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The Mandalorian Saison 1 – Chapitre 3 : infos, résumé et anecdotes

The Mandalorian Saison 1 – Chapitre 3 : infos, résumé et anecdotes

Durée : 31 minutes | Genre : Action, Aventures, Science-Fiction | Diffusion : 15 novembre 2019

Réalisateur : Rick Famuyima | Scénariste(s) : Jon Favreau

Acteurs : Pedro Pascal, Carl Weathers, Werner Herzog, Omid Abtahi Omid Abtahi, Nick Nolte, Taika Waititi, John Beasley, Horatio Sanz Horatio Sanz, Tait Fletcher, Ryan Watson, Dmitrious Bistrevsky, Chris Bartlett, Brian Posehn, Emily Swallow, Misty Rosas…

 

Résumé

 

Piloté par le Mandalorian, le Razor Crest sort de l’hyperespace au-dessus de Nevarro. Le Mandalorien pilote le vaisseau avec l’Enfant dans son berceau. Le Mandalorien est contacté via un projecteur holographique par Greef Karga qui a reçu sa transmission. Il lui ordonne de livrer sa carrière directement au client. Karga ne se soucie pas de ce que le Client veut en faire, mais il dit que le Client est très inquiet. Il rappelle au Mandalorien le lieu de rendez-vous convenu au préalable. L’enfant ramasse une balle, mais le Mandalorien la lui enlève en lui disant que ce n’est pas un jouet. Il remet l’enfant dans son berceau avant d’emmener le vaisseau sur la planète en dessous.

Le vaisseau atterit dans l’astroport de la colonie et débarque avec l’enfant dans un berceau alors qu’un autre navire atterrit à proximité. Les deux hommes se déplacent dans les rues, passant devant des humanoïdes, des droïdes et des extraterrestres. Le Mandalorien ramène l’enfant à l’installation impériale et sont accueillis par le droïde gardien TT-8L/Y7 à qui le Mandalorien montre un disque comme preuve d’identité. L’Enfant réagit par surprise lorsque le droïde se rétracte.

Peu de temps après, deux soldats de l’armée impériale sortent de la maison et conduisent l’enfant et le Mandalorien au client et au docteur Pershing, qui sont ravis de le voir. Ce dernier scrute l’Enfant avec un appareil rouge vif et remarque que l’enfant est en très bonne santé. Le client dit au Mandalorien que sa réputation n’est pas injustifiée et promet le butin au gagnant : un conteneur contenant plusieurs barres de beskar. Le client fait remarquer que c’est “une prime si importante, pour un si petit paquet”.

L’enfant pleure alors que Pershing le conduit dans une pièce voisine. Lorsque le Mandalorien demande au Client quels sont ses projets pour l’Enfant, celui-ci répond qu’il est inhabituel qu’un de ses clients et de sa réputation pose une telle question, car le code de la Guilde des chasseurs de primes veut que de tels événements soient “oubliés” une fois qu’ils ont été livrés. Le Client dit que le beskar suffit à faire un beau remplacement pour son armure, mais qu’il est plus difficile de trouver un Mandalorien capable de le forger que de trouver l’acier.

 

Le Mandalorien traverse la place du marché et retourne dans le repaire souterrain de la tribu avec sa récompense. Les autres Mandaloriens le regardent avec silence et dédain. Il apporte le conteneur avec le beskar à l’armurière mandalorienne et explique qu’il peut être forgé de plusieurs façons. Le Mandalorien dit que son armure, endommagée lors de la mission sur Arvala-7, a perdu son intégrité, et qu’elle pourrait avoir besoin d’être reforgée. L’armurier dit qu’elle peut en forger une paire complète, qui serait en ordre pour sa station. Il dit que ce serait un grand honneur, bien qu’elle le prévienne que cela attirera de nombreux regards.Un grand Mandalorien nommé Paz Vizsla examine l’une des barres de beskar et conclut qu’elle a été forgée dans une fonderie impériale, d’après le symbole impérial. Il dit que c’est l’un des butins de la Grande Purge, et la raison pour laquelle ils vivent cachés, “comme des rats des sables”. L’armurière mandalorienne répond que leur vie secrète est leur survie, et que leur survie est leur force. Vizla répond que leur force était autrefois dans leur nombre et se lamente qu’ils se faufilent maintenant au-dessus du sol un à la fois. Il dit que leur monde a été brisé par l’Empire avec lequel ce “lâche” partage les tables.

Une petite altercation éclate entre le Mandalorien et Vizla ; ce dernier tente d’arracher le casque du Mandalorien, mais le Mandalorien riposte avec son couteau. Vizla dégaine également son couteau. La femme armurier répond que le beskar est revenu, car l’Empire est tombé. Elle leur rappelle que lorsque l’on choisit de suivre le chemin du Mandalorien, on est à la fois “chasseur et proie”. Elle demande comment on peut être lâche si l’on choisit ce mode de vie. Elle demande au Mandalorien s’il a déjà retiré son casque, et si d’autres l’ont fait, et il répond par la négative. Les Mandaloriens, dont Vizla, chantent “this is the way”.

L’armurière demande alors au Mandalorien ce qui a causé les dommages à son armure. Il répond que c’était un cor de boue, et la femme armurière lui répond qu’il a gagné le cor de boue comme sceau et qu’elle va fabriquer la nouvelle armure. Le Mandalorien refuse de le faire, car il ne s’agit pas d’une noble mise à mort, puisqu’il a été aidé par un ennemi. Lorsqu’elle lui demande pourquoi un ennemi l’aiderait au combat, il lui explique qu’il ne savait pas que c’était son ennemi.

Comme le Mandalorien a renoncé à un signet, l’armurier décide d’utiliser le beskar pour forger des oiseaux siffleurs. Le Mandalorien accepte et dit qu’ils devraient en réserver pour les enfants trouvés. L’armurier est d’accord et dit que cela doit toujours être ainsi. Elle ajoute que les enfants trouvés sont l’avenir, car “c’est ainsi qu’il faut faire”. Les autres Mandaloriens chantent également “car c’est la voie”. Elle place les barres de beskar à l’intérieur de la fonderie, où elles sont fondues.

La femme armurière explique que les oiseaux siffleurs sont une puissante défense contre de multiples ennemis. Elle dit aux Mandaloriens de les utiliser avec parcimonie, car ils sont rares. Alors qu’elle forge un morceau de poitrine de remplacement, le Mandalorien vit un retour en arrière des forces séparatistes, dont un vaisseau de combat droïde HMP et des droïdes de combat qui bombardaient sa ville natale lorsqu’il était enfant. Ses parents atteignent un bunker et le font descendre à l’intérieur avant de le sceller. Le Mandalorien se retrouve face à un super droïde de combat de la série B2. Le flashback se termine alors que le morceau de poitrine est forgé.

À la cantine de Nevarro, Karga réprimande un chasseur de primes nommé Saucer Head, qui a probablement échoué dans sa mission, et lui dit de partir. Peu de temps après, le Mandalorien entre dans la cantine, qui fait taire ses mécènes alors que tout le monde le regarde. Karga le salue et dit au Mandalorien que tout le monde le déteste, car il est une légende.

Lorsque le Mandalorien lui demande combien d’entre eux ont des foulards, Karga lui répond qu’ils sont tous là, mais qu’aucun n’a conclu l’affaire. Karga le félicite d’avoir remporté la plus riche récompense de ce parsec et l’invite à s’asseoir. Le Mandalorien enlève son blaster et s’assoit. Karga lui dit que les autres pèsent le beskar mais qu’il célèbre le succès du Mandalorien car c’est aussi son succès. Il se vante d’être riche et demande comment il peut montrer sa gratitude à son partenaire le plus précieux.

Le Mandalorien demande son prochain emploi. Cela surprend Karga, qui suggère au Mandalorien de prendre un peu de temps pour s’amuser et lui propose de l’emmener aux bains de guérison Twi’lek. Mais le Mandalorien insiste sur son prochain emploi. Karga accède à sa demande, car les chasseurs mandaloriens “aiment s’occuper”. Il leur dit que les cibles sont toutes éloignées, et lui dit qu’il peut choisir, puisqu’il a mérité son choix. Le Mandalorien opte pour un travail lointain, qui s’avère être celui d’un fils de noble Mon Calamar non identifié, qui n’a pas payé sa caution. Karga remarque que le Mandalorien se dirige vers les dunes océaniques de Karnac.

Avant de partir, le Mandalorien demande ce qu’ils vont faire de l’enfant. Karga dit qu’il n’a pas demandé parce que c’est contraire au code de la guilde. Le Mandalorien lui dit que les hommes ont travaillé pour l’Empire et lui demande ce qu’ils font à Nevarro. Karga dit que l’Empire a disparu et qu’il ne reste que des mercenaires et des seigneurs de guerre. Si cela le dérange, Karga dit au Mandalorien de retourner dans les Mondes du Noyau et de signaler l’affaire à la Nouvelle République. Cependant, le Mandalorien fait la sourde oreille et dit que c’est une “blague”. Karga dit au Mandalorien de profiter de ses récompenses, et d’acheter un camtono d’épices. Il lui dit qu’il aurait tout oublié à sa sortie de l’hyperespace.

Le Mandalorien monte à bord du Razor’s Crest et prépare le navire pour le décollage. Cependant, il voit la balle avec laquelle l’enfant jouait et la visse au levier. Cela l’amène à reconsidérer sa décision de remettre l’Enfant au vestige impérial et d’éteindre les moteurs du navire. Il retourne à l’avant-poste impérial et s’approche de la porte verte.

Le Mandalorien se dirige vers une allée voisine où il voit le berceau flottant de l’Enfant jeté dans une benne à ordures. Le Mandalorien prend position sur un toit voisin. Utilisant son trident pour écouter ses cibles, il entend le client dire à Pershing qu’il ne s’en soucie pas et qu’il doit extraire le matériel nécessaire à la hâte. Pershing proteste en disant qu’on lui a ordonné de ramener le matériel vivant. Le client lui dit de se dépêcher, car il ne peut plus garantir sa sécurité.

Le Mandalorien frappe à la porte verte et est accueilli par le droïde gardien. Cependant, le Mandalorien arrache violemment la tête du droïde, provoquant un court-circuit. Deux soldats d’assaut sortent pour enquêter. L’un d’eux dit à l’autre de vérifier le périmètre. Le Mandalorien plante un détonateur sur un mur voisin, qui fait un trou dans l’enceinte impériale.

Deux soldats d’assaut sortent pour enquêter, mais le Mandalorien leur tire dessus par derrière. Un autre stormtrooper entre dans le couloir et retrouve ses camarades tombés au combat, dont l’un a un trou de fumée dans la poitrine. Le Mandalorien l’assomme avec son blaster et lui tire dessus également. Il s’aventure plus profondément dans l’enceinte où il piège un quatrième soldat d’assaut avec son câble de grappin et le poignarde.

Il ouvre une porte et abat les deux stormtroopers à l’intérieur du laboratoire. Il trouve également le Dr Pershing. Le Mandalorien est sur le point de l’abattre, mais le Dr Pershing plaide pour sa vie. Le Mandalorien tire sur une unité d’interrogatoire de l’IT-O à la place. L’enfant est scanné dans une machine. Pershing plaide pour que le Mandalorien ne fasse pas de mal à l’Enfant. Le Mandalorien le jette au sol. Le Mandalorien lui demande ce qu’il a fait à l’enfant. Pershing répond que sans lui, l’enfant serait mort. Pershing plaide pour sa vie, mais découvre que le Mandalorien a quitté le laboratoire avec l’Enfant.

Le Mandalorien emmène l’Enfant dans une réserve. Plusieurs soldats entrent dans la réserve avec des lampes de poche attachées à leur armure, dans l’intention de le débusquer. Le Mandalorien se cache derrière les caisses et assomme un soldat d’assaut, qui lui avait dit d’abandonner, car il n’a nulle part où se cacher. Il assomme un deuxième stormtrooper avant d’en assommer un troisième.

Le Mandalorien et l’Enfant sortent de la réserve et se heurtent à un stormtrooper. Le Mandalorien et le stormtrooper échangent des coups de feu. Le Mandalorien l’abat puis lance son lance-flammes sur un deuxième stormtrooper, le brûlant. L’enfant détourne le regard pendant que cela se produit. Le stormtrooper carbonisé tombe au sol.

Le Mandalorien entre dans la salle de réunion avec l’Enfant, mais il est acculé par quatre autres stormtroopers, qui lui ordonnent de se rendre. Le Mandalorien leur dit que ce qu’il tient est très précieux, et baisse doucement son arme et l’Enfant. Ils ordonnent au Mandalorien de s’agenouiller, mais il déclenche des sifflements d’oiseaux qui tuent tous les soldats de l’assaut. Il sort de l’enceinte des vestiges impériaux.

Plus tard, à la cantine, plusieurs traqueurs sont activés, dont celui de Greef Karga. Le Mandalorien se promène dans les rues avec l’Enfant. Il est bientôt entouré par plusieurs chasseurs de primes armés. Karga accueille le Mandalorien à son retour et lui ordonne de poser le “paquet”. Le Mandalorien lui dit de s’écarter, car il retourne à son navire. Karga réitère son ordre de poser la prime, et peut-être le laissera-t-il partir.

Le Mandalorien dit que l’enfant vient avec lui. Karga dit que s’il se soucie vraiment de l’enfant, il mettra le speeder et discutera des conditions. Un droïde astromécanique R6, sur le speeder, tourne la tête. Lorsque le Mandalorien lui demande comment il sait s’il peut lui faire confiance, Karga lui répond qu’il est son “seul espoir”.

Le Mandalorien regarde l’Enfant qui dort, puis tire sur les autres chasseurs de primes, sautant sur un véhicule de transport de bagages. Une fusillade éclate, et le Mandalorien force le droïde astromécanique à conduire le véhicule. Le Mandalorien échange des coups de feu avec les membres de sa guilde et en abat plusieurs. Le droïde est bientôt touché et le véhicule s’arrête.

Les chasseurs de primes se jetent sur le Mandalorien, mais celui-ci utilise son trident pour incinérer deux chasseurs, dont le Rodian Chussido. Karga remarque que le Mandalorien possède une “arme impressionnante”. Le Mandalorien lance un ultimatum à Karga : il va le laisser partir avec l’Enfant, pour retourner à son navire. Mais Karga lance un contre-ultimatum : la guilde prend l’enfant, et s’il essaie de les arrêter, ils le tuent et lui arrachent les morceaux de son corps. Le Mandalorien refuse, et élimine plusieurs ennemis avec son trident et son blaster. Le Mandalorien parvient à repousser les chasseurs de primes pendant un certain temps avec son lance-flammes, mais celui-ci s’épuise rapidement. Le Mandalorien regarde l’Enfant avant de se préparer à son dernier combat.

Heureusement, plusieurs membres de la tribu, équipés de jetpacks, lui viennent en aide en éliminant plusieurs chasseurs de primes. Karga se rend compte que la bataille s’est retournée contre lui, et s’enfuit. Paz Vizsla lui dit de s’échapper pendant qu’ils le couvrent de leurs tirs. Le Mandalorien dit qu’ils devront relocaliser la communauté, mais Vizla dit que “c’est la solution”. Les Mandaloriens font écho à l’unisson.

Le Mandalorien monte à bord du Razor Crest, mais il est bientôt acculé par Greef Karga, qui lui dit qu’il a enfreint le Code des chasseurs de primes. Le Mandalorien libère du gaz tibétain pour tenter de l’aveugler. Le Mandalorien tire sur Karga avec son blaster et le fait sortir de son navire avant de décoller. Alors que le Razor Crest décolle, les autres Mandaloriens le couvrent de leurs tirs.

Karga survit à la blessure du blaster, car une barre de beskar a attrapé le boulon du blaster. Le Mandalorien fait voler son navire dans le ciel de Nevarro. Paz Vizsla vole à côté de son navire et le salue avant de s’envoler. Le Mandalorien lui fait remarquer qu’il doit se procurer un jetpack. L’enfant est assis sur ses genoux. Le Mandalorien lui donne une balle pour jouer avec – la balle qu’il avait dévissée plus tôt – avant de prendre l’écusson du rasoir dans l’espace.

 

Anecdotes

 

Le titre en VO de ce chapitre “The Sin” est aussi celui de deux épisodes dirigés par la réalisatrice canadienne Deborah Chow, qui a réalisé des épisodes de Mr. Robot, The Man in the High Castle, Better Call Saul, et de nombreuses autres séries télévisées. C’est un épisode visuellement saisissante qui suggère pourquoi Lucasfilm a mis entre ses mains l’intégralité de la série Obi-Wan à venir.

 

Pendant une seconde, il semble que Carl Weathers soit mort et la façon dont il dit “Mando !” est un vrai délice. Mais est-ce que le Mandalorien voulait le tuer ? Ou a-t-il placé le tir là où il savait que le Beskar le protégerait ?

Apparemment les Jawas vivent sur de nombreuses planètes de la Bordure Extérieure (the Outer Rim)

 

 

The Mandalorian Saison 1 – Chapitre 2 : infos, résumé et secrets de tournage

The Mandalorian Saison 1 – Chapitre 2 : infos, résumé et secrets de tournage

Durée : 31 minutes | Genre : Action, Aventures, Science-Fiction | Diffusion : 15 novembre 2019

Réalisateur : Rick Famuyima | Scénariste(s) : Jon Favreau

Acteurs : Pedro Pascal, Carl Weathers, Werner Herzog, Omid Abtahi, Nick Nolte, Taika Waititi, John Beasley, Horatio Sanz, Tait Fletcher, Ryan Watson, Dmitrious Bistrevsky, Chris Bartlett, Brian Posehn, Emily Swallow, Misty Rosas…

 

Résumé

 

Le Mandalorien passe avec l’Enfant dans un berceau flottant, il regarde autour de lui et dessine le blaster dans sa poignée. Il est alors pris en embuscade par plusieurs Trandoshans armés, qui brandissent des vibro-axes. Le Mandalorien riposte avec son trident et les soumet. L’un des assaillants tente de tuer l’enfant et le Mandalorien l’abat. Le Mandalorien voit un pisteur au sol. Plus tard, au crépuscule, l’Enfant regarde le Mandalorien qui tente de soigner une blessure à son bras gauche. Ayant pitié de son protecteur, l’Enfant tente de le toucher avec sa patte, mais le Mandalorien refuse son offre. Le Mandalorien tente de réparer une machine. Ayant pitié de l’Enfant, il l’enveloppe d’une couverture.

Le jour suivant, le Mandalorien et l’Enfant découvrent qu’un clan de Jawas récupère et pille le vaisseau. Après les avoir étudiés avec un télescope, le Mandalorien tire sur l’un des Jawas avec son blaster, provoquant leur dispersion. Le Mandalorien tire encore quelques coups. L’un des Jawas riposte et le Mandalorien l’abat. Les Jawas se retirent à bord de leur chenille de sable et le Mandalorien tire à l’arrière. Le Mandalorien grimpe sur une échelle de service du châssis de la chenille de sable. L’un des Jawas le repère et informe les conducteurs, qui manoeuvrent le chariot de sable le long d’une paroi rocheuse pour tenter de l’écraser. Le Mandalorien parvient à éviter la mort et s’accroche à la coque du chariot de sable. Les mâchoires lui lancent des débris et des objets. L’enfant suit le Mandalorien et les Jawas dans son berceau flottant.

Évitant les débris, le Mandalorien utilise un câble de préhension pour atteindre le sommet du chariot de sable. Les Jawas lui lancent des débris et il les esquive. Lorsqu’il atteint le sommet, les Jawas délogent la plate-forme autour de laquelle il avait attaché le câble de grappin. Cependant, le Mandalorien parvient à s’accrocher à la chenille de sable et jette un Jawa hors du véhicule. Lorsqu’il atteint le sommet, il est confronté à plusieurs Jawas armés qui lui tirent dessus à l’aide d’une bombe à ions, le faisant tomber par terre.

Plus tard, le Mandalorien se réveille et trouve l’enfant dans son berceau tout proche. Le Mandalorien et l’Enfant retournent à la crête du rasoir, qui a été dépouillée de ses câbles et de ses pièces. Il tente d’alimenter le navire mais les Jawas l’ont mis à nu et les ont échoués sur Arvala-7. Le Mandalorien et l’Enfant voyagent dans le désert, en marchant sur un plateau. Ils atteignent la ferme d’humidité de Kuiil où le fermier d’humidité Ugnaught répare un évaporateur d’humidité. Kuiil pense que le Mandalorien a péri et est surpris de le voir vivant. L’Ugnaught étudie l’enfant et s’étonne que ce soit la cause de toute cette agitation. Le Mandalorian confirme que l’objet était un enfant et Kuiil comprend maintenant pourquoi le client voulait qu’il soit livré vivant.

Le Mandalorian dit à Kuiil que son navire a été détruit et qu’il est bloqué ici. Kuiil souligne que les Jawas volent et ne détruisent pas Le Mandalorien dit que cela ne fait aucune différence pour lui et que les Jawas sont protégés par la “forteresse rampante” et qu’il n’a aucun moyen de récupérer les pièces. Pendant ce temps, l’enfant s’intéresse à une grenouille. Kuiil lui propose de faire du commerce avec les Jawas. Le Mandalorien pense qu’il est fou mais Kuiil lui répond qu’il a parlé. Les deux regardent l’Enfant avaler la grenouille en entier.

Les deux voyagent dans la nuit avec Kuiil à bord d’un blurrg qui dessine un aéroglisseur portant le Mandalorian et l’Enfant. Les trois s’approchent du clan Jawa le lendemain matin. Les Jawas accueillent Kuiil, qui parle leur langue, mais fait un affront à la présence du Mandalorien. Lorsque Kuiil remarque l’hostilité des Jawas envers le Mandalorien, ce dernier admet en désintégrer plusieurs.

Traduisant pour le Mandalorien, Kuil lui dit qu’il doit déposer ses armes. Le Mandalorien refuse car il prétend que les armes font partie de sa religion. Kuiil lui répond que s’il ne le fait pas, il ne pourra pas récupérer ses pièces. Le Mandalorien obéit à contrecœur. Kuiil convainc également le Mandalorien de laisser son blaster derrière lui. L’enfant regarde depuis le traîneau.

Les Jawas proposent d’échanger les pièces du vaisseau du Mandalorien contre son armure de beskar. Le Mandalorien refuse et échange des barbes avec les Jawas dans leur langue. Un des Jawas raconte qu’il ressemble à un Wookiee. Le Mandalorien perd son sang-froid et tente d’intimider les Jawas avec un lance-flammes. Cependant, Kuiil le retient et prend en charge les négociations. Comme le Mandalorien ne veut pas échanger son armure de beskar, il demande ce que le Mandalorien peut échanger d’autre.

Le chef Jawa propose l’enfant, mais le Mandalorien leur dit de s’en éloigner. Les Jawas délibèrent et un interprète dit à Kuiil et au Mandalorien qu’ils rendront les parties du Mandalorien s’il obtient l'”Oeuf” pour eux.

Les Jawas invitent le Mandalorien, Kuil et l’Enfant à monter avec eux à l’intérieur de la chenille de sable. La chenille de sable s’arrête près d’une série de formations rocheuses. Le Mandalorien et l’Enfant descendent et marchent à travers les formations rocheuses vers une grotte. Il se tient à l’extérieur de la grotte et sort son arme. L’enfant attend dans son berceau flottant pendant que le Mandalorien s’aventure à l’intérieur de la grotte. Il apporte une torche et voit plusieurs os. Le Mandalorien rencontre une grande créature dotée d’une grande corne frontale pointue et d’une peau laineuse constituée de végétation et de mousse.

Le Mandalorien se tient debout et se précipite pour recharger son blaster. La créature charge en avant et jette le Mandalorien puis repère le berceau flottant de l’Enfant et s’élance vers l’avant, mais l’Enfant l’esquive. Pendant ce temps, le Mandalorien, qui active son lance-flammes contre la créature qui se replie dans son antre, mais le Mandalorien s’y accroche avec une ligne de grappin. L’enfant aide le Mandalorien en utilisant la Force pour suspendre la créature en l’air. Cela donne au Mandalorien assez de temps pour lui enfoncer son couteau dans la tête et le tuer.

Le Mandalorien s’approche de l’enfant, qui est accablé par l’effort de la Force et s’endort dans son berceau. Le Mandalorien retourne dans la grotte du cor de boue et récupère un œuf dans la boue et la paille. Il se rend compte que l’œuf appartient au cor de boue qu’il a tué. De retour à la chenille de sable, Kuiil dit aux Jawas impatients d’attendre un peu plus longtemps. Les Jawas l’ignorent et rétractent leur chenille de sable, se préparant à partir. Juste à ce moment, le Mandalorien et l’Enfant reviennent avec l’œuf du cor de boue, Kuiil est heureux que ses amis aient survécu. Les Jawas sont excités et se précipitent pour recevoir l’Œuf du Mandalorien. Le chef des Jawa coupe le haut de l’œuf avec son couteau. Les Jawas se régalent du jaune d’œuf tandis que le Mandalorien détourne le regard.

Le Mandalorien parle à Kuiil, lui disant qu’il est surpris d’avoir attendu. Kuiil lui répond qu’il est surpris que cela lui ait pris autant de temps. Kuill, le Mandalorien et l’Enfant retournent à la crête du rasoir en traînant le traîneau qui est maintenant chargé des pièces récupérées du navire du Mandalorien. Kuiil demande alors au Mandalorien si l’Enfant dort encore ou s’il est blessé. Le Mandalorien ne pense pas que l’Enfant ait été blessé physiquement. Kuiil dit qu’il ne comprend toujours pas ce qui s’est passé pendant le combat du Mandalorien avec le cor de boue. Le Mandalorien ne l’admet pas non plus. Ils s’approchent de l’épave du Razor Crest.

Le Mandalorien pense qu’il lui faudrait des jours pour réparer l’écusson du rasoir sans une installation de maintenance adéquate. Kuiil aide le Mandalorien à réparer le navire, disant qu’il y a beaucoup de travail à faire. En travaillant ensemble, ils parviennent à réparer et à restaurer les systèmes et les pièces du navire.

Plus tard, le Mandalorien dit à Kuiil qu’il ne le remerciera jamais assez et lui propose de partager une partie de la récompense. Kuiil dit qu’il ne peut pas l’accepter parce que le Mandalorien est son invité et qu’il est donc au service du Mandalorien. Le Mandalorien dit à Kuiil qu’il pourrait utiliser un membre de l’équipage de sa compétence et lui propose de le payer grassement. Kuiil dit qu’il serait honoré mais qu’il a passé sa vie à travailler pour être libéré de la servitude.

Le Mandalorian comprend et remercie les Ugnaught. En retour, Kuiil remercie le Mandalorien d’avoir apporté la paix dans sa vallée avant de monter son blurrg. Avant de partir, il souhaite une bénédiction sur l’Enfant, espérant qu’elle apportera une belle récompense au Mandalorien. Il dit qu’il a parlé pendant que le Mandalorien regarde.

Le Mandalorien se dirige vers le cockpit avec l’Enfant. Il met en marche les moteurs du Razor Crest. En regardant de l’extérieur, Kuiil fait ses adieux alors que le navire du Mandalorien s’envole dans le ciel puis dans l’espace. Le Mandalorien surveille l’enfant endormi en silence pendant le vol. L’enfant commence à remuer dans son berceau et pleure.

 

 

Secrets de production

 

Réalisé par Rick Famuyiwa (The Wood, Dope) à partir d’un scénario du créateur de la série Jon Favreau, Chapter 2 : The Child“double les références occidentales tout en apportant d’autres influences. Il est rempli d’images saisissantes d’un homme (et d’un enfant) marchant dans un paysage désolé et rempli d’ennemis, mais aussi d’un monstre géant dans la lignée des autres bêtes de Star Wars inspirées par les créations en stop-motion de Ray Harryhausen. L’imagerie du dur à cuire et de la charrette de bébé fait également un clin d’œil à Lone Wolf and Cub, une série de mangas des années 70 très appréciée et très adaptée, qui raconte l’histoire d’un maître épéiste errant dans le Japon féodal à la recherche d’une vengeance, avec son jeune fils à sa remorque (et la voiture de son fils armée).

The Mandalorian Saison 1 – Chapitre 1 : infos, résumé et secrets de tournage

The Mandalorian Saison 1 – Chapitre 1 : infos, résumé et secrets de tournage

Durée : 39 minutes | Genre : Action, Aventures, Science-Fiction | Diffusion : 12 novembre 2019

Réalisateur : Rick Famuyima | Scénariste(s) : Jon Favreau

Acteurs : Pedro Pascal, Carl Weathers, Werner Herzog, Omid Abtahi, Nick Nolte, Taika Waititi, John Beasley, Horatio Sanz, Tait Fletcher, Ryan Watson, Dmitrious Bistrevsky, Chris Bartlett, Brian Posehn, Emily Swallow, Misty Rosas…

 

Résumé

 

Cinq ans après la chute de l’Empire, un chasseur de primes mandalorien collecte une prime après une échauffourée dans un bar et retourne dans une salle de guilde de son navire, le Razor Crest. Il rencontre le chef de sa guilde, Greef Karga, qui a pour la plupart des primes peu rémunérées qui ne couvrent pas les frais de voyage. Cherchant à obtenir une grosse prime, le Mandalorian accepte une mystérieuse commission pour laquelle Karga ne peut que fournir une adresse pour rencontrer le client, qui veut que les détails du travail soient privés.

Le client, qui utilise des stormtroopers impériaux comme gardes du corps, donne au Mandalorien une vague cible à ramener vivante. Les seules informations qu’il est autorisé à donner sont un âge (50 ans) et le dernier lieu connu. En échange, le client promet de récompenser le chasseur de primes avec une caisse de Beskar, un métal rare utilisé par les Mandaloriens pour forger des armures impénétrables. En recevant une seule barre de Beskar comme acompte, le Mandalorien rencontre l’armurier dans une enclave qui abrite des compatriotes mandaloriens. L’armurier, qui fait fondre le métal pour donner au Mandalorien un nouveau chaudron, dit que le métal a été recueilli lors de la Grande Purge et que l’excédent servira à financer d’autres enfants trouvés, comme l’a été le Mandalorien.

Le Mandalorien se rend sur la planète désertique Arvala-7 et rencontre un natif du nom de Kuiil qui veut l’aider à se débarrasser des criminels et des mercenaires qui habitent maintenant la région. Kuiil apprend au Mandalorien à conduire un Blurrg, car il n’y a pas de véhicules à vitesse de croisière pour traverser la région, et l’envoie là où se trouve sa prime. Une fois arrivé à la cachette, le Mandalorien est forcé de faire équipe avec le droïde de prime IG-11. Ils parviennent à débarrasser toute l’installation de ses gardes Nikto et découvrent que le chasseur de prime est une créature verte aux grandes oreilles. L’IG-11 prévoit de le tuer, mais le Mandalorien fait exploser le droïde pour protéger le bébé et sa prime.

 

Secrets de production

 

Disney a annoncé qu’une nouvelle série Star Wars en direct sortirait sur Disney+ le 12 novembre 2019. La série a coûté plus de 100 millions de dollars à réaliser, avec une moyenne de 15 millions de dollars par épisode. Le “Chapitre 1 : Le Mandalorien” a été réalisé par Dave Filoni. Il est connu pour son travail sur les séries Star Wars : La Guerre des clones et Star Wars Rebels. L’épisode a été écrit par le showrunner et producteur exécutif Jon Favreau.

En novembre 2018, il a été annoncé que Pedro Pascal avait été choisi pour jouer le Mandalorian, le protagoniste de la série. Après avoir rencontré Favreau, Pascal a d’abord pensé qu’il jouerait Boba Fett. Toujours en novembre 2018, il a été annoncé que Nick Nolte avait été choisi pour jouer la voix de Kuiil. Le 12 décembre 2018, il a été annoncé que Carl Weathers, Werner Herzog et Omid Abtahi avaient rejoint la distribution principale dans les rôles de Greef Karga, The Client et Dr Pershing, respectivement En décembre 2018, Emily Swallow a été choisie pour jouer The Armorer. Le 21 mars 2019, Taika Waititi a été révélé comme enregistrant une voix pour la série, supposée être le droïde chasseur de primes IG-88, mais qui s’est avéré être un nouveau personnage nommé IG-11.

Parmi les autres acteurs invités pour cet épisode, on trouve John Beasley dans le rôle du barman, Horatio Sanz dans celui de Mythrol Bounty,Tait Fletcher dans le rôle d’Alpha Trawler, Ryan Watson dans celui de Beta Trawler, Dmitrious Bistrevsky dans celui de Quarren Trawler, Christopher Bartlett dans celui du ferry-boat et Brian Posehn dans celui du pilote de speeder Brendan Wayne et Lateef Crowder sont crédités comme doubles cascadeurs pour The Mandalorian. Wayne avait travaillé en étroite collaboration avec Pascal pour développer le personnage Misty Rosas et Rio Hackford sont crédités comme artistes de performance pour Kuiil et IG-11, respectivement. “L’enfant” a été interprété par différents marionnettistes.

 

Anecdotes

 

Le Mandalorien utilisant son blaster à impulsion phasique sur un monstre marin est une référence à la séquence animée qui a introduit Boba Fett dans Au temps de la guerre des étoiles (1978), lorsque Fett a utilisé sa lance pour éperonner une créature marine.

La créature Blurgg est apparue pour la première fois à l’écran dans Star Wars : Les Aventures des Ewoks – La Bataille pour Endor (1985). Ils sont basés sur un concept artistique inutilisé de Phil Tippett, développé à l’origine pour les Tauntauns dans L’empire contre-attaque (1980). Les Blurggs ont été revus sur la planète Ryloth dans l’épisode La Guerre des clones – Star Wars : The Clone Wars : Liberty on Ryloth (2009) et dans l’épisode La Guerre des étoiles – Rebels : Les Héros de Hera (2016).

Kuiil mentionne un Mythosaure. Le symbole mandalorien qui orne leur quartier général est basé sur le crâne de cette bête légendaire.

De nombreux extraterrestres, droïdes, costumes et autres accessoires des récents films Star Wars sont réutilisés comme arrière-plan. Notamment, deux des Cloud Riders de Solo : A Star Wars Story (2018) peuvent être vus dans la cantine où le Mandalorien rencontre Greef Carga, toujours vêtus des mêmes habits. Il s’agit du Rodian nommé Chussido et du Melbu connu sous le nom d’Auromae Iselo.

Le Ferryman (Chris Bartlett) est de l’espèce Kubaz, le même que le mouchard Garindan vu dans Mos Eisley dans La guerre des étoiles (1977). Une partie des mêmes effets sonores vocaux du film original est réutilisée. Selon le concepteur sonore Ben Burtt, il a fabriqué ces sons en utilisant le bourdonnement électronique d’un synthétiseur mélangé à l’audio accéléré et traité de l’acteur John Wayne.

Dans la cantine de Greef Carga, un extraterrestre masqué connu sous le nom de “Chrome Face”, qui a été utilisé pour la première fois dans Rogue One : A Star Wars story, joue une partie de Sabacc avec un Wickwar au visage tentaculaire (nommé d’après Warwick Davis), qui est apparu pour la première fois dans Solo : A Star Wars Story.

Masters of the Universe, l’épopée inratable des années 80

Masters of the Universe, l’épopée inratable des années 80

Il y eut une époque où c’était la grande classe d’avoir une serviette de plage Musclor. Où Mattel avait imbibé le cerveau des petites têtes blondes avec des collections entières de jouets en plastique qui faisaient piquer des crises aux gamins (et à leurs parents) dans les rayons des grands magasins. Les Maîtres de l’Univers n’étaient pas une simple franchise dont Mattel a littéralement épuisé les réserves. C’était une sorte de mitraillette à héros bodybuildé avec laquelle les marketeux de chez Mattel tiraient sur l’intégralité des magasins : des cahiers de texte à la vaisselle en passant par les vélos et la moutarde.

Les moins de 25 ans n’ont pas la chance d’avoir dans leur boîte à jouets pour gamin un de ces bouts de plastoc qui pourtant à l’époque (et encore maintenant, on va pas se mentir) nous faisaient briller les yeux. D’ailleurs, on reste tous de grands gamins, parce qu’encore aujourd’hui on trouve sur eBay de vieux jouets Musclor se vendant à 20, 50 ou 100€ la figurine. Et encore, c’est bon marché. Parce que la figurine encore emballée de Musclor sur son tigre de combat est vendue 4500$ sur certains sites.

Musclor, avec sa plastique insoutenable et son carré court façon Sharon Stone, n’a plus grand chose à voir avec un sex-symbole. Il en reste cependant un symbole incontournable de la pop-culture. Et c’est des Maîtres de l’Univers dont on vous parle aujourd’hui, avec un oeil un peu critique mais surtout beaucoup de nostalgie.

 

Une histoire de jouets

 

En 1981, la société américaine spécialisée dans les jouets Mattel a déversé sur les magasins occidentaux des milliers, que dis-je, des millions de figurines en plastique criardes (et badass). Les grandes licences hyper lucratives type Star Wars ou Retour vers le Futur émergeaient à ce moment là, et comme l’heroic fantasy était à la mode, Mattel décida de marcher sur le succès de Conan le Barbare pour recréer un univers moins violent et moins adulte. Un nouveau barbare est né : He-Man, aka Musclor en France. Et avec lui des tas de personnages gentils et méchants, des accessoires, bref tout un univers à faire fructifier.

A coup d’études de marché sur des enfants intimidés, et d’actions marketing judicieuses (des comics de qualité glissés dans les blisters, un packaging réussi et des publicités régulières, bien ciblées et convaincantes), la gamme reçoit dès le départ un accueil hyper favorable. Mais la firme ne s’arrête pas là : profitant de l’abrogation de la loi américaine  interdisant la création d’une série basée sur une gamme de jouet, Mattel commande un dessin animé pour mettre en valeur ses petits bonhommes en plastique et alimenter la hype qu’ils tentaient de créer autour. Et c’est Filmation qui s’y est collé et qui a produit en 1983 la série mondialement connue. Avec elle, le monde des Maîtres de l’Univers devient de plus en plus complet : des tonnes de nouveaux décors, de nouvelles aventures, de nouvelles histoires sur lesquels la société va surfer pour ramasser un sacré paquet de pognon. Dépassant Barbie, les ventes de MOTU explosent sur la planète entière.

Voulant viser un public de plus en plus large, Mattel lance une gamme “petites filles” centrée sur l’histoire de She-Ra, la soeur de Musclor. Une nouvelle série toujours produite par Filmation est créée, faisant suite aux premiers épisodes de Master of the Universe et incluant les nouveaux personnages de la gamme “filles”. Beaucoup ont considéré She-Ra comme une bénédiction pour les petites filles des années 80-90 : enfin une héroïne puissante et indépendante à laquelle s’identifier, loin des poussettes et des barbies que la télévision essayait de vendre aux futurs mamans.

Mais laissons les réflexions terre à terre des adultes que nous sommes devenus pour nous rappeler la magie de ce prince à la force fabuleuse, levant son glaive et récitant cette réplique qui a marqué toute une génération.

“Par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute puissante !”

 

Je détiens le nanar tout puissant !

 

Pour tous les gamins pré-machouillés sans vergogne par Mattel, le film Masters of the Universe de Gary Goddard en 1987 était l’évènement à ne pas manquer. Hélas si ce film est resté dans les mémoirs, ce n’est ni pour son scénario passionnant, ni pour ses dialogues cultissimes (quoi que), et encore moins pour son jeu d’acteur convaincu et convaincant. Masters of the Universe c’est plutôt le blockbuster cheap fait par le studio de production Cannon (déjà bien connu des amateurs de nanar).

Gary Goddard, à grand renfort de kitsch des années 80, a réussi à perdre les adultes dans ce ton manichéen un peu trop puéril, et les enfants dans un scénario trop sombre et compliqué. Que reste-t-il, alors ? Et bien la folle passion des années 80 pour le “too-much” et la coupe mulet.

Et si l’on sent très bien l’influence du succès de la première trilogie de Star Wars et de Superman (à croire qu’ils n’ont changé que le titre du film tant le générique de début est une copie parfaite de celui de Clark Kent), les costumes à base de stormtroopers en collection automne-hiver passent moyen. En compagnie de ses camarades le Maître d’armes et Teela, Musclor fuit la planète Eternia récemment conquise par Skeletor et ses sbires. Grâce à un artefact au nom houleux créé par un ingénieur un peu illuminé, et parce que l’espace ça coûte cher dans un film, les joyeux compagnons traversent une sorte de portail cosmique et se retrouvent en Amérique. Poursuivis par les soldats de l’Empire (de Skeletor bien sûr), Musclor va devoir défaire tous ces gros méchants en direct d’un bled américain et en compagnie de toute sa nouvelle bande de potes, à savoir des teenagers lambda.

En partie parce que les acteurs les plus charismatiques sont ceux sous les gros masques en plastique et que le personnage le plus attachant est un flic américain, le film piétine tout ce que la série avait de magique et s’en trouve réduit à un nanar navrant, sur-promotionné et au budget astronomique qui donne mal au crâne (ancestral). “Les Maîtres de l’Univers” se voit au deuxième degré et plus, et fait pleurer le public et de rire et de frustration. Parce qu’en plus d’avoir sabordé la carrière d’acteur de Dolph Lundgren (l’interprète de Musclor), il a mis en lumière toutes les petites lacunes de la mythologie de MOTU et a rappelé que peut-être Mattel aurait dû en rester là. On attendait du space-opéra, on a eu du space-oh purée.

 

Netflix joue le jeu

 

En 2019, Netflix annonce la création d’une nouvelle série d’animation originale. Il s’agit de Masters of the Universe: Revelations, tirée de l’univers de MOTU premier du nom et produite par le studio Powerhouse Animation (le même studio que Castlevania). C’est Kevin Smith qui s’en charge (Silent Bob pour les intimes), en partenariat avec le producteur Robert David (Teenage Mutant Ninja Turtles).

Masters of the Universe: Revelations est annoncé comme un sequel de la série d’anthologie. Les fans vont être ravis ! 35 ans après, MOTU aura finalement une fin digne de ce nom. Pour l’instant pas de date de sortie annoncée, si ce n’est “courant 2020”. Et pour ceux qui mettent la charrue avant les boeufs, pas de seconde saison en route : Masters of the Universe: Revelation est une mini-série et l’on attend entre dix et treize épisodes. Mais pas plus d’information : la plateforme de streaming fait cette fois-ci bien des mystères…

 

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Concernant le scénario, toute la clique des héros revient sur Eternia botter les fesses de Skeletor. On retrouve donc pour ce sequel tant attendu Teela, Musclor, Orko, le Maître d’armes et le tigre de combat contre les classiques Skeletor, le Monstre et Démonia.

Du côté du casting, on reconnaît facilement les voix prêtées par les acteurs somme toute assez connus. Chris Wood pour Musclor, Sarah Michelle Gellar (Buffy de Buffy contre les vampires, mais ça vous le saviez déjà) pour Teela. On retrouve aussi avec plaisir quelques acteurs de Game of Thrones comme Liam Cunningham (Davos) prêtant sa voix au Maître d’Armes, ou encore Lena Headey (Cersei Lannister) en Démonia. La série se targue également d’avoir un Mark Hamill en Skeletor ! Que de beau monde.

Petite douche froide pour les fans de la première heure : la série se met au goût du jour, et abandonne ses dessins emblématiques pour le style d’animation japonaise que Powerhouse Animation maîtrise si bien.

On avait un peu peur que Musclor fasse une crise de la quarantaine violente en revenant sur le devant de la scène. Mais avec un Kevin Smith aux commandes et un casting en or, on est ne vous cache pas qu’on est rassuré. En attendant des nouvelles de Netflix, on révise nos classiques.

 

Les maîtres de l’univers de demain

 

Depuis des années Sony nous promet le retour de Musclor sur grand écran, et quelques 120 millions de dollars de budget pour nous en mettre plein la vue et offrir au héros un retour en force. Mais force est de constater que 6 ans plus tard, le film n’est toujours pas là. Le projet est passé de main en main, comme une chaise musicale où tous les réalisateurs et scénaristes se font des croches pattes pour pouvoir s’asseoir, et les derniers debout devront s’y coller. Un David Goyer en tant que scénariste, puis Alex Litvak and Mike Finch, qui ont passé la main à Jeff Wadlow en 2014, suivi de Christopher Yost qui reprend tout à zéro. Même parcours du combattant pour les réalisateurs. Et c’est seulement le début de la longue liste de tout le staff passé sur le projet. De même pour l’acteur principal Kellan Lutz (The Legend of Hercules), qui a finalement laissé la place à Noah Centineo, acteur de “To All The Boys I’ve Loved Before”.

 

 

Avec l’annonce des live actions de Barbie et Hot Wheels, on n’y croyait plus. Et pourtant, Sony annonce la sortie du film MOTU pour le 5 Mars 2021. Hélas, adieu le grand écran : le film sortira directement sur Netflix… et ce n’est peut-être pas plus mal, étant donné que la plateforme accueillera le sequel de Kevin Smith dont on vous parlait. Mais avec l’annonce de l’adaptation de Uncharted par Sony prévue pour Mars 2021 également, on commence à se poser des questions. Sans mentir, à quand le retour de Musclor ?

Pour ce qui est du scénario, le film se situerait avant les aventures de la série originale : on retrouverait les débuts de nos héros préférés sur la planète Eternia. La Terre y serait également mentionnée comme faisant partie intégrante de la mythologie MOTU, avec la révélation qu’Eternia aurait été colonisée par des astronautes par le passé. Encore une fois, aucune certitude, seulement quelques références de réalisateurs et scénaristes (qui ont tendance à s’enchaîner) sur leurs réseaux sociaux.

Visuellement ? Lorsque David Goyer faisait partie du projet, il s’amusait à teaser son futur public avec quelques publications et images bien senties. La plus connue et celle qui a fait le plus de bruit est une photo de lui-même en train de pointer du doigt ce qui ressemblerait à un concept art du film à venir. De même, ses derniers posts donnaient quelques informations concernant le potentiel esthétique du film et les technologies utilisées. Hélas, beaucoup ont été supprimées. Mais subsiste une représentation d’une armure hyper high tech et badass intitulée “Teela Battle Suit”. L’image donne une idée globale de l’esthétique du film, et avec un aspect sci-fi aussi prononcé, on attend avec impatience de voir comment le directeur artistique a géré l’anachronisme constant de l’univers, à savoir l’aspect futuro-féodal qui donnait son caractère singulier à la licence.

Malgré les réticences que peuvent apporter la gestion de projet chaotique du futur film, les images donnent l’impression que l’univers de Master of the Universe a été traité avec toute la considération qu’il mérite. Sans céder à l’euphorie ni au désespoir, on attend tranquillement que la machine s’accélère et qu’enfin le film sorte. Avec deux possibilités à la clé : soit un film qui fait honneur à celui de 1987 c’est à dire un nanar ridiculement décevant. Soit une oeuvre qui rende enfin justice à cet univers qui nous a conquis, et qui nous permette de nous laisser bercer par une douce nostalgie des années 80.

10 bonnes raisons de frissonner devant la série Dark

10 bonnes raisons de frissonner devant la série Dark

Sortie en décembre 2017 sur Netflix, Dark est la première production originale allemande sur la plateforme. Parce que la saison trois sort très prochainement et que la série vaut largement le détour, on vous explique en 10 raisons pourquoi celle-ci a tous les ingrédients pour vous faire frissonner.

 

Le récap

 

Laissons de côté les calembours sur la “Deutsche Qualität” pour voir dans Dark toutes ces particularités propres à la culture germanique.On parle ici de plusieurs siècles d’hommes de philosophie et de science, de théories qui ont façonné le monde. Friedrich Nietzsche comme Albert Einstein apposent leur sceau sur Dark, et ce dès le premier épisode avec cette phrase tirée d’une citation du physicien : « La distinction entre le passé, le présent et le futur n’est qu’une illusion tenace ».

Alors nous sommes prévenus : Dark est une histoire de temps. Si l’espace est figé, les années vont et viennent et l’on se retrouve très rapidement ballotés entre 2019 et 1986. Entre les deux époques, les liens deviennent de plus en plus évidents et profonds, et si au début ces mots peuvent sonner creux, effectivement, “tout recommence exactement comme par le passé”.

Et c’est entre ces fils ténus des différentes époques que l’intrigue de la série s’installe : une enquête policière sur des disparitions d’enfants, qui donne un petit goût d’Heavy Rain par l’ambiance malsaine et pluvieuse et la sensation qu’on ne nous dit pas tout. Mais en aucun cas banal, car très rapidement les paradoxes temporels et les disparitions s’entrecroisent si bien qu’on avance à taton et qu’à chaque découverte de nouvelles questions se posent.

Comme une sorte de huis clos en plein air, la série Dark se situe dans la petite ville de Winden, perdue comme dans le film Le Village au milieu d’une forêt sinistre. Et pour donner du relief, ajoutons derrière les arbres une centrale nucléaire crachant une fumée à la fois menaçante et mystique. On comprend rapidement que ces grandes cheminées effrayantes sont un élément fort du scénario : le traumatisme de Tchernobyl se fait sentir, et l’intrigue se situe quelques semaines seulement après l’accident qui a bouleversé l’Europe.

Quelque chose est pourri à Winden, comme en témoignent les oiseaux morts éparpillés sur le sol, les cadavres de moutons ou encore la forêt comme morte à certains endroits. Les secrets et les non-dits ne facilitent pas les choses dans cette petite ville isolée et pluvieuse, et tous les sentiers sombres ont l’air de mener à cette grotte qui semble avaler les gens et tous leurs secrets.

 

1) Tout est une histoire d’ambiance

 

Apparemment, nous n’avons pas été les seuls déconcertés par l’ambiance glauque de la série. Chose étrange : les créateurs ont l’air aussi interdits que nous ! Aussi, Jantje Friese déclarait : “On pensait avoir livré une histoire universelle sur la famille, les secrets, les passions et les regrets jusqu’à ce que les journalistes étrangers pointent du doigt une forme d’angoisse existentielle très germanique.”. Les créateurs nous ont envoyé un “Secrets et mensonges” version Allemagne torturée, et ça nous a donné de la SF fantastique et un thriller sur des enfants disparus. Et ce n’est pas pour nous déplaire.

Les créateurs de Dark ont un rapport intime à la série, puisqu’elle s’appuie sur une multitude de petits détails tirés de la vie des deux auteurs. Ainsi, Winden, petite ville allemande pluvieuse, est un condensé de toutes ces villes où Baran bo Odar a vécu tout au long de sa vie. Le thème de l’énergie atomique est un clin d’oeil à son père qui a travaillé toute sa vie en tant que chimiste dans ce domaine.

Tchernobyl a également été un traumatisme plus prononcé en Allemagne qu’en France. Les créateurs se confiaient : “Nous étions enfants et nous avons réalisé pour la première fois que l’apocalypse était possible. Nos parents nous disaient de ne surtout pas jouer dehors et d’éviter la pluie.”.

Une autre inspiration a été les contes des frères Jacob et Wilhelm Grimm du XIXème siècle. Blanche-Neige, Le Petit Chaperon rouge ou encore Hansel et Gretel : tous se déroulent dans les vastes forêts allemandes. Comme lieu de tournage de cette histoire inquiétante, une ancienne zone d’essais militaires de la République démocratique allemande près de Berlin, la Fahrtechnikakademie Kallinchen.

 

2) C’est beau, tout simplement

 

Pour les amateurs de belles images, Dark a ce qu’il faut pour éblouir par son obscurité. Si l’ambiance est malsaine et glauque, c’est notamment grâce à la photographie terriblement anxiogène de la série. On est très rapidement conquis par son esthétisme à la David Lynch, et le réalisateur travaille avec minutie la construction des plans, en s’appuyant sur divers procédés comme les effets de miroirs.

On retrouve également un peu du travail du photographe new-yorkais Gregory Crewdson, qui a la fâcheuse tendance à rendre de jolies maisons et jardins en quelque chose d’incroyablement dérangeant. Des images polaires, des couleurs froides, un aspect constamment mouillé et des décors particulièrement soignés donnent toute son allure à la série. Lui attribuant la qualification basique mais pas banale d’être tout simplement belle.

 

3) Une bande-son qui sonne bien

 

La musique vient parfaire cette ambiance inquiétante. Déjà, le générique du groupe allemand Apparat donne le ton. Le subtil mélange entre une BO signée Ben Frost et des morceaux pop donne à la série un charme particulier. Parfois, quelques petits pics de folie dans la bande son semblent relâcher la tension installée par les bruits inquiétants des violons.

En bref, une musique inspirée qui donne beaucoup à l’ambiance de Dark. Que ce soit dans les bruitages qui confèrent ce quelque chose de sinistre aux scènes, ou dans quelques morceaux bien choisis qui apportent une touche nostalgique et quelque peu dramatique.

 

 

4) Une SF biscornue mais convaincante

 

Si parfois les justifications ont laissé les spectateurs un peu sur la défensive, il n’empêche que Dark exploite le voyage dans le temps d’une façon plutôt réaliste. Les explications scientifiques tiennent la route, et l’on n’a pas l’impression de se faire prendre pour des imbécils. Les trous de vers se mêlent aux concepts philosophiques, à l’antéchrist et à l’ésotérisme, tout ça ponctué par la peur d’une énergie nucléaire que personne ne peut finalement contrôler. À l’image du temps.

Et pourtant ça tient la route. On se laisse submerger par les concepts savants et les débats des philosophes comme des physiciens. Avec en climax le concept de la causalité inversée qui donne toute sa profondeur à la série : le Passé qui influence le Futur, oui, mais l’inverse ? Là est toute la question.

 

5) Ça fait réfléchir, et on aime ça

 

Si vous avez l’habitude des séries américaines devant lesquelles déconnecter votre cerveau, les doigts encore tous gras de votre pizza 4 fromages, difficile d’apprécier Dark à sa juste valeur. Ici, comme au lycée, on prend des notes avec des stylos 4 couleurs pour se souvenir des noms, des histoires, des liens entre les personnages et entre les époques. Ça peut paraître barbant, que nenni, on adore résoudre les énigmes. Et comme pour un bon Night Shyamalan, on se rend compte à la fin de tous ces détails du début qui nous avaient échappés.

Dark fait partie de la famille du creusage de tête satisfaisant, bien loin de la frustration des énigmes sans solution. La série est exigeante envers ses spectateurs, mais sait largement récompenser les plus courageux et persévérants.

 

6) Ici aussi on adore les années 80

 

“Ayant grandi, nous aussi, dans les années 80, cette décennie est notre madeleine de Proust. Qui ne rêve pas de revisiter son enfance ?” déclarent les créateurs de la série. Et bien c’est le cas pour nous aussi, et pour beaucoup d’autres shows. On pense à ces playlists endiablées des Bee Gees et ces leggins fluos. Mais également à Stranger Things, corne d’abondance des passionnés des 80s.

La série américaine offre un melting pot de toutes les références des années 80 et gratifie le spectateur à coup de fan service et de clins d’oeil espiègles : elle sent bon l’enfance, les aventures à vélo, et les posters de nos films préférés de Steven Spielberg accrochés sur la porte de notre chambre.

Mais Dark va prendre le contrepieds de cette délicieuse nostalgie. On s’éloigne du fantasme des années 80, on ne retient pas seulement la pop-culture électrique mais également l’ambiance pas toujours joyeuse d’une Allemagne divisée, des petites villes reculées, et d’une guerre pas si vieille qui a traumatisé le pays. L’ambiance fluo laisse place à une vision sociologique crédible et beaucoup plus adulte. Sans pour autant nous frustrer totalement : on vous rassure, les références sont toujours là.

 

7) Un casting 100% allemand

 

Aux manettes de Dark : Baran bo Odar et Jantje Friese, couple au travail comme à la maison. Le duo a déjà écrit et réalisé Il était une Fois un Meurtre, puis Who Am I, qui ont eu du mal à dépasser les frontières allemandes (et c’est fort dommage). Mais Baran bo Odar rejoint le cinéma hollywoodien avec Sleepless, un remake du long-métrage français Nuit Blanche de Frédéric Jardin, sorti en 2011.

Les acteurs, tous allemands, interprètent avec justesse leur personnage, et l’on vous conseille vivement de regarder Dark en VO. Faites-nous confiance, les voix allemandes retranscrivent merveilleusement bien l’ambiance de la série et donnent toute leur profondeur aux acteurs.

 

8) Netflix à l’européenne

 

Depuis seulement 2 ans, la plateforme de streaming semble passer à la vitesse supérieure concernant les productions européennes. On glisse ainsi de 80 projets en 2018 à 153 projets originaux européens en 2019, avec une ambition croissante. Alors que Netflix avait en premier lieu visé son marché local, c’est à dire américain, la stratégie d’internationalisation semble redonner un coup de boost aux contenus (qui manquaient peut-être de ce quelque chose que l’on ne retrouve seulement que sur le vieux continent).

L’Europe semble se rebeller contre cette injustice, et demande à voir ses productions conquérir un public international. Et nous pouvons à présent découvrir les séries de nos voisins, avec des productions qui sentent bon les influences étrangères hors-Amérique. Avec la série allemande Dark, on retrouve également en haut de la liste la série française Marseille, ou encore La Casa de Papel, énorme succès espagnol qui est venu casser l’hégémonie d’une Amérique sur-représentée sur la plateforme.

 

9) Tout le monde est d’accord

 

On est d’accord, il vaut mieux se forger sa propre opinion avant de juger de la qualité d’une série. Mais on va pas se mentir, difficile de rester de marbre devant un tel succès. Dark a suscité l’enthousiasme de la critique et des foules, avec des notes particulièrement élevées sur les différents sites de notation : 8.7/10 (180 000 reviews)  sur IMDb, 94% sur Rotten Tomatoes, et chez les français 4.4/5 sur Allociné.

On aime être original et sortir des sentiers battus, mais une telle renommée pour une série allemande sortie d’on ne sait où, ça donne envie de lui donner sa chance. Et se lancer dans l’aventure Dark pour deux saisons, histoire d’enchaîner sur la troisième très bientôt..

 

10) C’est unique en son genre

 

La série Dark a été soumise à beaucoup de comparaisons pas toujours justifiées. Comme un besoin incessant de rapprocher la série allemande des grandes sagas américaines, on ne cesse de faire des parallèles.

Alors, oui, Stranger Things se déroule dans les années 80, et les personnages principaux sont des jeunes enfants et ados attachants, au jeu crédible. Mais cette comparaison assez grossière ne fait pas tout, et elle s’arrête là tant l’ambiance et la thématique sont différentes. Non, Dark n’est pas une pâle copie de la série américaine à succès, et selon ses créateurs ne s’en est même pas inspirée. On voulait vous prévenir, au cas où vous aviez dans l’idée une série européenne pas si originale.

Cependant, Dark se rapproche beaucoup du Twin Peaks de David Lynch. La série allemande s’inspire de ses mécanismes, et les ressemblances entre les deux villes sont frappantes : énigmatiques, perdues en pleine forêt, isolées, hors du monde. Dans ces deux villes évoluent des personnages tourmentés qui cachent de lourds secrets. De vieilles histoires de famille sont exhumées, et c’est dans cette ambiance glauque que la caméra insiste sur ces slices of life torturés.

Enfin, peut-on croiser un peu de Lost dans Dark ? Et bien forcément, la thématique du voyage dans le temps fait penser à la cultissime série de J.J. Abrams. La volonté de changer le cours des évènements en influant sur la temporalité renvoie bien évidemment à la série américaine.

En creusant un peu la thématique du voyage temporel et des caractères des personnages, les cinéphiles et sériephiles retrouveront surement d’autres références, voulues ou non. Mais Dark, pour toutes les raisons citées plus haut, est un phénomène unique en son genre, et vaut largement le détour. De notre côté, on regarde de nouveau les premiers épisodes en attendant la troisième et dernière saison qui sortira cet été 2020 sur Netflix.

Les séries à voir absolument en juin 2020

Les séries à voir absolument en juin 2020

Ce mois de juin est l’occasion d’upgrader son visionnage de série seul chez soi par “sur un canapé entouré de ses amis et devant une pizza”. Comme se tenir au courant des dernières sorties et visionner les dernières séries est un sport exigeant qui réclame de l’endurance et de la rigueur, on vous aide à vous tenir à la page.

Alors, quoi regarder en Mai 2020, qui sorte de l’ordinaire ? Voici le pire et le meilleur, sans le pire et avec beaucoup de meilleur.

 

Snowpiercer

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Prévue pour le 25 mai sur Netflix, la série Snowpiercer est une réadaptation du livre “Le transperceneige”. Si vous ne le saviez pas, cette BD parue en 1982 et créée par Jacques Lob et Jean-Marc Rochette est franco-française. Rien de bien étonnant ceci-dit, pour un pays expert du genre ! Souvenez-vous du “Voyage dans la Lune” en 1902 réalisé par Georges Méliès, le premier film de science-fiction au monde. Alors ce comic-book de SF post-apo fait honneur à la science-fiction française, qui n’a pas à rougir devant les autres pays à propos de ce style qu’elle maîtrise si bien.

Après un cataclysme climatique, les derniers survivants de l’espèce humaine sont rassemblés dans un train gigantesque condamné à rouler indéfiniment autour de la Terre. À l’intérieur se trame le stéréotype de l’injustice sociale propre à l’espèce humaine : dans les wagons dorés à l’avant du train vit l’aristocratie, puis on descend les échelons de la société jusqu’à la dernière locomotive réservée aux plus pauvres et aux plus démunis. Proloff, le héros, issu du dernier wagon, remonte peu à peu le train afin de comprendre les pourquoi de cette injustice, et les vraies raisons de ce voyage interminable.

En 2013, le réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho adapte la BD sur le grand écran avec “Snowpiercer”. C’est Chris Evans qui interprète le protagoniste principal, et ce après avoir enfilé pour la première fois la combi moulante de Captain America. Cette dystopie qui a enchanté la critique tout en divisant les foules, a été réinventée par la culture asiatique qui lui a accordé son humour et sa réalisation pointue. Et des scènes de combats génialissimes.

On attend beaucoup de cette nouvelle série de Josh Friedman avec Daveed Diggs, Jennifer Connelly, et Sean Bean (on espère qu’il ne mourra pas tout de suite).

 

Stargirl

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Le 18 Mai, le DC Universe nous envoie Stargirl, petit nouvelle girly de l’univers super-héroïque. Avec la fin de la huitième et dernière saison d’Arrow, on s’interroge sur l’avenir des spin-offs Batgirl, Batwoman, ou encore Legends of Tomorrow. Mais on vous rassure, la fin n’est pas au programme, et c’est au contraire quelques séries comme Superman & Lois et Stargirl qui pointent le bout de leur nez.

Le multiverse de DC (qu’on appelle aussi l’Arrowverse après le succès de la série éponyme) s’étoffe, et l’on attendait depuis un moment l’apparition de Superman dans les prochaines réunions des super-héros. Après un petit bazard dans le multiverse, il semblerait qu’à présent la totalité des personnages évolue dans la même dimension : les fans vont sûrement être ravis de voir les héros aller et venir dans les différentes séries.

Stargirl, belle-fille de l’ancien allié de Superman Luke Wilson, emprunte les objets cosmiques de son beau-père (la vilaine) et se découvre des pouvoirs qui vont l’aider à s’émanciper. Alors qu’elle connaît comme tous les jeunes de son âge les tourments du lycée, elle décide de rassembler un groupe de super-héros teenagers pour s’associer avec la Justice Society of America et combattre les méchants.

Courtney Whitmore (interprétée par Brec Bassinger) est déjà apparue dans Crisis on Infinite Earths aux Etats-Unis, un épisode spécial de l’Arrowverse. La voilà sur le devant de la scène pour attirer une nouvelle génération de jeunes téléspectateurs. On ferme les yeux et on prie très fort pour que la série soit au niveau d’Arrow et de Flash.

 

 

Upload

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Après les cultissimes Parks and Recreations et the Office, Greg Daniels revient sur le devant de la scène avec Upload. Alors est-ce que, comme certains disent, cette série à la croisée des chemins entre The Good Place et Black Mirror vaut le coup d’oeil ? Si vous êtes abonnés à Amazon Prime Video, on vous la conseille vivement.

Les acteurs, inconnus au cinéma mais chers au coeur des sériephiles, font du bon boulot. On retrouve ainsi Robbie Amell (The Flash, Code 8) et Andy Allo (Black Lightning, Chicago Fire) dans les rôles principaux. Chris Williams (Silicon Valley), Kevin Bigley (BoJack Horseman, Undone), Allegra Edwards (Briarpatch), Matt Ward (The Bold Type) et la comédienne de stand-up Zainab Johnson complètent le casting.

De quoi parle Upload ? Le talentueux et bellâtre Nathan meurt hélas bien plus tôt que prévu. Mais grâce à sa petite amie fortunée, celui-ci signe un contrat avec Horizons, lui permettant de s’uploader dans une sorte de paradis futuriste nommé Lake View. Complètement perdu et coincé entre la vie et la mort, Nathan attend que ses proches le rejoignent dans son simulacre de vie éternelle.

Visuellement, la série est très belle et l’ambiance tech parfois un peu malaisante est parfaitement retranscrite. La morale de l’histoire est bien amenée et pas du tout prise de tête, alors qu’on pourrait avoir peur d’un sujet de philo du BAC type “l’éternité vaut-elle le coup ?”. Au programme, une réflexion douce sur les rapports humains, une histoire d’amour touchante, des personnages insupportablement hilarants, et une belle caricature de notre société actuelle. Pas aussi métaphysique que The Good Place, pas aussi tortueux et sombre que Black Mirror, mais un Greg Daniels qui s’est complètement réinventé après ses sitcoms si chers à notre coeur, pour proposer une série fraîche et innovante qui sent bon le mois de Mai.

 

Marvel Future Avengers

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Avec l’arrivé de Disney + dans l’hexagone, des tas de séries produites par Disney et restées dans l’ombre arrivent sur le devant de la scène. Pour notre plus grand plaisir ! Alors qu’est ce que Marvel Future Avengers ? Un animé japonais dans l’univers Marvel, parce que c’est bien connu, les super-héros marchent très fort au pays du soleil levant.

La série suit les aventures de Makoto, un gamin énergique et impulsif, et une sorte d’airbender version super héros. Hélas, il tient ses pouvoirs de l’organisation terroriste Hydra, bien connue des habitués Marvel. Accompagné de ses amis Charade (Chloé) et Codec (Adi), eux aussi victimes des expériences un peu foireuses de l’Hydra, les trois jeunes vont ouvrir les yeux sur la vraie nature de l’organisation. Ils se rendent compte que les Avengers ne sont pas les monstres sanguinaires qu’on leur avait dépeints depuis leur plus jeune âge, mais des vrais héros qui ont risqué leur vie pour les sauver, les recueillir et les entraîner dans l’espoir d’en faire un jour leurs successeurs : Les Nouveaux Avengers.

Sous la tutelle d’Iron Man, Captain America, Thor, Hulk et Wasp (aka la Guêpe), Makoto et ses amis vont apprendre à utiliser leurs super pouvoirs pour faire le bien cette fois-ci. Contrairement à Bruno, le meilleur ami de Makoto, qui lui n’a pas eu la chance d’être sauvé par les Avengers. Le jeune cyborg d’une quinzaine d’années reste loyal à Hydra, et devient la némésis des trois adolescents.

Marvel Future Avengers, c’est aussi une histoire touchante d’adolescents perdus qui découvrent de vrais modèles à la figure paternelle, des liens forts qui se créent dans l’adversité, et d’un choix entre le bien et le mal qui peut inverser le cours des choses.

A partir du 22 Mai, on peut donc suivre les aventures de ces héros Marvel à la sauce japonaise, avec ce style coloré qu’on adore.

 

The Eddy

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Damien Chazelle, le réalisateur de La La Land et Whiplash, revient après la sortie de First Man à ses premiers amours, à savoir la musique. Il nous offre donc une mini-série dans l’univers enfumé d’une boîte de jazz, un verre de whisky à la main, et les oreilles pleines des airs langoureux de la chanteuse Maja (ex-petite amie du héros). Elliot Udo, protagoniste principal, autrefois célèbre pianiste de jazz new-yorkais, devient le patron de The Eddy, un club de jazz parisien un peu miteux. Mais en plus de devoir sauver son affaire, Elliot Udo devra gérer son associé et ami un peu louche Farid et verra débarquer à Paris son adolescente de fille Julie.

La série est une ode à la capitale française : tantôt luxueuse tantôt sale, tantôt colorée tantôt obscure. Sur des airs de jazz chaloupés et envoûtants, Paris se revêt de ses plus beaux atouts comme de son quotidien souvent solitaire et sombre. Damien Chazelle se joue le Jacques Demy version obscure et torturé, et son oeuvre en plus d’être une série fascinante se place comme un témoin du mal-être contemporain. Vieux fantômes du passé et secrets révélés aux grands jours marquent le quotidien du protagoniste principal, qui se démène dans son petit club à l’ambiance énergique et un peu subversive.

La série est divisée en 8 épisodes d’une heure chacun, tous centrés sur un personnage en particulier. Ce format un peu atypique et pas toujours bien reçu nous permet cependant d’entrer dans l’intimité d’un personnage, de sillonner sa vie, d’en comprendre les tourments, les erreurs, et les secrets. Damien Chazelle s’entoure d’un casting aux petits oignons, avec une petite préférence pour les acteurs français qui se mêlent si bien à l’ambiance parisienne : Leïla Bekhti et Tahar Rahim tiennent les rôles principaux, et sont accompagnés de Benjamin Biolay (Chambre 212), Alexis Manenti (sacré aux César pour son rôle dans Les Misérables), et l’artiste Sopico. Les acteurs étrangers ont aussi leur place puisque l’on retrouve André Holland (Selma, Moonlight), Amandla Stenberg (Hate U Give de George Tillman Jr.) et l’actrice polonaise Joanna Kulig (Cold War de Pawel Pawlikowski).

Le scénario est parfois un peu maladroit, pas très bien amené et un peu destructuré. Mais les personnages attachants et l’ambiance incroyable qui émane de l’oeuvre de Damien Chazelle nous ont charmés. Que vous soyez amateurs de jazz ou non, ce plongeon dans ce genre musical sensuel et obsédant donne un aspect contemplatif à la série.

Soit on aime, soit on déteste, mais il faut donner sa chance à cette oeuvre au caractère si particulier.

 

Hollywood

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Un plongeon dans les années 40, oui. Mais quel plongeon ! Sous ses airs jazzy de l’après-guerre, l’Amérique se relève et brille du même optimisme que le soleil après la pluie. Hollywood met en scène tous ces passionnés, ces rêveurs, ces bourgeons de stars qui ont fabriqué la nouvelle ère du cinéma. C’est dans ce contexte que le protagoniste Raymond Ainsley cherche le scénario qui bouleversera à la fois sa vie et toute l’industrie cinématographique. Entouré de jeunes passionnés, il partage son ambition avec Archie Coleman, un scénariste afro-américain. Ensemble, ils veulent révolutionner ce milieu plein de blessures et de non-dits.

Recréer l’industrie cinématographique, c’est aussi rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont contribué à construire ce monde. Ceux qui ont été brimé du fait de leur sexe, de leur couleur de peau, de tout ce qui les différenciait de ce qu’un grand du cinéma devait être à ce moment là. Ryan Murphy et Ian Brennan, les créateurs de la série, ce sont appuyés sur des faits historiques pour les romancer, les remanier, recréer l’Histoire et en fait quelque chose de plus proche de nos valeurs. Un travail de recherche énorme, qui nous perd entre la dure réalité et le fantasme de ce cinéma des années 40.

Le goût de Ryan Murphy pour la mise en valeur des minorités n’est plus à démontrer, et Hollywood ne fait pas exception à la règle. C’est même là toute la profondeur de la série. Prostitution, censure, homophobie, violence, misogynie, et tout ce que ce milieu scintillant cachait de plus sombre : tout y passe. Et pourtant la série est optimiste, lumineuse, parfois même naïve : on rêve, mais en gardant les pieds sur terre, et c’est ce qui lui donne toutes ses nuances.

Le thème émeut, fait rire, inspire et passionne les cinéphiles des premières heures comme les fraîchement convertis. Alors on se laisse porter entourés de ces décors sublimes, ces costumes, ces couleurs, au son de cette musique délicieusement vintage. On pousse les portes d’Ace Studios à la rencontre d’une des meilleurs séries de 2020.