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Ô toi issu de la génération 80-90, tu t’es sans doute senti un peu orphelin le jour où le Club Dorothée a tiré sa révérence. Le Club c’était Ariane, Corbier, Jacky et la délicieuse Dorothée, les hits série sur le minitel au 3615 mais aussi les shows cultes de notre enfance diffusés sur TF1. Alors, si on s’offrait une jolie madeleine de Proust en revivant les grands moments de cette émission 100% kitsch (mais qui nous tire quand même la larmichette de nostalgie) ?

 

Le concept

 

Tout commençait par un générique sur fond de musique techno années 80 et une police dorée aussi subtile que la permanente de mamie Thérèse. Après cette introduction ringardissime – mais qu’on ne loupait sous aucun prétexte – on arrivait sur le plateau de l’émission en compagnie de Dorothée et sa bande de copains, notamment le regretté chansonnier François Corbier (décédé en juillet 2018) qui, on l’espère, pousse la chansonnette au paradis des poètes. Pour la petite anecdote, on ne l’aurait probablement jamais connu si Jacqueline Joubert, ancienne directrice d’Antenne 2, ne l’avait pas repéré lors d’une représentation au Caveau de la République en 1982 !

Le Club Dorothée, c’était aussi une myriade de sketchs, jeux et chansons (le nez de Dorothée,  pour ne pas le citer) et la diffusion de nos dessins animés préférés. Pendant plus de 20 ans, la jeunesse de France s’agglutinait chaque matin devant le poste de TV, aussi ponctuelle qu’une horloge suisse. On se rappelle bien évidemment du Super Club Dorothée, ces rendez-vous du mercredi après-midi 100% musicaux en direct live. Mais ce qu’on adorait pardessus-tout, c’était son côté interactif : on nous demandait à NOUS téléspectateurs de choisir nos programmes et chansons préférés, via le Minitel (cet ancêtre) ou par voie postale…

Résultat : l’émission au départ timide a fini par faire flamber les écrans sur dix saisons, avec 22 heures d’antenne par semaine, atteignant parfois 40 heures durant les vacances scolaires ! Un record mondial à l’époque. La preuve, Antenne 2 a usé pas moins de 13 émissions différentes pour tenter de concurrencer son rival. Ça n’est pas faute d’avoir essayé….

 

Les dessin animés phares

 

Le Club Dorothée nous a fait découvrir des dessins animés inédits venus tout droit du Japon avec lesquels nous avons noué cette relation mi-amour mi-honte, j’ai nommé :

 

Dragon Ball

 

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Qu’on ose affirmer le contraire, Dragon Ball Z est LE plus grand manga de tous les temps. Il relate l’histoire de Son Goku (kamehameah quand tu nous tiens) et ses comparses Satan Petit Cœur et Krilin qui connaissent plusieurs évolutions leur permettant de battre le méchant Vegeta et autres ennemis jurés. En somme, leur objectif est d’exterminer tous les êtres démoniaques et criminels de ce monde, à base de battle de Super Saïan beaucoup trop chouettes.

 

Les Chevaliers du Zodiaque

 

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On a-do-rait suivre Seya et ses copains, ces adolescents ayant reçu une flopée d’armures extrêmement badass qui leur servaient à défendre la princesse Athéna. Et comment oublier ce mythique générique composé par le chanteur Bernard Minet ? S’ajoutait à cela un doublage (très) approximatif des personnages. Un joyeux capharnaüm quoi.

 

Princesse Sarah

 

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Princesse Sarah nous faisait à peu près le même effet que la mort de Mufasa. Oui, c’était bel et bien le dessin animé le plus triste que l’on s’infligeait à regarder tous les jours. En bref, Sarah était une petite fille anglaise qui avait perdu sa maman et que papa avait décidé de placer en pension car il était overbooké par son travail aux Indes. L’héroïne se retrouvait donc entouré de méchantes mégères et totalement exploitée. Un vrai conte de fées.

 

Ken le Survivant

 

 

De la castagne en veux-tu en voilà avec Ken le Survivant ! Le pitch ? Un héros qui frappe ses adversaires là où ça fait mal pour les faire exploser de l’intérieur. Mais tout ça pour la bonne cause : survivre dans un univers apocalyptique où la loi du plus fort règne en maître. Evidemment, pour ne pas perturber nos cœurs moelleux d’enfants, la série a été très largement censurée en France.

 

Olive et Tom

 

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Comme Olivier, on voulait nous aussi devenir le plus grand footballeur du monde et rencontrer tous les meilleurs joueurs du pays. Son BFF, c’était Thomas Price aux côtés de Ben Becker et Bruce Harper. Les acrobaties des frères Derrick nous aurons aussi valu notre dose de bleus à la récré à force de les imiter !

 

Nicky Larson

 

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Ça devait bien être la seule émission avec un tireur à gages en héros principal que nos parents nous laissaient regarder. Nicky Larson – un peu macho sur les bords – n’avait peur de personne et ne lâchait jamais sa cible pour défendre les jolies jeunes femmes en détresse (et souvent en petite tenue) contre les méchants brigands. On rigolait bien.

 

Tortues Ninja

 

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Ok, c’était pas au programme du Club Do’ mais n’empêche les Tortues Ninja nous ont vite donné envie de zapper sur FR3 pour suivre les aventures de nos amis Michelangelo, Leonardo, Raphaël et Donatello (et leur mentor, le rat Splinter). Ces 4 tortues fans de castagne et de pizzas nous faisaient chavirer à tel point qu’on réclamait sans vergogne à nos géniteurs ces ridicules figurines en plastique vert. Il n’empêche qu’on les a encore…

 

Tom Sawyer

 

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On ne rêvait que d’une chose devant Tom Sawyer : filer sur les rives du Mississipi rejoindre Tom et Huckleberry Fin, vivre des aventures dans le Grand Ouest et porter un chapeau de paille à jamais. Certes c’était un poil discriminant mais on était bien trop niais pour le comprendre à l’époque.

Oui on l’avoue, nous sommes allés voir Dorothée à Bercy en 94 et nous étions de fidèles abonnés au magazine (avec la carte de membre s’il vous plait). Merci au producteur de l’émission Jean-Luc Azoulay d’avoir fait voyager nos esprits ingénus, et vive le Club Do !