 10 comics Batman à lire absolument

Vous avez dévoré l’intégrale de votre chauve-souris préférée sur grand écran et souhaitez découvrir une nouvelle facette du héros dans les comics ? Qu’à cela ne tienne, bientôt, l’univers de Batman n’auront plus aucun secret pour vous. Mais au vu du choix faramineux en la matière, voici quelques conseils pour votre session binge-reading.

Et voici la liste des comics Batman…

Batman Year One (Frank Miller & David Mazzuccheli)

batman-comics-year-oneOn revient ici à la genèse même de Bruce Wayne (sous la plume de Frank Miller), soit la première année durant laquelle notre justicier masqué enfile son costume. On apprend de quelle manière cet anti-héros par excellence devient le Chevalier Noir, mais aussi comment il s’acoquine avec l’officier James Gordon ! En bref, on ne peut passer à côté de ce récit culte qui inspira d’ailleurs le seul et l’unique Christopher Nolan pour son célèbre Batman Begins.

Batman : The Killing Joke (Alan Moore et Brian Bolland)

batman-comics-killing-jokeOn s’en lèche les babines d’avance car ce classique orchestré par les talentueux Alan Moore et Brian Bolland nous plonge dans un délicieux flashback, au cœur des sombres entrailles du Joker. Celui-ci s’échappe de l’asile d’Arkham avec pour seul et unique dessein de rendre Gordon complètement givré. D’une pierre deux coups, il le kidnappe avec sa fille (tant qu’on y est), qui deviendra paralysée. Batman entame alors une course contre la montre pour les retrouver, se lançant dans une guerre psychologique avec le Joker. Sans doute l’un des comics les sombres, plaçant notre dark héros aux frontières de la folie.

Batman : The Dark Knight Returns (Frank Miller & Janson Klaus)

batman-comics-dark-knight-returnsFrank Miller reprend les manettes aux Editions Urban Comics, mais en version senior ! Exit la chair fraîche, Batman se la joue poivre et sel. A 60 bougies passées, il a depuis longtemps raccroché son costume de bad boy. Comble de l’horreur, Batman n’est plus qu’un lointain souvenir pour les citoyens de Gotham City. Désespéré par ce scénario catastrophe, Bruce Wayne renfile une dernière fois son uniforme, pour le meilleur et pour le pire.

 

 

Batman : Arkham Asylum (Grant Morrison & Dave McKean)

batman-comics-arkham-asylumA l’image de Killing Joke, cet album plonge à nouveau notre héros dans les tréfonds de la folie. Le pitch ? Les patients d’Arkham, manipulés par le Joker, créent une émeute dans l’asile et menacent de tuer le personnel si Batman ne se pointe pas fissa. Le but étant de prouver au dark knight qu’il est aussi fou que ses ennemis. En effet, le Bruce n’est définitivement pas net.

Batman : Un long Halloween (Jeph Loeb & Time Sale)

batman-comics-long-halloweenSuite à une série de meurtres ayant lieu lors des fêtes, Batman décide de s’allier au Comissaire Gordon et Harvey Dent pour mettre un terme à ce marathon sanguinaire. On assiste alors à la naissance de l’un des pires vilains de tous les temps, j’ai nommé Double Face.

Batman : Amère victoire (Jeph Loeb & Time Sale)

batman-comics-amère-victoireSitué chronologiquement après Un long Halloween, le synopsis est toujours aussi dark : Batman commence à flipper sérieusement car malgré l’arrestation du présumé tueur, les meurtres continuent de plus belle. Notre bat favorite décide alors de renforcer la cavalerie, en appelant à la rescousse un certain Dick Grayson alias Robin le plus mortel des coéquipiers.

Batman : Silence (Jeph Loeb & Jim Lee)

batman-comics-amère-victoireJeph Loeb et Jim Lee donnent naissance à une saga mythique en introduisant bon nombre de personnages clés dans la vie du super-héros (Catwoman, Poison Ivy, Huntress et j’en passe), notamment le super-vilain Silence. Il semble connaître toute la vie de Batman mais surtout son plus grand secret : son identité. Ce dernier n’a qu’un seul but : harceler son ennemi jusqu’à lui faire perdre la boule. Dur.

Batman : La cour des Hiboux (Scott Snyder & Greg Capullo)

batman-comics-cour-hibouxApprêtez-vous à changer d’univers avec cet album résolument plus moderne, entrant dans le cadre du reboot New 52. Scott Snyder nous livre un scénario assez démentiel, créant une relation très particulière entre Batman et un mystérieux tueur en série aux allures de hibou cherchant à réduire notre cher Bruce en miettes, tout ça sous l’ombre d’une société secrète. Moralité : on apprend un tas de choses sur la famille Wayne et la ville de Gotham.

Batman & Robin (Peter Tomasi & Patrick Gleason)

batman-comics-batman-robinNe pas citer cette brillante série écrite en 7 tomes par Peter Tomasi serait un pur blasphème ! Elle s’articule autour de Batman et du dernier Robin en date : le fils de Bruce, Damian Wayne avec toute une série d’aventures croustillantes (un indice : sortez les mouchoirs).

Batman

Avec le scénariste Grant Morrison, c’est un Batman clairement post-2000 qui entre dans l’histoire, loin (très loin) du personnage originel de Bob Kane. A commencer par l’introduction officielle du fils Wayne dans le tome 1 de Grant Morrison présente Batman, Damian, ou encore le mythique « meurtre » de Batman par Darkseid dans la série Final Crisis… Bref, les sagas Morrison sont à déguster d’urgence.

Les ennemis de Batman : histoire et origine des pire vilains de Gotham

Les ennemis de Batman : histoire et origine des pire vilains de Gotham

Créé en 1939 par Bob Kane et Bill Finger, Batman apparaît pour la première fois dans Detective Comics n°27. Depuis cet album, le chevalier noir a affronté de très nombreux ennemis (et parfois des amis) dont il serait trop long de dresser une liste exhaustive. Retrouvez dans cet article les ennemis de Batman les plus coriaces.

 

10) Poison Ivy

ennemis-batman-poison-ivyCréée par le scénariste Robert Kanigher et le dessinateur Sheldon Moldoff, Poison Ivy, aka l’Empoisonneuse, est apparue pour la première fois dans le comic book Batman #181 en 1966.

Elle était à l’origine une étudiante en biochimie, connue sous le nom de Pamela Lillian Isley. Son professeur, le Dr Jason Woodrue, la séduit et débute des expérimentations sur Pamela en lui injectant des toxines et des poisons.

La jeune femme subit alors des transformations physiques et psychologiques qui lui donne la possibilité d’entrer en symbiose avec les végétaux et de les contrôler.

Après ces expérience Woodrue s’enfuit et Pamela, ayant perdu la raison, se retrouve à l’hôpital et se met à haïr le professeur, responsable de son sort. Instable et sujette à des sautes d’humeur, elle finit par quitter l’université et se rend à Gotham City. C’est à ce moment qu’elle débute ses activités d’éco-terroriste.

Pouvoirs et capacités

Poison Ivy est capable de communiquer avec les plantes et de les contrôler. Selon ses incarnations, Poison Ivy a des pouvoirs plus ou moins puissant mais elle a déjà été capable de faire pousser un énorme lierre pour creuser un tunnel sous sa cellule et s’évader.

Dans la série animée Batman, elle a une puissance bien supérieure qui lui permet de créer des plantes carnivores gigantesques, de couvrir un bâtiment entier de végétation et de faire bouger d’eux-même des arbustes.

Elle est également immunisée contre tous les poisons, virus et toxines existants y compris le Venin du Joker. Elle peut aussi créer toutes sortes de poisons, toxines et possède du venin dans les lèvres. Elle produit des phéromones qui lui permettent d’exercer sur les hommes suffisamment faible une sorte de contrôle mental qui les fait tomber sous son charme.

Albums phares

1. “Pavane” dans Secret Origins #36

2. “A Walk in the Park” in Detective Comics #751-752

3. “Hot House” dans Batman: Legends of the Dark Knight #42-43

 

9) Harley Quinn

batman-ennemis-harley-quinn-jokerHarley Quinn a été créée par Paul Dini et Bruce Timm pour le série télé d’animation Batman en 1992. De son vrai nom Harleen Quinzel, elle est psychiatre à l’asile d’Arkham où elle fait la rencontre du Joker dont elle tombe éperdument amoureuse. Son idylle est marqué par l’excès et la manipulation du Joker.

Elle aide le célèbre psychopathe à s’évader de l’asile à plusieurs reprises mais elle se fait démasquer. Suite à la quasi destruction d’Arkham par un tremblement de terre, elle s’enfuit et revêt une tenue d’arlequin et prend le nom d’Harley Quinn.

Harley Quinn fait équipe avec plusieurs autre vilains dont Poison Ivy et Catwoman avec qui elle fonde le trio Gotham City Sirens. Dans sa version comics, elle est d’ailleurs plus sombre et violente que dans la série animée et devient un ennemi récurrent de Batman.

Pouvoirs et capacités

Ancienne gymnaste de haut niveau, Harley dispose d’une agilité surhumaine. Diplômée en psychologie, elle également très perspicace et dotée d’une intelligence supérieure à la moyenne. Vaccinée par Poison Ivy, Harley est immunisée contre tous types de toxines et son organisme est probablement supérieur à celui d’un humain ordinaire.

Albums phares

1. Mad Love (Mad Love + Adventures in the DCU #3 + Batman Holiday Special #1)

2. Harley Quinn & The Gotham City Sirens (Gotham City Sirens #1-26)

3. Suicide Squad #20-23

4. Harley Quinn Rebirth (Harley Quinn #1-#-)

 

8) Le Pingouin (Penguin)

ennemis-batman-penguinApparu pour la première fois en décembre 1941 dans Detective Comics #58, le Pingouin a été créé par Bon Kane et Bill Finger.

Oswald Chesterfield Cobblepot est l’héritier de la très riche et puissante famille Cobblepot, rivale des Wayne. Durant son enfance à Gotham City, Oswald est sujet aux moqueries dues à son physique ingrat. De petite taille, corpulent et pourvu d’un nez crochu, il a l’allure d’un manchot ce qui lui vaut son surnom.

Avec le temps, il devient un paria de la société et commence à rejeter ses origines aristocratiques. Il désire cependant assurer la prospérité du nom Cobblepot et devient un des principaux chef de gang de la ville ce qui en fait un des principaux ennemis de Batman.

Pouvoirs et capacités

Le Pingouin possède une intelligence hors du commun. C’est un maître dans le « business » du crime et dispose de nombreux réseaux et connexions sous terrains. Il est assez égoïste lorsqu’il fomente ses plans et pense avant tout à son propre intérêt, il n’hésitera donc pas à trahir ses acolytes.

Physiquement, Oswald est plutôt fort et agile. Il a une bonne maîtrise du combat au corps à corps. Il est notamment spécialisé dans le judo.

Albums phares

1. Penguin : Pain and Prejudice

2. Joker’s Asylum: Penguin

3. « Ode to a Penguin » dans Detective #610 et #611

 

7) Bane

ennemis-batman-baneBane a été créé par Chuck Dixon, Doug Moench dans le comics one-shot Batman: Vengeance of Bane en 1993. Il est né et a grandi dans la prison de Pena Duro, une prison aux conditions très difficile et gérée par les détenus eux-mêmes. Dans cet univers carcéral sordide, Bane connaît très jeune la violence et n’hésite pas à tuer un autre détenu qui l’avait fait chuté et laissé pour mort.

Il est alors enfermé dans une cellule d’isolement pendant 10 ans. Sa résistance et son instinct de survie lui permette de résister à ces longues années de détention. Cela lui valu une admiration de la part des autres détenus.

Il est volontaire pour servir de cobaye à une expérience militaire qui visait à développer un super-stéroïde, le « Venin », dans le but de créer des soldats d’élite. Ce sérum procure une force colossale à son sujet. Bane, dont la puissance fut alors décuplée se révolta contre les militaires et se libère de sa prison.

Ayant entendu des prouesses de Batman, il décide de partir à Gotham pour se mesurer à lui. Dans un affrontement ultime il parvient à briser le dos du chevalier noir et devint le caïd le plus craint et le plus respecté de Gotham.

Pouvoirs et capacités

Bane possède une force physique prodigieuse, supérieure à celle de n’importe quel être humain. Ses aptitudes au combat au corps à corps font de Bane le combattant le plus redouté de Gotham. Il est d’ailleurs le seul malfrat à avoir vaincu le justicier. Il peut s’injecter des doses sérum qui décuple considérablement sa puissance physique.

Enfin en plus de sa force Bane possède une éminente intelligence et un sens de la déduction hors du commun qui lui permet d’établir des stratégies très ingénieuses. Il est d’ailleurs une des rares personnes à avoir deviné l’identité de Batman.

Bane demeure le plus imposant et le plus impressionnant ennemi de Batman. Ra’s Al Ghul dit de lui qu’il est sans conteste l’homme le plus dangereux de la planète.

Albums phares

1. “Knightfall” dans Batman #491-500 et Detective Comics #659-666

2. “A Debt of Significant Blood” dans Secret Six, vol. 2 #9

3. « Bane of the Demon » dans Batman: Bane of the Demon #1-4

 

6) Gueule d’argile (Clayface)

ennemis-batman-gueule-argileCrée par Bob Kane, Gueule d’argile apparait pour la première fois dans le comics Detective Comics #40 en 1940. Plusieurs personnages deviendront successivement des gueule d’argile tels que Basil Karlo, Matt Hagen, Preston Payne, Sondra Fuller ou Ethan Benett.

Basil Karlo est un acteur ayant perdu la tête qui décide de tuer l’équipe de réalisation d’un film dont il est la vedette. Une fois en prison, il reçoit la visite de Sondra Fuller qui lui propose un plan pour éliminer Batman. Il reçoit des pouvoirs de métamorphose pour accomplir ce plan mais il échoue.

Matt Hagen reçoit son pouvoir de métamorphose au contact de produits radioactifs. Il meurt dans la série Crisis on Infinity Earths.

Preston Payne est un scientifique de STAR Lab. Souffrant d’une terrible maladie, il se fait une transfusion avec le sang de Matt Hagen. Cette transfusion ne guérit pas sa maladie mais elle lui donne des pouvoirs de métamorphose.

Sondra Fuller, alias Lady Clay, est membre du groupe Strike Force Kobra. Son employeur la transforme en Gueule d’Argile.

Le sergent Ethan Bennett dans la série The Batman. Lors d’une intervention, il est capturé par le Joker qui lui injecte une toxine  qui le transforme en Gueule d’Argile.

Pouvoirs et capacités

Les différentes incarnations de Gueule d’argile ont toutes les spécificités et des pouvoirs qui diffèrent légèrement mais d’une manière générale, Clayface a la capacité de changer la forme de son corps et de se dupliquer. 

L’incarnation de Matt Hagen doit cependant s’immerger dans un bassin de protoplasm toutes les 48 heures pour se recharger sans quoi il reprend sa forme humaine. Preston Payne, quant à lui, peut dissoudre les personnes qu’il touche. 

Albums phares

1. “Earth-9” dans la mini-série Tangent: Superman’s Reign. 

2. Batman (vol. 2) #19-20

3. Detective Comics (vol. 1) #969-973

5) Dr Hugo Strange

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Créé par Bob Kane et Bill Finger, Hugo Strange apparaît la première fois dans Detective Comics #36 (février 1940). Il est l’un des premiers personnages à s’opposer à Batman.

L’enfance d’Hugo est meurtrie par de nombreux traumatismes alors qu’il est pensionnaire de l’orphelinat de Gotham, dans le quartier d’Hell’s Crucible. C’est pendant ces années, qu’il développe une volonté et une capacité de raisonnement qu’il lui permettront plus tard de devenir un psychiatre reconnu par ses pairs. Il devient professeur de psychiatrie à l’université d’état de la ville mais ses théories sur l’ingénierie génétique mettront un terme à ses activités d’enseignant.

Il se tourne vers le syndicat du crime pour financer ses recherches scientifiques. Il souhaite guérir l’humanité des maladies et de ses « imperfections » grâce à la génétique. C’est ainsi qu’il créé les Monster Men, des êtres gigantesques et cannibales, afin de s’en servir comme d’une armée privée. 

Identifier et capturer Batman est une obsession chez Strange. Il parviendra même à trouver l’identité de Batman et parvient même à tourner la police et l’opinion publique contre le chevalier noir, en usant de divers stratagèmes. Prétendu mort, il prend une nouvelle identité et devient psychiatre à l’asile d’Arkham. C’est là qu’il rencontre l’Epouvantail avec qui il s’associe pour affronter Batman.

Pouvoirs et capacités

Hugo Strange a des aptitudes intellectuelles hors du commun. En plus de la psychiatrie, Strange se révèle un brillant chimiste, généticiens, médecins, et tacticiens. Il possède également une bonne maîtrise des arts martiaux et une excellente condition physique.

Albums phares

1. La Proie d’Hugo Strange (2014)

2. « Strange Apparitions » dans Detective Comics #469-479

3. Batman and the Monster Men Vol 1

 

4) L’Epouvantail (Scarecrow)

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Jonathan Crane, alias l’Epouvantail, apparaît la première fois dans World’s Finest Comics #3 (automne 1941). Il fait deux apparitions lors de l’âge d’or des comics et c’est pendant l’âge d’argent des comics que le personnage est relancé, notamment dans Batman #189 (février 1967).

Enfant, Jonathan est rejeté par les autres à cause de son style ringard, ce qui lui vaut le surnom d’épouvantail. Un jour, il se fait humilié par une fille dont il est amoureux. Il se venge une nuit en surgissant devant sa voiture déguisé en épouvantail. Il cause alors un accident mortel.

Plus tard, il étudie la psychologie à l’université de Gotham et se spécialise dans les phobies et les manifestations de la peur. Après avoir tué un des ses employeurs, il arbore un costume d’épouvantail et développe différents gaz plus ou moins toxiques afin d’éveiller la peur chez ses victimes.

Il sera ensuite transformé par le Pingouin et sa complice la généticienne Linda Friitawa en un monstre capable d’exhaler naturellement des toxines. Dans le New 52, son histoire est réécrite : son père l’enfermait dans une cave remplis de jouets couverts de sang afin d’étudier les effets de la peur. En grandissant, John décide de poursuivre les travaux de son père en pensant que ce qu’il fait est juste et qu’il donne la chance à ses victimes de surmonter leurs peurs.

Pouvoirs et capacités

Comme Hugo Strange, l’Epouvantail n’a pas de super-pouvoirs. Même s’il affiche de profonds troubles mentaux, il ne tue par plaisir et préfère asperger ses victimes de gaz dans l’unique but de parfaire ses recherches sur la peur.

Albums phares

1. Arkham Asylum (1989) de Grant Morrison et Dave McKean

2. Batman: The Long Halloween (1996) de Jeph Loeb et Tim Sale

3. Dark Victory (2002)de Jeph Loeb et Tim Sale

4. Batman : le Chevalier Noir – Cycle de Violence (2013), scénario de Gregg Hurwitz et dessin de David Finch.

 

3) Double Face (Two-Face)

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Double-Face, comme bon nombre de personnages de cette liste a été créé par Bob Kane et Bill Finger. Apparu pour la première fois dans Detective Comics #66 en 1942, est d’abord un allié de Batman sous les trait d’Harvey Kent puis devient un de ses ennemis quand il devient Double-Face.

Harvey Kent est un procureurs de Gotham qui s’allie avec le commissaire Gordon et Batman pour nettoyer la ville des malfrats. Le criminel Salvatore Maroni lui lance de l’acide sur le visage ce qui le défigure à moitié. Kent est profondément affecté par cette attaque et sa schizophrénie latente prend le dessus. 

Il devient alors Double-Face, un des plus grand criminel de Gotham. Estimant que le système judiciaire est défaillant, il entretient une haine profonde envers les représentants de la justice. Sa marque de fabrique est une pièce de monnaie dont il sert pour juger du sort de ses victimes. Si la pièce tombe sur la face égratignée, il juge qu’il est bon de tuer sa victime mais si la pièce tombe sur la face nette de la pièce, il fait le bien.

Dans les années 80, Frank Miller réécrit l’histoire d’Harvey dépeignant son enfance difficile et marquée par une ambivalence entre son côté sombre et son désir de justice. Il devient une métaphore des atouts créateurs et destructeurs de la nature humaine. 

Pouvoirs et capacités

Double-Face n’a pas de pouvoirs particulier. Redoutable tacticien, il est un puissant membre du syndicat du crime.

Albums phares

1.  Dark Knight (1986) de Frank Miller

2. Un long Halloween de Jeph Loeb et Tim Sale

3. Batman : Silence de Jeph Loeb et Jim Lee

4. All Star Batman – tome 1 : Mon Pire Ennemi

 

2) Ra’s Al Ghul

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Ra’s Al Ghul (tête du démon) est un adversaire récurrent de Batman. Sa vision de la vie est pessimiste, considérant qu’il faut éliminer l’humanité pour parvenir au monde idéal. Le puits de Lazare le rend presque immortel et il se révèle être un sérieux adversaire en arts martiaux et maniement des armes.

Ra’s Al Ghul (qui veut dire « tête du démon » en arabe) est créé par Neal Adams et Dennis O’Neil et apparaît pour la première fois dans le comics Batman #232 en juin 1971. Son histoire et origine exacte sont différentes selon les histoires mais c’est dans le roman graphique Birth of Deamon (par Dennis O’Neil et Norm Breyfogle) qu’elles sont rendues plus explicites pour les lecteurs. 

Il serait né il y a plus de 600 ans en Afrique du Nord au sein d’une tribu nomade. Très intéressé par la science, il découvre les secrets de l’immortalité au cours de ses recherches sur le puits de Lazare.  Pour avoir de l’argent, Ra’s décide de guérir un prince mais celui-ci devient fou et tue Sora.

Pour ne pas avouer la culpabilité de son fils, le sultan condamne Ra’s en l’enfermant dans une cage avec la dépouille de sa femme. Il parvient à s’échapper de sa geôle mais profondément marqué par la mort de sa femme, il devient chef d’un clan sanguinaire et se fait surnommer « la tête de démon ».

Au fil des siècles, il développe ses techniques d’arts martiaux et prend la tête d’une organisation criminelle la « Ligue des Ombres » qui veut épurer la planète de la médiocrité de la race humaine afin de créer un monde meilleur. Pour poursuivre ses plans, il lui faut un héritier et c’est sur Bruce Wayne qu’il fonde ses espoirs. Ce dernier épousera la fille de Ra’s, Talia al Ghul. Celle-ci lui donnera secrètement un fils, Damian.

Pouvoirs et capacités

Malgré son âge, Ra’s al Ghul possède une grande force et une maîtrise des arts martiaux hors du commun, fruit d’un long entraînement aux arts martiaux. Il possède aussi un facteur de guérison supérieur à la normale.

Albums phares

1. Batman : Tales of the demon de Jerry Bingham et Dennis O’Neil

2. Batman : Le Fils du démon de Jerry Bingham, scénario : Mike W. Barr

3. Batman : Silence de Jeph Loeb et Jim Lee

4. La Résurrection de Ra’s al Ghul de Tony Daniel, Don Kramer, Ryan Benjamin, Paul Dini, Grant Morrison…

1) Le Joker

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Le Joker est sans doute le plus charismatique des ennemis de Batman et de nombreux auteurs ont proposé une version différente de ce personnage aussi fou qu’ingénieux. Il fut créé par Bob Kane, Bill Finger et Jerry Robinson et apparaît dans Batman #1 au printemps 1940. C’est à la fois une carte à jouer Joker et l’acteur Conrad Veidt (qui a incarné l’Homme qui sourit en 1928) qui aurait inspiré la création du personnage.

Le personnage possède différents pseudonyme et son histoire varie grandement selon les auteurs et les années. Initialement maître du crime, il devient farceur et comique à cause des réglementations imposées par le Comics Code Authority puis reprend son côté sombre dans les années 60. Il finira même par tuer Jason Todd, le second Robin, après l’avoir roué de coup avec un pied de biche.

Dans la version d’Alan Moore, The Killing Joke, le Joker est un humoriste raté qui participe au cambriolage d’une usine de cartes à jouer en passant par une usine de déchets toxiques. Il tombe dans une cuve d’acide et sombre dans la folie peu à peu. 

La version de Tim Burton présente un Joker un peu différent. Délinquant depuis son enfance, Jack Napier a commis le double meurtre des parents de Bruce Wayne a ses 20 ans et devient le bras droit du parrain Carl Grissom. Celui-ci le piège en l’envoyant dans un guet-apens tenu par la police. En faisant face à Batman, il tombe dans une cuve d’acide qui le défigure gravement. Il s’en remet pourtant mais plus fou que jamais et prend le contrôle de la pègre de Gotham.

Dans les films de Christopher Nolan, le Joker raconte deux histoires différentes sur son enfance : dans la première, c’est son père abusif qui lui aurait entaillé les lèvres pour prolonger son sourire alors que dans la seconde, il se serait lui-même fait cette blessure pour montrer à sa femme, elle-même défigurée, que ses cicatrices ne lui importait pas.

Pouvoirs et capacités

Selon les version, le Joker possède une grande force au combat à main nue. C’est le cas dans le jeu-vidéo Batman: Arkham Asylum. Dans le film de Burton, au contraire, il semble plutôt médiocre sur ce plan et préfère l’utilisation des armes blanches ou chimiques.

Quelle que soit la manière dont il est représenté, le Joker est extrêmement intelligent et est capable de planifier des stratagèmes très ingénieux pour parvenir à ses fins : semer le doute dans l’esprit de Batman et le rendre aussi fou que lui.

Albums phares

1. Batman : Dark Knight de Frank Miller

2. Batman: The Killing Joke d’Alan Moore, Brian Bolland et John Higgins.

3. Un deuil dans la famille  de Jim Aparo et Jim Starlin

4. Mascarade – Fini de Jouer de Greg Capullo et Scott Snyder

L’histoire et l’évolution de Superman de 1938 à nos jours

L’histoire et l’évolution de Superman de 1938 à nos jours

Superman souffle ses 80 bougies cette année ! Si l’homme d’acier est l’un des héros les plus familiers du grand public, son histoire, elle, reste à éclaircir. Préparez les pop-corn : après un excellent article sur les acteurs qui ont interprété superman au grand et petit écran, nos DC-addicts vous livrent une enquête minutieuse sur le grand S et son parcours à travers les âges !

Superman, le commencement

superman-histoire-action-comics-1Superman en 1933 au pays de l’Oncle Sam, qui traverse alors l’une des période les plus sombres de son histoire : la Grande Dépression. C’est dans ce cadre peu glorieux que deux jeune auteurs de Cleveland, Jerry Siegel et Joe Shuster, imaginent notre super-héros pour les lecteurs du fanzine Science-fiction.
Le contexte de pré-guerre menaçant comme jamais, Superman apparaît d’abord comme un être maléfique (étonnant non ?) doté de pouvoirs télépathiques suite à une expérience médicale.

Mais ce triste personnage déçoit le public américain, en quête de jours meilleurs. Fort heureusement, un dénommé Harry Donenfeld, propriétaire de Detective Comics (l’ancêtre du grand DC Comics) accepte de l’intégrer dans sa nouvelle revue, sous réserve de quelques changements. Shuster et Spiegel mettent alors les bouchées double pour redorer le blason de leur protagoniste, et l’affublent d’un tout nouveau costume (et d’une nouvelle crinière).

C’est ainsi que naît le mystérieux journaliste Clark Kent dans les bureaux de Métropolis, cachant habilement son identité super-héroïque. En bon cinévores, les auteurs de Superman se sont inspirés de l’acteur Harold Lloyd pour construire leur personnage. Ce comédien burlesque porte lui aussi de grandes lunettes et, à l’instar de son homologue fictif, il est à la fois timide et tenace.

Dès sa (nouvelle) sortie en 1938, Superman rencontre ses premiers fans. Le succès est tel qu’un magazine lui sera entièrement consacré, permettant aux lecteurs de découvrir ses origines.

Pour la petite histoire : dans sa première version, Superman ne doit ses pouvoirs qu’à sa planète d’origine, et ils ne sont aucunement liés à terre. Son profil de super-héros est d’ailleurs assez limité : il peut soulever des objets très lourds, court plus vite qu’un train express et… il saute très haut ! Sa capacité à voler n’arrivera qu’une dizaine d’années plus tard, lorsque les producteurs du dessin animé s’aperçoivent de son manque de mobilité sur le petit écran.

D’où vient Superman et pourquoi est-il sur terre ?

Pour échapper à la destruction de Krypton (une planète furieusement high-tech), le petit Kal-El est envoyé sur terre dans un vaisseau programmé par papa alias Jor-El, juste avant que la planète n’explose. Pour information, il existe différentes versions quant à sa destruction. Selon la plus commune, tout serait la faute du soleil rouge du Krypton, responsable d’une série de tremblements de terre générant, in fine, l’explosion de ce monde.

superman-histoire-kryptonLe vaisseau atterrit à deux pas de Jonathan et Martha Kent, un couple de fermiers du Kansas ! Attendris par sa bouille d’ange, ils décident de l’élever comme leur fils, dans la charmante bourgade de Smallville. En grandissant, Clark découvre progressivement l’étendue de ses pouvoirs : une vitesse démentielle, une force sans égale, un super-souffle, une super-ouïe… Bref, le jeune Kent comprend qu’il est invincible (ou presque).

Après la mort de ses parents adoptifs, Clark décide de combattre l’injustice à Metropolis en dissimulant ses muscles d’acier sous un costume résolument « nerd » : celui d’un journaliste légèrement maladroit aux côtés de Loïs Lane et Jimmy Olsen. Commence alors la sublime parade Kent/Superman.
Un super-héros de plus en plus populaire

 

Dans les années 1940, la renommée de Superman est telle qu’on lui consacre une émission de radio. Mais l’acteur qui prêtant sa voix à l’émission décide soudainement de s’offrir des vacances, contraignant les producteurs de l’émission à trouver un remplaçant. Pour justifier ce brusque changement, ils ont la brillante d’idée d’inventer une pierre rendant Superman vulnérable et, de facto, sujet à une altération de voix. La kryptonite est née !

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Lorsque la Seconde Guerre Mondiale s’achève, le big S devient un peu moins sanguin, à l’image d’une société qui se veut pacifiste. Exit les super-méchants jetés du haut des gratte-ciel (ouf). Superman est enfin en mesure de voler à la vitesse de la lumière et sa force prend un sérieux panache. Il est à présent capable de bouger des planètes entières ! Sans oublier la possibilité de voyager dans le temps et se rendre dans d’autres mondes… Au passage : Lex Luthor perd sa chevelure rousse et devient chauve, rien que ça.

 

Par ailleurs, notre homme d’acier entame un nouveau chapitre en 1945 : il apparait dans le tout nouveau comics, Superboy, relatant les aventures du jeune Clark Kent à Smallville et ses amourettes avec la pétillante Lana Lang.

Un héros en constante évolution

Au fil des années, l’univers de notre super-héros gagne en précision. On découvre l’existence d’un repère secret en Arctique, héritage kryptonien de Kal-El (la Forteresse de Solitude, pour les connaisseurs). Et, crème de la crème, on apprend également que le plomb est le seul élément pouvant protéger Superman de la kryptonite verte ! En parallèle, ses pouvoirs de justicier évoluent massivement entre 1940 et 1980 : il devient invulnérable aux explosions nucléaires, peut vivre sans boire ni manger (le veinard) et sa vision à rayon X lui permet de voir à travers le objets solides, à l’exception du plomb.

Toutes ces évolutions finiront par mettre la puce à l’oreille à DC Comics en 1983. Le géant décide de revisiter le mythe de Superman à travers une nouvelle série de comics plus concentrés sur l’univers de Clark. Le flirt avec Miss Loïs Lane se fait plus insistant, Lex Luthor devient un riche industriel corrompu, la kryptonite est désormais radioactive pour les terriens et les Kent refont surface pour jouer un rôle actif dans la vie de Clark.

En 2011, DC Comics reboot complétement son univers suite à l’événement « Flashpoint », c’est le « New 52 » avec un Superman totalement différent. Les Kent sont de nouveau morts, Clark fait ses 1ers pas de super héros dans Métropolis sans costume, et il n’est pas en couple avec Lois Lane mais Wonder Woman…5 ans plus tard, ce nouveau Superman se sacrifie pour sauver le monde et l’original fait son retour, marié à Lois et papa d’un petit Jonathan, qui a les mêmes pouvoirs que son père et vit ses propres aventures avec son meilleur ami Damian Wayne….

De nos jours, la cote de Superman n’a pas baissé d’un iota et les comics continuent de mettre en scène son incessante quête de justice, aux côtés de films incarnés par des acteurs ayant grandement participé à sa renommée (Christopher Reeve pour ne pas le nommer). Et bien que certains lui reprochent sa quasi absence de faille – mis à part sa mort éclair contre Doomsday, rapidement oubliée – remettant ainsi l’éternel débat Clark Kent/Bruce Wayne, Superman vs Batman, il semblerait que notre superboy ne disparaîtra pas de sitôt.

Les acteurs qui ont interprété Superman au grand et petit écran

acteurs-supermanHenry CavillMan of Steel (2013) de Zack Znyder

Brandon RouthSuperman Returns (2006) de Bryan Singer

Tom WellingSmallville (2001-2011)

Dean CainLoïs et Clark : Les nouvelles aventures de Superman (1993-1997)

John Haymes Newton et Gerard Christopher dans Superboy (1988-1990)

Christopher ReeveSuperman (Richer Donner, 1978), Superman 2 (Richer Donner et Richard Lester, 1980), Superman 3 (Richard Lester, 1983) et Superman 4 (Sidney J. Furie, 1987)

Georges ReevesSuperman and the mole-men de Lee Sholem (1950) et Les aventures de Superman (1952-1958)

Kirk AlynSuperman (1948) et Atom Man vs. Superman (1950)

Les albums Superman à lire absolument

Superman : Red Son (2003) de Dave Johnson et Mark Millar

Kingdom Come (1996) de Alex Ross et Mark Waid

All-Star Superman (2013) de Frank Quitely et Grant Morrison

Superman : Identité Secrète (2007) de Stuart Immonen et Kurt Busiek

Les Saisons de Superman (2009) de Tim Sale et Jeph Loeb

Un Monde Sans Superman – La Mort de Superman, tome 1 (2013) de Jon Bogdanove, Tom Grummett, Jackson « Butch » Guice

Superman : Les Origines (2007) de Leinil F. Yu et Mark Waid

Superman : Terre-Un, tome 1 (2013) de Shane Davis et J. Michael Straczynski

Paix sur Terre – Superman (1999) de Alex Ross et Paul Dini

Le Dernier Fils –  tome 1 (2013) de Adam Kubert, Richard Donner et Geoff Johns

Genèse – Superman, tome 1 (2012) de Rags Morales, Andy Kubert, Gene Ha

Superman Anthologie (2013) – collectif d’artistes

Les Derniers Jours de Superman (2016) de Rick Veitch, Dave Gibbons, Curt Swan

Superman : Pour demain (2010) de Jim Lee, Scott Williams et Brian Azzarello

Marvel Comics : petite histoire de la Maison des Idées

Marvel Comics : petite histoire de la Maison des Idées

Spider-Man, les 4 Fantastiques, Les Avengers, les Gardiens de la Galaxie, Docteur Strange, Thor, Captain America et Iron Man ont tous un point commun : ce sont des héros Marvel. Qu’ils s’agissent des comics ou des des films de l’univers cinématographique marvel (MCU), ils ont été des modèles pour de nombreux lecteurs… Mais que savons-nous réellement de Marvel Comics ? Retour sur l’histoire de la maison d’édition que le fandom a surnommé la « Maison des Idées«  et qui a marqué tant de générations.

marvel comics : tous les super héros réunis

Les ancêtres de Marvel Comics : de Timely Comics à Atlas Comics

marvel-comics-couvertureTimely Comics était bien le nom de l’ancêtre de Marvel, fondé par Martin Goodman, éditeur de pulps américains en 1939. La première publication de la maison fut Marvel Comics #1 publié en octobre 1939 dans lequel apparaissent des personnages comme La Torche Humaine ou Namor le Prince des mers. En mars 1941 naît le premier super héros Marvel sous la plume de Joe Simon et Jack Kirby : il s’agit ni plus ni moins du célèbre Captain America. Celui qui va devenir une figure incontournable de Marvel, Stan Lee, est embauché pendant la même période en tant qu’assistant. Suite au départ de Kirby et Simon, Lee alors âgé de 19 ans devient rédacteur en chef de Timely Comics.

Malgré la fin de la guerre et le retour de la croissance économique, les ventes de BD chutent brutalement aux Etats-Unis. La concurrence de la télévision marque un coup d’arrêt à Timely Comics et oblige Goodman à renouveler son offre. C’est la raison pour laquelle il crée Atlas Comics au début des années 50 et exploite d’autres thèmes tels que l’horreur, l’amour, les monstres géants, les histoires de crime ou l’espionnage par exemple. Dans le même temps, Marvel tente de relancer les aventures de La Torche Humaine, Namor ou Captain America mais le public n’est pas convaincu et ces tentatives sont des échecs.

Il faut attendre 1961 pour que la mention Marvel Comics apparaissent sur la couverture des comics (Journey into Mystery #69). En octobre de la même année Lee et Kirby sortent Fantastic Four #1 , un numéro qui marque une véritable révolution dans le monde des comics et qui pose les bases d’une nouvelle méthode de création : la méthode Marvel. Stan Lee, en charge des publications de toutes les séries, s’inspire du Fordisme pour augmenter la cadence des publications. Il n’écrit qu’un résumé de l’intrigue que le dessinateur développe et découpe à sa manière. Stan Lee reprend les planches terminées pour ajouter les dialogues ce qui lui permet d’apposer son sceau sur quasiment toutes les séries de Marvel (ce que lui reprocheront certains dessinateurs comme Jack Kirby ou Steve Ditko).

Suite au succès des Fantastic Four, Stan Lee et Steve Ditko créent Spider-Man (aka Peter Parker). Ce nouveau super héros obtient un succès quasi immédiat auprès du public ! C’est d’ailleurs à cette époque-là que plus d’ampleur est donné au développement psychologique des personnages. Les lecteurs peuvent ainsi s’identifier aux super-héros qui, comme eux, ont leur faiblesse et leurs problèmes. Spider-Man en est l’exemple parfait : ce jeune héros malingre et rongés par les doutes gagne l’admiration des gens qu’il aide après avoir acquis ses pouvoirs. Ce succès ouvre une nouvelle ère pour Marvel Comics.

L’âge d’argent de Marvel Comics

Dans la lignée du succès des DC Comics, Marvel se préoccupe de sujets d’actualité tels que la guerre du Viêt-Nam au travers d’Iron Man par exemple. Fort de ces succès répétés, Marvel enchaîne les coups de maîtres grâce à des artistes comme John Buscema : Hulk, Thor, Ant-Man, Daredevil, la Panthère Noire, Captain Marvel, Docteur Octopus et Galactus dynamisent les ventes sur le long terme même si Spider-Man reste le grand favori des lecteurs. En 1968, Marvel vend plus de 50 millions d’unités dans la même année. L’historien des comics Peter Sanderson écrit dans les années 60 :

“DC était l’équivalent des grands studios hollywoodiens : après avoir réinventé brillamment le super héro dans les années 50 et 60, DC a dû faire face à une période artistiquement infertile à la fin des années 60. Il y a eu une nouvelle audience pour les comics à partir de ce moment et il ne s’agissait pas seulement des enfants, les lecteurs traditionnels. Le Marvel des années 60 était dans une certaine mesure l’équivalent de la Nouvelle Vague en France… Marvel fut pionnier en matière de storytelling et de création de nouveaux super héros, en développant des histoires sur des thèmes plus sérieux tout en gardant dans son giron les ados….”

 

Les années 70 et 80 : une période pleine de succès commerciaux

Marvel Comics : la couverture de Starwars vol 1

Dans les années 70, Marvel continue d’innover et aborde sa relation avec les lecteurs sous un nouveau jour. Stan Lee écrit des lettres mensuelles où sont présentés les scénaristes et dessinateurs et des conventions de fans sont lancées afin de rapprocher le public des équipes créatives. Sur le plan commercial, Lee décide d’exporter les comics en Grande-Bretagne et en 1970 il lance Captain Britain, “a British hero for British people”.
Cette période faste est également marquée par des succès critiques : la série Uncanny X-Men de Chris Claremont et John Byrne ou la relecture de Daredevil par Frank Miller en sont des exemples. L’univers de Marvel s’étend avec la mise en place d’arcs narratifs qui relie ses différentes séries (Secret Wars) et en lançant des comics pour les enfants ou adaptant des franchises cinématographiques comme Star Wars.

En 1981, Marvel rachète DePatie-Freleng Enterprises (studio de d’animation connu pour avoir créé La Panthère Rose et les Looney Tunes), ce qui lui permet de mettre en scène les aventures de ses super héros à la télévision. En 1986, Marvel est vendue à New World Entertainment qui revend la société au magnat de la finance, Ronald Perleman, pour 82,5 millions de dollars. Celui-ci côte Marvel en bourse en 1991 et diversifie les activité de la société en créant une division dédiée à la commercialisation de cartes de collection et de jouets. Cependant, des signes annonciateurs de la fin de cette époque dorée vont apparaître rapidement.

Des difficultés, avant un retour en grâce sur le grand écran

Le début des années 1990 est une véritable série noire pour Marvel. Le départ de 7 artistes majeurs et de mauvaises affaires ont conduit l’entreprise jusqu’à la liquidation judiciaire. Elle est rachetée en 1998 par Toy Biz qui redresse la barre et engage une vaste politique de transformation de l’entreprise : cap sur le 7ème art. En 1997, Men in Black rapporte presque 600 millions de dollars dans le monde, et connaîtra deux suites. Le premier X-Men au cinéma sort en 2000, suivi de Spider-Man en 2002 dont le succès pousse Marvel à persévérer dans cette voie. En 2009, Disney rachète l’entreprise évaluée à 4 milliards de dollars avec l’objectif de faire caracoler ses productions au sommet du box office, et écrit ainsi une nouvelle page de la saga Marvel.

Listes des éditeurs en chef de Marvel

  • Joe Simon (1939-1941)
  • Stan Lee (1941-1942)
  • Vincent Fago (par interim pendant le service militaire de Lee) (1942-1945)
  • Stan Lee (1945-1972)
  • Roy Thomas (1972-1974)
  • Len Wein (1974-1975)
  • Marv Wolfman
  • Gerry Conway (1976)
  • Archie Goodwin (1976-1978)
  • Jim Shooter (1978-1987)
  • Tom DeFalco (1987-1994)
  • Bob Harras (1995-2000)
  • Joe Quesada (2000-)